J'espère que certains des propos que le journaliste Philippe Ganier-Raymond vient de prêter à Louis Darquier de Pellepoix amèneront enfin le grand public à découvrir que les prétendus massacres en « chambres à gaz » et le prétendu « génocide » sont un seul et même mensonge, malheureusement cautionné jusqu'ici par l'histoire officielle (celle des vainqueurs) et par la force colossale des grands moyens d'information. Comme le Français Paul Rassinier (ancien déporté résistant), comme l'Allemand Wilhelm Stäglich, comme l'Anglais Richard E. Harwood comme l'Américain Arthur R. Butz (auteur de l'Imposture du XXe siècle ouvrage si remarquable qu'on ne parvient manifestement pas à lui répliquer), comme vingt autres auteurs, passés sous silence ou calomnie tout à loisir, je proclame ici comme je l'avais fait au colloque national Lyon sur « Églises et chrétiens de France dans la Seconde Guerre mondiale » (27-30 janvier 1978) : « Les massacres en prétendues "chambres à gaz" sont un mensonge historique.. » Hitler n'a jamais ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion. Je ne cherche à outrager ni à réhabiliter personne. Jusqu'à preuve du contraire, je pense avoir conduit mes recherches selon les méthodes de routine de la critique historique. Je suis prêt à tout débat sur la question « chambres à gaz » et du « génocide », à toute confrontation, à toute interview dûment enregistrée : cela, j'ai eu l'occasion de le déclarer par écrit à maintes autorités, à maintes publications (Tribune juive-hebdo, par exemple), à maints organes d'information depuis quatre ans, et je le répète ici aujourd'hui. La lumière ne viendra ni du « docu-drame » Holocaust. ni de la L.L.I.C.A., ni d'une nième levée de boucliers ; elle ne pourra venir que d'un examen, à armes égales, des thèses en présence. Pour ma part, j'aime la lumière.
[94] Au Monde personne ne cille. On connaît l'homme et on vit dans la terreur de le voir débarquer, cherchant à coincer un rédacteur dans un couloir pour le sermonner d'importance. Au Matin de Paris, on ne connaît pas l'affaire et la rédaction parisienne charge son correspondant à Lyon, Claude Régent, de prendre contact avec Faurisson. Ils se rencontrent, armés d'enregistreurs à cassettes, le 8 novembre au Sofitel. Selon la bande enregistrée, l'entretien débute ainsi :
R.F. : Il est bien entendu que je vous accorde cette interview à plusieurs conditions qui ont été précisées au téléphone. La première c'est qu'en fin de compte, il s'agira d'une interview écrite. Nous allons bavarder un peu aujourd'hui, et puis vous poserez des questions. Ces questions, je les enregistrerai par écrit. Et puis, je tâcherai de vous apporter une réponse demain. [] Cependant, pour le Matin, je vais poser des conditions à mon tour. Mes conditions sont les suivantes : c'est une publication in extenso, ou ce n'est pas une publication. C'est à vous de décider. A votre avis, je dois vous remettre une interview écrite de quelle longueur de pages ?
C.R. : Très courte. Je n'ai pas fixé dès aujourd'hui une longueur vraiment.
R.F. : Nous devons être bien précis sur ce point, elle doit être complète, ou elle ne passe pas. C'est-à-dire que, par exemple, si je vous remets soixante lignes dactylographiées, ce sont soixante lignes dactylographiées avec titres, intertitres.
C.R. : Je ne peux pas m'engager pour cela.
R.F. : Bien. Seulement vous pouvez vous engager de la façon suivante : je vous demande, d'ores et déjà, de passer tout, si bref ou si long que ce soit. Ou vous ne passez rien.
C.R. : le ne peux absolument pas prendre cet engagement, car ce n'est pas possible.
R.F. : Je ne veux pas d'une interview qui serait découpée, je m'y refuse absolument.
C.R. : On m'a demandé de venir vous voir, puisque vous avez écrit au Matin. Le Matin veut savoir ce que vous avez à dire. C'est tout, c'est aussi simple que cela. Moi je viens vous voir pour vous demander ce que vous avez à nous dire.
