L'édition originale en allemand, parue sous le titre Der Holocaust
auf dem Prüfstand, peut être obtenue auprès de Guideon
Burg Verlag, Postfach 52, CH-4009 Bâle (Suisse).
Pour toute commande de l'édition française : J. Colson,
Oude Baan 33, B-1653 Dworp (Belgique).
Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés
pour tous pays.
Du même auteur et chez le même éditeur : Der
Holocaust Schwindel.
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A Robert Faurisson et Wilhelm Stäglich, en souvenir de
notre rencontre des 20 et 21 septembre 1992 à Badenweiler
-- -----------------------------------
Et si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le Parti
-- si tous les rapports racontaient la même chose -- le mensonge passait
dans l'histoire et devenait vérité.
George Orwell, 1984
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Table des matières
Page
PréfaceIX
1.L'unique tabou1
2.Les révisionnistes2
3.Est-il concevable qu'on puisse douter de3
l'Holocauste ?
4.Les << historiens >> face au révisionnisme4
5.La répression se substitue au dialogue5
6.Pourquoi les exterminationnistes redoutent le7
dialogue
7.Les révisionnistes contestent-ils la persécution8
des juifs sous Hitler ?
8.Chambres à gaz ou pas, qu'est-ce que ça9
change ?
9.Qu'entendaient les nazis par << solution finale11
de la question juive >> ?
10.Les camps de concentration14
11.Les massacres du front de l'Est21
12.Pourquoi les puissances victorieuses ont-elles23
ajouté l'Holocauste et les chambres à gaz
aux atrocités allemandes réelles ?
13.L'image officielle de l'Holocauste24
14.L'absence de tout document sur l'Holocauste26
et les chambres à gaz
15.Le talon d'Achille des exterminationnistes28
16.Les chambres à gaz des États-Unis30
17.Le Zyklon B et les chambres de désinfec-31
tion allemandes
18.Trois témoins clés d'Auschwitz34
19.Les lois de la nature ont-elles été abolies39
de 1941 à1945 ?
20.Le Rapport Leuchter44
21.L'invisible éléphant48
22.Autres preuves51
23.L'Holocauste -- propagande de guerre52
24.Les fosses incandescentes d'Élie Wiesel54
25.Belzec ou le camp d'extermination fantôme56
26.Treblinka, une offense à la raison64
27.Majdanek : zéro, trois ou sept chambres à gaz ?68
28.Les chambres à gaz des camps de l'Ouest70
29.La genèse du mythe d'Auschwitz74
30.Hitler n'avait-il pas << annoncé >> l'Holo-78
causte ?
31.Le procès de Nuremberg79
32.Les procès des camps de concentration en83
Allemagne de l'Ouest
33.Frank Walus et John Demjanjuk88
34.Les récits des juifs << survivants de90
l'Holocauste >>
35.Où sont les millions de << disparus >> ?99
36.La dispersion103
37.Le chiffre de six millions103
38.La clé de la question démographique se106
trouve en Union soviétique
39.Quelques cas célèbres108
40.La réunion de famille des Steinberg114
41.Un Holocauste n'a pas suffi115
42.Le jugement de Robert Faurisson sur la116
légende de l'Holocauste
43.Les enjeux117
44.Pourquoi les responsables allemands et au-119
trichiens craignent-ils la vérité historique
comme le diable l'eau bénite ?
45.Pourquoi les gouvernants et les faiseurs120
d'opinion des démocraties occidentales ont-ils
intérêt à ce que le mythe perdure ?
46.Les raisons de la croyance générale à121
l'Holocauste
47.La fin du mythe de l'Holocauste nuit elle122
à la majorité des juifs ?
48.Pourquoi devons-nous venir à bout du mythe122
de l'Holocauste ?
49.La légende du siècle peut-elle survivre à ce123
siècle ?
50.Croire à l'Holocauste, c'est croire aux124
sorcières au XXe siècle
--Appendice :128
16 questions aux exterminationnistes
--Bibliographie133
--Note de l'éditeur (juin 1993)135
--Dernière minute (septembre 1993)135
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Préface
Ce livre est le condensé d'un ouvrage beaucoup plus vaste du même
auteur. Il traite des crimes nationaux-socialistes et de leurs séquelles.
De tous les crimes du nazisme, c'est le génocide des juifs, l' << Holocauste >>,
qui a engendré dans la conscience de l'humanité le bouleversement
le plus profond. La génération actuelle ne comprend pas qu'à
l'époque le monde se soit comporté en spectateur silencieux,
se rendant ainsi coupable de complicité.
Ce sont les procès des criminels de guerre qui, les premiers, ont
mis en lumière la dimension véritable de ces crimes atroces.
Les déclarations des témoins et les aveux des coupables ont
dévoilé un scénario de l'horreur qui a choqué
l'humanité. Les faits constatés grâce aux enquêtes
judiciaires et à l'administration des preuves ont été
si explicites que les tribunaux allemands actuels rejettent catégoriquement
toute proposition de prouver la non-existence des chambres à gaz
au motif que << les faits sont de notoriété publique >>.
L'Holocauste a marqué l'après-guerre sur le plan moral et
sur le plan politique ; tous les manuels sco--laires le présentent
comme un fait avéré. Des millions de gens se rendent en pèlerinage
sur ses hauts lieux (Auschwitz, Dachau, etc.) pour manifester leur consternation.
Pourtant, il ne cesse de s'élever des voix qui expriment des doutes
quant à la présentation officielle de l'histoire et mettent
en cause la fiabilité des sources utilisées.
Se pourrait-il que, en ce qui concerne l'Holocauste, des éléments
aient été négligés ? Serait-il possible
que ceux qui se sont penchés sur le sujet jusqu'ici se soient laissé
influencer par la prétendue notoriété des faits au
point de renoncer à vérifier une chose que les livres d'histoire
ont déjà fixée comme incontestable et intangible à
jamais ?
Tout bien considéré, des doutes sont-ils encore possibles ?
Offenseraient-ils par hasard le sens commun ?
Compte tenu des << innombrables preuves >> à
disposition, il devrait être facile de réfuter les arguments
des sceptiques.
Pourquoi craint-on un débat public avec les révisionnistes
sur l'Holocauste comme le diable craint l'eau bénite ?
Certains États ont promulgué des lois spéciales limitant
la liberté d'expression -- dans le seul domaine de l'Holocauste.
La [loi] muselière doit-elle par hasard suppléer à
la carence des arguments ? Qui peut avoir intérêt à
ce que l'Holocauste -- et lui seul en tant qu'événement historique
-- devienne tabou et soit soustrait à la recherche historique critique ?
Ne savons-nous pas que les processus historiques ne peuvent être appréciés
avec le recul émotionnel nécessaire et l'exactitude scientifique
convenable qu'après des décennies, parfois même des
siècles ? Les exemples ne manquent pas. Ce n'est qu'au cours
de la dernière décennie que l'aspect romantique de la fondation
de la Confédération [helvétique], qui nous raconte
la conquête des citadelles et l'éviction des tyrans, a été
relégué au royaume de la légende. Nous savons aujourd'hui
que cette présentation des faits avait pour but de créer un
mythe national au moyen d'un << endoctrinement d'intérêt
public >>.
De même, l'histoire la plus récente est apparue sous un jour
nouveau, grâce à une étude minutieuse des sources.
Des généraux comme le général Guisan et le générale
Wille, des conseillers fédéraux comme M. Pilet-Golaz
ont été rejugés. La recherche historique nécessite
une mise à jour (une << révision >>)
constante de l'image qu'on se fait de l'histoire. Depuis la publication
du journal de Goebbels, nous savons que Van der Lubbe a mis seul le feu
au Reichstag. La responsabilité du massacre de 4 000 officiers
polonais à Katyn (1940) fut imputée autrefois aux nazis ;
il est aujourd'hui démontré que ce fut Staline qui en donna
l'ordre.
Il n'est pas un sujet d'histoire qui ne puisse être discuté
publiquement -- excepté l'Holocauste !
Qu'adviendrait-il si toute recherche ultérieure et toute discussion
publique sur les personnes et événements historiques évoqués
plus haut étaient interdites sous peine d'une punition sévère ?
Avec quel sérieux peut-on écrire l'histoire si des << travaux
d'historiens >> de la première heure, bâclés
ou tendancieux, sont repris sans réflexion par les générations
d'historiens postérieures et si l'on se contente de se copier et
de se citer mutuellement ! Que faut-il penser d'historiens qui voudraient
priver le public de nouvelles connaissances sûres, pour des << raisons
de pédagogie populaire >>, parce que la version présentée
jusqu'ici, et qui ne correspond pas à la vérité, permet
d'étayer mieux la construction branlante de l'édifice idéologique ?