R.F. : Je vous ai répondu dans un premier temps que ce que j'avais à vous répondre, je le ferai par écrit. Et vous savez pourquoi : le sujet est très délicat. Je vous ai même dit que je voulais en la circonstance agir comme Mitterrand qui, a-t-il dit, ne donne d'interview qu'écrite. Il est évident que si je crains, n'est-ce pas, d'avoir à parler du sujet librement, si je veux que ce soit par écrit, c'est parce que je crains des déformations. La première des déformations que je puisse craindre, c'est celle d'un découpage, d'un raccourcissement. Eh bien, je n'en veux pas ! Je ne veux rien qui puisse déformer si peu que ce soit ma pensée. Le sujet est trop grave. Alors je comprends très bien, vous êtes très aimable, vous venez [95] me trouver, vous me dites que vous ne pouvez pas prendre cette responsabilité. Eh bien, je pense que si j'habitais Paris, j'irais voir votre responsable de la rédaction et que peut-être nous pourrions nous mettre d'accord. Peut-être pourriez-vous vous-même - c'est une suggestion que je vous fais - vous mettre à nouveau en rapport avec lui et lui dire : voilà ce qu'il en est. Le sujet est extrêmement grave, vous comprenez, ce n'est pas une affaire de chien écrasé.
C.R. : Je ne peux pas dire : « voilà, c'est en place », avant de savoir ce que vous allez dire.
R.F. : Ce n'est pas cela. Si vous m'avez bien suivi, ce n'est pas cela que je dis. Je dis que vous n'avez pas à décider par avance.
C.R. : Je peux vous dire par exemple, vous allez écrire sur deux questions précises, ce que l'on appelle en termes journalistiques un feuillet, disons une page dactylographiée, soit 25 lignes dactylographiées. Je ne peux absolument pas vous dire si ça se passera intégralement.
R.F. : Écoutez, ce que je peux faire, n'est-ce pas, c'est fournir de toute façon le texte. Vous avez bien compris. Ce que je demande, c'est de fournir de toute façon le texte. Et je dis : « Mais ce texte n'est publié que s'il est publié intégralement. » C'est à ce moment-là que vous décidez. Vous décidez sous bénéfice d'inventaire, vous ne décidez pas à priori. Quand vous aurez entre les mains ces trois pages dactylographiées, eh bien, à ce moment-là, vous prendrez votre décision, et ce sera tout ou rien !
C.R. : C'est-à-dire que vous fournirez d'abord le texte, et après on décidera si oui ou non on passe.
R.F. : Exactement, ce texte, étant bien entendu que ce texte sont vos questions et mes réponses. Et le titre est extrêmement important, n'est-ce pas. Vous allez voir pourquoi, je vous l'expliquerai tout à l'heure. Le titre, je veux en être responsable.
C.R. : Alors là, vous bousculez les usages.
R.F. : Eh bien, tant pis pour moi, je le regrette pour vous. Je bouscule souvent beaucoup d'usages comme cela. Le titre est une chose capitale, et le titre par exemple pourrait être insultant. Dans l'atmosphère de polémique qui se développe autour de cette interview du dénommé Darquier, tout est possible. Toute calomnie, toute médisance, toute déformation sont possibles, à commencer par le titre. Je pourrais vous donner des exemples de titres qui seraient purement scandaleux.
C.R. : Le titre, ce n'est pas la personne qui est interviewée qui décide du titre.