Peut-on trafiquer l'histoire pour conserver une conception politique du
monde ?
L'auteur de ce livre n'est pas un historien professionnel ; il a simplement
rassemblé les sources disponibles -- en particulier les déclarations
des témoins oculaires --, ce qui l'a conduit à des conclusions
irréfutables.
Les déclarations absurdes des témoins contredisent les lois
de la nature et la logique humaine. Pour ajouter foi aux descriptions des
témoins oculaires, il faut admettre que l'Holocauste constitue un
MIRACLE, car il est incompatible avec les lois de la physique, de la chimie
et de la technique. Ce << miracle >> doit-il donc
être érigé en dogme et soustrait à toute critique ?
Le projet de << loi antiraciste >> que le Conseil
fédéral a soumis au Parlement prévoit que toute critique
de la croyance en l'Holocauste sera punie d'amende ou de prison !
Nos idées doivent-elles être censurées et les non conformistes
poursuivis pour << délit d'opinion >> ?
Voulons-nous instaurer une Inquisition chargée de traquer les hérétiques ?
Bonjour Orwell !
Livrez-vous à une lecture critique de ce livre bien documenté,
afin de pouvoir forger votre propre jugement.
Écrivez à l'auteur si vous avez des questions ou des remarques
à formuler ; il sera heureux d'entamer avec vous un dialogue
constructif.
Artur Karl Vogt
------------- --------------
1) L'UNIQUE TABOU
Dans une société pluraliste, l'historiographie n'est
pas assujettie à la politique ; la libre recherche est garantie
tout comme la liberté d'opinion. Il s'ensuit que notre perception
des époques passées ne cesse de se transformer. De nouvelles
connaissances historiques nous contraignent régulièrement
à réviser nos opinions. Il est aussi parfaitement licite de
s'attaquer aux erreurs historiques en recourant aux méthodes des
sciences exactes.
Il n'y a pas si longtemps encore, il était entendu en Suisse que
c'était à la suite du serment du Grütli de 1291 qu'avait
été entreprise la << destruction des châteaux >>,
à savoir la prise d'assaut des citadelles habsbourgeoises. Toutefois,
des fouilles ont montré que nombre de ces châteaux ne furent
abandonnés que bien après 1291 ou l'avaient été
bien avant. La << destruction des châteaux >>
est donc, au moins partiellement, un mythe. Nous n'avons jamais entendu
dire que les historiens qui ont dirigé les fouilles aient été
traduits en justice pour << outrage à nos ancêtres >>.
La mise en doute par certains chercheurs de l'authenticité du << saint
suaire du Christ >> a soulevé une vive émotion
parmi les catholiques. Pourtant, là aussi, il y a recherche et débat.
Une seule période échappe au principe de la liberté
de recherche dans la société démocratique occidentale.
Quiconque met en cause la conception traditionnelle de cette période
risque des sanctions légales, la mise au ban de la société
et la mort professionnelle. Pour cette période-là, on substitue
à la pensée critique et à la libre recherche un dogme
imposé par l'État ; l'utilisation des méthodes
scientifiques est un péché : il s'agit des années
1941 à 1944 (voy. << Dernière minute -- fin septembre
1993 >>, ci-dessous, p. 135).
2) LES RÉVISIONNISTES
Les victimes de la répression et de l'exclusion sociale mentionnées
plus haut sont ces chercheurs que l'on appelle << révisionnistes >>.
Pour ce qui touche à la seconde guerre mondiale, cette expression,
prise dans son sens large, désigne les historiens qui contestent
l'opinion courante selon laquelle l'Allemagne et le Japon porteraient seuls,
ou principalement, la responsabilité de cette guerre ; dans
son sens étroit, elle s'applique à ceux qui mettent en cause
l' << Holocauste >>, c'est-à-dire l'extermination
systématique des juifs sous Hitler et l'existence des chambres à
gaz dans les camps de concentration nazis.
(N.B. : le mot << Holocauste >> dérive
d'un mot grec signifiant << brûlé tout entier >>
et évoque, dans le vocabulaire religieux juif, le sacrifice où
la victime était entièrement consumée par le feu ;
il s'est imposé dans le langage courant à la suite de la diffusion
du long métrage américain du même nom. -- Dans la suite,
nous entendons toujours par << chambres à gaz >>
les chambres à gaz homicides et non les chambres à gaz de
désinfection dont l'existence est incontestée. -- Dans le
présent ouvrage, qui ne revient en aucune façon sur la question
des responsabilités de la seconde guerre mondiale, l'expression << révisionnisme >>
revêt toujours le sens étroit de << révisionnisme
de l'Holocauste >>.)
Le fondateur du révisionnisme fut le Français Paul Rassinier,
socialiste, résistant et ancien détenu des camps de concentration
de Buchenwald et de Dora-Mittelbau. Après sa libération, Rassinier
écrivit Le Mensonge d'Ulysse, livre dans lequel il porte un
regard critique sur les récits des anciens détenus des camps
de concentration. Le titre se réfère au pieux menteur Ulysse
qui, en plus des cent tourments qu'il avait effectivement endurés,
en inventa mille autres, et fait allusion à la tendance humaine à
l'affabulation.
Si, dans Le Mensonge d'Ulysse, Rassinier était encore d'avis
que les chambres à gaz avaient vraisemblablement existé --
il n'y a pas de fumée sans feu --, il s'est progressivement convaincu,
au cours de ses vastes recherches, qu'il n'y avait pas eu de gazages ou
que, s'il y en avait eu, ils avaient été des cas isolés
dus à l'initiative d'une poignée de fous. Rassinier est mort
en 1967. Onze ans plus tard, en France, Robert Faurisson, professeur d'université
spécialiste de critique de textes, est le premier des révisionnistes
à démontrer les impossibilités physiques et chimiques
des chambres à gaz homicides ; c'est alors qu'éclate
l' << Affaire Faurisson >>.
Les révisionnistes ne sont encore actuellement qu'une petite minorité,
mais leurs rangs se renforcent et comptent, depuis 1988, le Britannique
David Irving, meilleur connaisseur d'Hitler et du IIIe Reich.
3)EST-IL CONCEVABLE QU'ON PUISSE DOUTER DE L'HOLOCAUSTE ?
Presque tout le monde croit à l'assassinat de millions de juifs sous
Hitler et aux chambres à gaz nazies. Des milliers de livres et des
centaines de milliers d'articles de journaux traitent de l'Holocauste, ainsi
que d'innombrables films. Et ce n'est pas tout : un certain nombre
d'accusés ont avoué l'existence des chambres à gaz
à l'occasion de leurs procès ! Comment peut-on donc persister
à nourrir des doutes face à ces preuves écrasantes ?
Permettez : on peut aussi, de cette manière, prouver qu'il existe
des sorcières. Durant des siècles, toute l'Europe a cru aux
sorcières. De gros livres, rédigés par des érudits,
ont cloué au pilori les pratiques impies des sorcières. Enfin,
de nombreuses sorcières ont avoué devant leurs juges que,
dans la nuit de Walpurgis, elles traversaient les airs à cheval sur
leur balai et qu'elles s'accouplaient avec le diable sur le Blocksberg.
Par conséquent, il existe des sorcières.
Est-il vraiment certain que, en quelques siècles, l'homme soit devenu
plus intelligent ? Tout un chacun, ou presque, aujourd'hui encore,
ne croirait-il pas aux sorcières s'il avait entendu dès sa
prime enfance d'épouvantables histoires sur leur compte et si les
médias évoquaient journellement leur conduite dissolue ?
4) LES << HISTORIENS >> FACE AU RÉVISIONNISME
Celui qui ne s'est pas penché spécialement sur le destin des
juifs sous le IIIe Reich et sur les camps de concentration
allemands souhaiterait peut-être assister à un débat
entre un révisionniste et un exterminationniste (c'est ainsi que
les révisionnistes appellent les tenants de la théorie de
l'extermination). Ce n'est malheureusement pas possible, parce que les exterminationnistes
ne sont pas ouverts à un tel débat. Alors que les révisionnistes
consacrent une grande partie de leur temps à lire les livres de leurs
adversaires et à examiner leurs thèses, les historiens officiels
se satisfont de phrases toutes faites et d'anathèmes.