[...] Je m'appelle Robert Faurisson, je suis à demi-britannique. Pendant la guerre, étant enfant, j'étais surnommé l'Angliche et sur mon pupitre, je n'ai pas gravé le mot « liberté » comme Éluard, n'est-ce pas, nous invite à le faire. J'ai gravé « Mort à Laval », et j'écrivais comme cela, dès que je le pouvais, car j'étais courageux, « Hitler Dreck ». Je faisais un peu d'allemand, avec beaucoup de « résistance » à mes profs d'allemand, mais j'écrivais « Hitler Dreck ». Ça veut dire « merde ». Et puis, j'avais parmi mes camarades un dénommé Barbot ou Barberot que j'aimerais bien retrouver aujourd'hui, qui était pro-allemand, et qui s'était tout à fait réjoui le jour où j'ai dû dévisser mon pupitre, et aller faire racler ce pupitre où il y avait marqué « Mort à Laval ». Il s'était tout à fait réjoui, car ce jour-là, devant tous les petits camarades, on m'a fait honte de « vos Anglais qui courent dans le désert comme des lapins ». Vous savez, la phrase, je l'ai encore. Et ce Barbot ou Barberot peu de jours après le débarquement des Anglo-Américains en Afrique du Nord, quand les gens commençaient à sentir que ca tournait, est venu vers moi, m'a tendu la main, et m'a dit (excusez-moi, c'était le mot ; je crois me rappeler que c'était le mot) : « Cette fois-ci, ils l'ont dans le cul. » Je lui dis (mais d'abord j'ai refusé la main de Barberot, je suis raide hein !): « Mais de qui veux-tu parler ? » « Eh bien, des Boches. » « Comment ? Toi, Barberot, des Boches ? » Et le petit bonhomme m'a répondu, car nous faisions du latin, et je pense qu'il avait entendu cela la veille au soir de son père : « Errare humanum est; perseverare diabolicum. » Vous savez ce que cela veut dire : « l'erreur est humaine, la persistance dans l'erreur est diabolique ». Je suis persuadé que M. Barberot père est, par la suite, devenu grand résistant, grand faux ou vrai résistant, n'est-ce pas. Et jusqu'au bout j'ai été, je dois dire, pétri de cette haine qu'on m'infusait dans ma famille, qu'on m'infusait à la radio. Je ne pouvais non seulement pas voir Laval, mais Darlan, je ne sais pas pourquoi, bête noire, et puis ça a été comme cela jusqu'au bout, et je peux vous rapporter une autre réflexion qui n'est pas du tout à mon honneur, et que je vous donne. Je me trouvais en congé en août 1944 dans un petit village de Charente et qui s'appelle Lapéruse. J'étais accoudé à la fenêtre, et j'avais à côté de moi mon frère qui est un peu plus jeune ; et mon frère et moi, nous regardions passer dans la rue du village un type torse nu, et derrière un F.F.I. avec la baïonnette. Je me tourne vers mon frère, et je dis : « Mais qu'est-ce qu'on attend pour le buter ce salaud-là ? » Car il n'y avait pas besoin de me faire un discours, un signe. Puisqu'il était au bout de la baïonnette d'un F.F.I., c'était forcément un collabo. Un collabo était un salaud ; un collabo ça se descend. Voilà comment j'étais. Et je trouve qu'il faut être très dur dans la vie, au moment de la lutte, mais quand c'est fini (et le nazisme est mort, et puis, il est bien mort le 30 avril 1945 ; il ne faut pas me raconter d'histoire, et bien fini) l'hallali, l'hallali n'est pas mon fort. Moi je prendrais presque le parti du cerf. Voilà comment j'agis. Ça, c'est pour les choses sentimentales et politiques. Et pendant la guerre d'Algérie, je vais vous dire ce que j'ai fait. C'est une chose qui peut se vérifier. J'ai apporté ma cotisation au Comité Maurice Audin, oui, mais ensuite, j'ai défendu un camarade qui était soupçonné d'être O.A.S. C'est comme ça que chez les vrais Britanniques on réagit. Je sais que c'est un peu difficile à comprendre quelquefois. Et j'ai horreur que l'on crache sur un cadavre, et je m'interroge toujours sur les raisons pour lesquelles on crache sur un cadavre. Je trouve troublante cette unanimité à propos de l'affaire Darquier de Pellepoix. Darquier de Pellepoix, c'est le type même d'homme que ca m'aurait réjoui qu'on abatte pendant la guerre. Moi, je me suis réjoui quand j'ai appris que Philippe Henriot avait été abattu. Quand j'entendais dire à la radio anglaise, dont je buvais toutes les paroles : « 4000 tonnes de bombes sur Hambourg », je disais : « C'est formidable, mais pourquoi n'y en a-t-il pas eu 8000 ? » Quand les femmes, les vieillards, les enfants grillaient au phosphore, moi je trouvais ca très bien. Oradour (625 morts) m'indignait ; Dresde où il y [97] a eu probablement 135 000 morts, ville-hôpital, ville-musée, la Florence de l'Elbe, je trouvais cela normal, je trouvais cela très bien.