Voici quelques-uns de leurs arguments :
- << L'Holocauste est un fait indiscutable. >>
-- Pendant des millénaires, on a considéré comme indiscutablement
établi que le Soleil tournait autour de la Terre.
- << Celui qui doute des chambres à gaz insulte les
victimes de la dictature brune. >> -- Faisons-nous vraiment honneur
aux 32 000 personnes qui ont péri au camp de concentration de
Dachau en portant leur nombre à 238 000 comme ce fut le cas
dans les premières années de l'après-guerre ?
<< Les révisionnistes sont des antisémites
et des nazis. >> -- Le socialiste et ancien déporté
Paul Rassinier était-il un nazi ? Certes, il est vrai qu'il
y a aussi quelques révisionnistes qui se réclament du national-socialisme.
Mais deux et deux font quatre, même si c'est un national-socialiste
qui le dit.
<< Les révisionnistes sont comparables à
ces gens qui prétendent que la Terre est plate. Avec eux, pas de
discussion possible. >> -- Il existe, en effet, des gens qui
croient que la Terre est plate. Mais, bizarrement, personne ne s'en émeut ;
personne n'aurait l'idée de les poursuivre devant les tribunaux.
Personne ne les prend au sérieux ; on les considère comme
des toqués inoffensifs. Pourtant, les révisionnistes ne sont
pas considérés comme des toqués inoffensifs ;
on les prend même mortellement au sérieux. Sinon, pourquoi
promulguerait-on contre eux des lois spéciales ?
5) LA RÉPRESSION SE SUBSTITUE AU DIALOGUE
L'année 1990 a vu l'adoption en France de la << loi Gayssot >>
qui menace en pratique ceux qui contestent l'extermination des juifs d'une
peine pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et jusqu'à
300 000 francs français d'amende. Une loi analogue, promulguée
en Autriche en 1992, prévoit l'incarcération jusqu'à
dix ans pour les négateurs de l'Holocauste. Dans d'autres pays, le
pouvoir s'appuie sur des notions élastiques comme l' << incitation
à la haine raciale >> ou l' << atteinte
à la mémoire des morts >>. Un texte de ce genre
doit être introduit en Suisse aussi, de par la volonté du Conseil
fédéral et du Parlement.
Les livres et les journaux révisionnistes sont interdits dans plusieurs
États. Le politologue allemand Udo Walendy, éditeur de la
revueHistorische Tatsachen, se heurte constamment à une censure
dépourvue de base constitutionnelle en RFA. On a réduit la
pension du juge Wilhelm Stäglich, auteur du livre Le Mythe d'Auschwitz,et on lui a retiré son titre de docteur ; pour ce faire,
on s'est appuyé sur une loi de 1939 concernant la dépossession
des grades universitaires, loi signée par Hitler en personne. Robert
Faurisson, qui est avec l'Américain Arthur Butz le chef de file des
révisionnistes, subit depuis 1979 d'incessantes tracasseries. Il
a perdu son poste de professeur de littérature française et
de critique de textes à l'Université de Lyon-II, parce que
l'université prétendait ne pas pouvoir assurer sa sécurité ;
les médias le traînent dans la boue et refusent de publier
ses mises au point ; les tribunaux le condamnent à de lourdes
amendes qui finiront par le ruiner ; sa famille vit constamment dans
la crainte. En 1989, les << antifascistes >> ont montré
qu'ils disposaient d'arguments frappants : trois hommes musclés,
membres du groupe des << Fils de la mémoire juive >>,
ont agressé Faurisson au cours d'une promenade et l'ont battu au
point de le laisser à moitié mort. Il a toutefois survécu
-- contrairement au révisiionniste français François
Duprat, professeur d'histoire, victime, en 1978, d'un attentat à
la bombe dans une voiture piégée.
Répression et terreur physique, pouvant aller jusqu'à l'assassinat,
se substituent au dialogue. Toute discussion ouverte est interdite par l'État
-- cela doit éveiller notre méfiance.
Pourquoi les chambres à gaz sont-elles défendues par l'Établissement
du << monde libre >> avec une frénésie
meurtrière ? Feraient-elles partie de l'héritage culturel
de l'humanité comme les Pyramides ou la Basilique Saint Pierre ?