On ne retrouvera évidemment pas un mot de cet autoportrait dans l'article du journaliste. Faurisson entreprend alors d'expliquer la raison de ses recherches ainsi que ses conclusions. Le journaliste est choqué (on le comprend) et il commence à persifler (on le comprend moins) :
C.R. : Alors les gens qui étaient au Vel-d-Hiv, ils sont partis se promener, et ils sont tous revenus.
R.F. : Il faut que vous me posiez la question sur un autre ton.
C.R. : Vous voulez persuader qui, là ? Vous voulez prouver quoi ? Qu'il n'y a pas de juifs qui ont été déportés, qui sont
R.F. : Alors, je suis obligé de reprendre. Mais il faut d'abord que vous me parliez gentiment, sinon, je ne peux pas vous répondre. Que soit clair ! Sinon, nous nous arrêtons tout de suite. Alors, je dis ceci : je pense à propos des déportés, ce qu'en pensaient par exemple je ne voudrais pas citer de noms parce que ça va tout de suite aiguiller dans un mauvais sens. Voici ce que j'en pense. Regardez tout ce qui est vrai parmi les souffrances. Il y a le fait que des gens ont été persécutés à cause de leur origine, soit raciale, soit religieuse. Pour les uns ça a pu être cette chose, qui est un drame affreux : perdre son métier. Pour d'autres. internés. Pour d'autres, séparés de leur famille. Pour d'autres, déportés. Pour d'autres, déportés puis internés et, très loin de leur pays. travailler dans des conditions souvent très dures, souvent mal nourris. en proie à toutes sortes d'épidémies. Il y a eu des ravages formidables et dus au typhus à Bergen-Belsen, ces fameux monceaux de cadavres que l'on nous montre. Il y a eu toutes ces choses-là. Il faudrait d'ailleurs ne pas oublier aussi tous les faits de guerre, qui peuvent être que, un homme. par son action prend des risques, fait de la résistance. Il devient un combattant. Moi vous savez, j'aurais eu deux ans de plus. vous en faites pas, j'en étais.
C.R. : Vous aviez quel âge à moment-là ?
R.F. : J'avais 15 ans en 1944. Toutes ces choses-là sont vraies, sont suffisamment affreuses. Alors moi. qu'est-ce que je vais dire pour répondre à votre question (que j'aurais souhaité d'une façon moins agressive) ? Ce que je veux, c'est cette chose bien humble qui s'appelle la recherche de la vérité, et qui s'appelle l'exactitude, parce que je trouve que n'est pas beau, n'est pas beau de mentir, ça n'est pas beau. de fabriquer cette espèce de nazisme de sex-shop que vous voyez en moment, et depuis longtemps. La curiosité qu'on porte à Adolphe est une curiosité absolument malsaine. Pour moi. il ne m'intéresse pas plus. Adolphe que Napoléon Bonaparte, ni ses idées, ni sa personne. Staline n'était pas un dieu. Hitler n'était pas le diable, comme ça, tout d'un coup surgi. n'est-ce pas. Non ! Alors, qui m'intéresse, c'est ça, et je crois que je fais uvre saine.
C.R. : Alors est-ce que oui ou non, Hitler a-t-il tué des juifs ?
[98]
R.F. : Jamais Hitler n'a donné l'ordre de tuer. Et écoutez-moi bien, c'est important les mots que je vais dire ici, jamais Hitler n'a donné d'ordre de tuer des gens en raison de leur race, ou de leur religion. Qu'il ait dit, dix fois : « Les Juifs veulent notre mort, c'est nous qui aurons la leur »
C.R. : C'est déjà pas mal.
R.F. : Mais enfin, enfin
C.R. : Mais la « solution finale » ?
R.F. : La « solution finale », puisque vous me posez la question
C.R. : Si ça n'existe pas !
R.F. : La « solution finale » existe absolument.
C.R. : C'est quoi la « solution finale » ?
R.F. : La « solution finale » (Endlösung, Gesamtlösung) la solution d'ensemble, c'est faire que les Juifs soient déportés. D'abord à Madagascar. Vous savez que c'est ce qu'on a appelé le Madagascar Projekt. Et j'en ai le texte. Ensuite quand la guerre a été européenne, qu'il n'en a plus été question, à ce moment-là, ça a été : mettre les Juifs le plus loin possible de l'Europe, dans un coin là-bas ; en attendant, les faire travailler pour ceux d'entre eux qui peuvent travailler. Mais vous avez le propos, il est d'Hitler, si on fait cas du propos d'Hitler n'est-ce pas, (vous pouvez toujours me dire, Hitler raconte des histoires, mais enfin, s'il raconte des histoires dans un sens, en raconte-t-il dans l'autre ?). Hitler disant, n'est-ce pas : « Je les forcerai à fonder un État national » et cela, ça date si je ne m'abuse de septembre 1942.
C.R. : Alors qu'est-ce qu'ils faisaient dans ces camps, où ils mouraient, où ?
R.F. : Alors, dans ces camps, ils ne mouraient pas tous, puisque, n'est-ce pas, les associations quand même d'anciens déportés sont nombreuses. Alors, à ce propos-là, je voudrais vous dire une chose que j'ai perdue de vue en cours de route, et qui est très importante, c'est à propos du chiffre. Eh bien, voilà ! Vous connaissez donc le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Vous savez que c'est un service qui est rattaché directement au Premier ministre. Il est dirigé, si vous voulez, et les deux principaux responsables en sont M. Henri Michel et M. Claude Lévy. Or, une enquête a été entreprise sur la déportation, il y a très longtemps, plus de vingt ans je crois, pour, vous savez, ce que vous disiez tout à l'heure en ricanant : « Vous voulez les noms, etc. », eh bien, c'est un travail scientifique qu'ils ont entrepris département par département. Cette enquête, Monsieur, a été terminée en fin 1973. Vous n'en avez jamais vu paraître les résultats, et maintenant je vais vous dire pourquoi. Ce Comité publie en pages ronéotypées, et c'est de diffusion on peut dire confidentiel, un bulletin qui n'est pas à confondre avec la revue, la Revue de la Seconde Guerre mondiale, un bulletin, et dans ce bulletin voici ce que dit M. Henri Michel (alors, ce sont les numéros, je crois, 209 et 212, datés de janvier et d'avril 1974). Eh bien le « résultat d'ensemble de l'enquête » (qui a duré tant d'années, qui a fait travailler tant de gens) « ne sera pas publié », et la raison en est donnée, n'est-ce pas, « par crainte d'incidents avec certaines associations de déportés ». Autre formule : « Pour éviter les réflexions désobligeantes pour les déportés. »
[99]C.R. : Alors, il y a eu combien de disparus ?
R.F. : Vous revenez à cette question, à laquelle je vous dis que personnellement, je ne suis pas en mesure de répondre, mais je dis qu'il y a des gens à qui il faut poser la question, en leur demandant, n'est-ce pas, de publier les résultats de leurs enquêtes sur la France
« Monsieur Darquier de Pellepoix est un monsieur qui ne m'intéresse pas, c'est le type même de l'homme que toute ma vie je combattrai. »
[...] Mes étudiants vont lire le Matin. Malheureusement ils ne le liront pas, puisque moi je ne veux que de l'interview (n'est-ce pas, je l'ai bien précisé), l'interview écrite. Vous êtes bien d'accord ?
C.R. : Pas du tout !
R.F. : Comment ?
C.R. : Pas du tout, vous m'avez parlé, je ne vous ai rien dit au départ. J'utilise, c'est vous qui me l'avez dit.
R.F. : Non, non, vous m'avez dit, excusez-moi, vous m'avez bien dit que vous étiez d'accord sur le point suivant - ou alors ce serait extrêmement grave, Monsieur - que vous m'accordiez une interview écrite, je n'accepte pas oui, ça a été une conversation entre nous.
C.R. : Je ne l'ai pas dit, vous pouvez vérifier.
R.F. : Bon, écoutez Monsieur, vous êtes en train de me tromper et c'est très mal ce que vous faites, c'est très grave, vous n'avez pas le droit de faire ça.
C.R. : Je ne parlerai pas pour moi.
R.F. : Je vous en ai parlé en confiance, comme ça, entre nous ; ce que vous faites
C.R. : Vous croyez que je vais perdre moi, une heure à discuter avec vous, et ne pas faire d'article, non, c'est pas possible
Je ne donne d'interview qu'écrite. Votre journaliste en a été dûment prévenu, il s'est permis de tronquer et de lier bout à bout des fragments de mes écrits présentés au surplus comme ceux d'un antisémite.
Je ne m'intéresse ni au national-socialisme qui est mort et bien mort le 30 avril 1945, ni au néo-nazisme de nostalgiques, ni, surtout à l'envahissant nazisme de sex-shop colporté par les médias et même par les historiens officiels.
Quatre ans de réflexion sur la thèse de Paul Rassinier (authentique et courageux déporté résistant) et quatre ans de recherches personnelles y compris au Struthof, à Auschwitz, à Birkenau et à Majdanek m'ont convaincu que les « chambres à gaz » hitlériennes ne sont qu'une imposture ; [...] A supposer que les « chambres à gaz » n'aient pas existé faut-il continuer de le taire ou bien faut-il l'annoncer enfin, cette bonne nouvelle ?
Attendu que le directeur du Matin était en droit de refuser la publication d'une réponse dans laquelle l'auteur de l'article, accusé d'avoir tronqué et lié bout à bout des fragments des écrits de Faurisson, était ainsi mis en cause en termes insultants ; que par ailleurs, ce dernier abusait de ce droit en cherchant à imposer au journal la publication d'un écrit dans lequel il mettait l'accent sur l'« envahissant nazisme de sex-shop colporté par les médias et même par des "historiens officiels" », toutes considérations n'ayant aucun lien direct avec sa mise en cause par le journaliste.
Ne niez jamais ! Pour avoir nié, comme Paul Rassinier et vingt autres auteurs révisionnistes, I'existence des « chambres à gaz » hitlériennes, je me vois traiter depuis quatre ans par les plus hautes instances universi[103]taires, de « nazi », de « fou », de « Savonarole », de « jésuite », de personnage « nocif ». Or, avant 1974, j'étais non moins officiellement tenu pour un « très brillant professeur », un « chercheur très original », un homme doté d'une « personnalité exceptionnelle », un enseignant aux « remarquables qualités intellectuelles et pédagogiques » ; mes publications avaient « fait grand bruit » et ma soutenance de thèse en Sorbonne avait été jugée « étincelante ».Le 16 novembre 1978, un journal qui avait obtenu un entretien de M. Bernadet (président de mon université) publiait sur mon compte d'abominables calomnies en préface à un montage de « déclarations » que j'avais faites sur le mensonge des « chambres à gaz ». M. Bernadet faisait immédiatement placarder l'article et l'accompagnait d'une affiche invitant les chers collègues à venir signer à la présidence un registre de protestations contre mes « déclarations ». Pour sa part, il déclarait à un autre journal que mon « équilibre intellectuel » était peut-être « atteint » et qu'il ne pourrait plus assurer ma sécurité. Dans un communiqué, puis dans une conférence de presse, il dénonçait le « caractère scandaleux » de mes « affirmations », qui, par ailleurs, « ne reposaient sur aucun fondement sérieux et ne méritaient que le mépris ».
« Le problème des chambres à gaz #a »
ou « la rumeur d'Auschwitz »
Nul ne conteste l'utilisation de fours crématoires dans certains camps allemands. La fréquence même des épidémies, dans toute l'Europe en guerre, exigeait la crémation, par exemple des cadavres de typhiques (voy. les photos).
C'est l'existence des « chambres à gaz », véritables abattoirs humains, qui est contestée. Depuis 1945, cette contestation va croissant. Les grands moyens d'information ne l'ignorent plus.
En 1945, la science historique officielle affirmait que des « chambres à gaz » avaient fonctionné, aussi bien dans l'ancien Reich qu'en Autriche, aussi bien en Alsace qu'en Pologne. Quinze ans plus tard, en 1960, elle révisait son jugement : il n'avait, « avant tout » (?), fonctionné de « chambres à gaz » qu'en Pologne #b. Cette révision déchirante de 1960 réduisait à néant mille « témoignages », mille « preuves » de prétendus gazages à Oranienbourg, à Buchenwald, à Bergen-Belsen, à Dachau, à Ravensbrück, à Mauthausen. Devant les appareils judiciaires anglais ou français, les responsables de Ravensbrück (Suhren, Schwanhuber, Dr Treite) avaient avoué l'existence d'une « chambre à gaz » dont ils avaient même décrit, de façon vague, le fonctionnement. Scénario comparable pour Ziereis, à Mauthausen, ou pour Kramer au Struthof. Après la mort des coupables, on découvrait que ces gazages n'avaient jamais existé. Fragilité des témoignages et des aveux !
Les « chambres à gaz » de Pologne - on finira bien par l'admettre - n'ont pas eu plus de réalité. C'est aux appareils judiciaires polonais et soviétique que nous devons l'essentiel de notre information sur elles (voy., par exemple, l'ébouriffante confession de R. Höss : Commandant à Auschwitz).
Le visiteur actuel d'Auschwitz ou de Majdanek découvre, en fait de « chambres à gaz », des locaux où tout gazage aurait abouti à une catastrophe pour les gazeurs et leur entourage. Une exécution collective par le gaz, à supposer qu'elle soit praticable, ne pourrait s'identifier à un gazage suicidaire ou accidentel. Pour gazer un seul prisonnier à la fois, pieds et poings liés, les Américains emploient un gaz sophistiqué, et cela dans un espace réduit, d'où le gaz, après usage, est aspiré pour être ensuite neutralisé. Aussi, comment pouvait-on, par exemple à Auschwitz, faire tenir deux mille (et même trois mille) hommes dans un espace de 210 mètres carrés (!), puis déverser (!) sur eux des granulés du banal et violent insecticide appelé Zyklon B ; enfin, tout de suite après la mort des victimes, envoyer sans masque à gaz, dans ce local saturé d'acide cyanhydrique, une équipe chargée d'en extraire les cadavres pénétrés de cyanure ? Des documents trop peu connus #c montrent d'ailleurs : 1- Que ce local, que les Allemands auraient fait sauter avant leur départ, [105] n'était qu'une morgue typique (Leichenkeller), enterrée (pour la protéger de la chaleur) et pourvue d'une seule petite porte d'entrée et de sortie ; 2- Que le Zyklon B ne pouvait pas s'évacuer par une ventilation accélérée et que son évaporation exigeait au moins vingt et une heures. Tandis que sur les crématoires d'Auschwitz on possède des milliers de documents, y compris les factures, au pfennig près, on ne possède sur les « chambres à gaz », qui, paraît-il flanquaient ces crématoires, ni un ordre de construction, ni une étude, ni une commande, ni un plan, ni une facture, ni une photo. Lors de cent procès (Jérusalem, Francfort, etc.), rien n'a pu être produit.
« J'étais à Auschwitz. Il ne s'y trouvait pas de "chambre à gaz". » A peine écoute-t-on les témoins à décharge qui osent prononcer cette phrase. On les poursuit en justice. Encore en 1978, quiconque en Allemagne porte témoignage en faveur de T. Christophersen, auteur du Mensonge d'Auschwitz, risque une condamnation pour « outrage à la mémoire des morts ».
Après la guerre, la Croix-Rouge internationale (qui avait fait son enquête sur « la rumeur d'Auschwitz » #d , le Vatican (qui était si bien renseigné sur la Pologne), les nazis, les collabos, tous déclaraient avec bien d'autres : « Les "chambres à gaz" ? nous ne savions pas. » Mais comment peut-on savoir les choses quand elles n'ont pas existé ?
Abondance de preuves
M. Faurisson lance un défi : « Je défie quiconque de m'apporter le moindre commencement de preuve de l'existence d'une chambre à gaz » dans les camps de concentration nazis.
1.- « (...) quatorze ans de réflexion et quatre ans d'une enquête minutieuse (...) m'ont conduit à déclarer le 29 janvier 1978 aux participants d'un colloque d'historiens qui s'est tenu à Lyon que les massacres en prétendues "chambres à gaz" sont un mensonge historique. »
2.- « (...) La question est de savoir s'il est vrai ou s'il est faux que les "chambres à gaz" hitlériennes ont existé réellement. »
a) Ils avaient, de leur propre aveu, obtenu de la presse locale et, en particulier, du Progrès de Lyon, qu'on fasse silence sur les déclarations de R. Faurisson au colloque de Lyon de janvier 1978 ;
b) Ils savaient tous parfaitement que le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale (de MM. Henri Michel et Claude Lévy), comité directement rattaché au Premier ministre, chef du gouvernement, cachait depuis cinq ans le nombre véritable des véritables déportés de France.