Le monde serait-il moins beau s'il n'y avait pas eu à Auschwitz des
chambres à gaz dans lesquelles un million d'hommes, de femmes et
d'enfants juifs sans défense auraient été gazés
à l'acide cyanhydrique comme de la vermine ?
Qu'est-ce donc que cette vérité historique qui nécessite
la protection de la loi pénale ?
6) POURQUOI LES EXTERMINATIONNISTES REDOUTENT LE DIALOGUE ?
La raison pour laquelle le débat n'a pas lieu est facile à
concevoir. Depuis que l'Allemand Wolfgang Scheffler, qui se veut spécialiste
de la question de l'Holocauste, a consenti, en 1979, à discuter avec
Faurisson à la télévision tessinoise et que la discussion
a tourné à sa confusion, aucun exterminationniste renommé
ne veut prendre pareil risque, car la thèse généralement
admise, selon laquelle les Allemands auraient gazé des millions de
juifs, s'avère à l'examen impossible à défendre
face à un adversaire renseigné sur les faits.
On se demandera alors pourquoi la légende est maintenue et pourquoi
rares sont ceux qui connaissent les révisionnistes et leurs arguments.
En voici la raison : la diffusion des découvertes révisionnistes
est entravée par la censure la plus parfaite qui ait jamais existé
dans l'histoire, une censure dont personne, pour ainsi dire, n'a connaissance.
A qui profite cette censure ? Pour qui est-il nécessaire qu'elle
existe ? Comment est-elle manipulée ? Pourquoi y a-t il,
dans notre société prétendument libérée
des tabous, un grand tabou, à savoir l'Holocauste, au nom duquel
on peut aujourd'hui douter de tout, même du Père céleste,
de son Fils Jésus-Christ et du Saint-Esprit, mais pas des chambres
à gaz d'Auschwitz et de Treblinka ?
Nous examinerons toutes ces questions plus loin.
7) LES RÉVISIONNISTES CONTESTENT-ILS LA PERSÉCUTION DES JUIFS
SOUS HITLER ?
En aucune façon. A partir de 1933, les juifs ont été
de plus en plus fortement opprimés et privés de leurs droits ;
ils ont été poussés à l'exil ; ceux qui,
en 1941 et plus tard, se trouvaient encore sous domination allemande ont
été en grande partie envoyés dans des camps de travail,
parqués dans des ghettos, déportés vers la Pologne
et la Russie, et, simultanément, privés de leurs biens. Pendant
la campagne de Russie, des troupes allemandes, en particulier les << groupes
d'intervention >>, ont fusillé un grand nombre de juifs
-- il est impossible d'énoncer des chiffres exacts, mais on peut
estimer qu'il s'agit de dizaines de milliers de personnes.
Ces persécutions sont des faits historiquement démontrés.
En revanche, les allégations suivantes sont contraires à la
réalité :
a)Il y avait un plan d'extermination physique des juifs.
b)Il existait dans certains camps de concentration des chambres à
gaz destinées à la destruction d'êtres humains.
c)Cinq à six millions de juifs ont trouvé la mort sous la
domination d'Hitler.
Il est actuellement tout à fait impossible de déterminer exactement
combien de juifs ont succombé à la guerre et à la persécution
puisque la recherche n'est pas libre et qu'aucun historien indépendant
ne peut accéder aux archives allemandes, polonaises, russes et israéliennes.
En conséquence, on doit se contenter d'estimations. Rassinier était
d'avis que le nombre des juifs victimes des mesures de guerre et de persécution
dans la sphère d'influence d'Hitler avait été de l'ordre
d'un million. D'autres révisionnistes, comme Walter Sanning, dont
l'originale étude démographique The Dissolution of Eastern
European Jewry (Institute for historical Review, 1983) s'appuie presque
uniquement sur des sources alliées et juives, aboutissent dans une
mesure variable à des chiffres plus bas.
Plusieurs centaines de milliers, voire un million de juifs sont morts dans
les ghettos et les camps, principalement d'épidémies et d'épuisement,
sont tombés victimes d'actes de guerre et de crimes de guerre, comme
la destruction du ghetto de Varsovie et les massacres perpétrés
par les groupes d'intervention, ou ont péri dans des pogromes. Tout
cela est déjà bien assez tragique et il n'existe pas la moindre
raison moralement défendable de mutiplier le nombre des victimes
par six ou par douze et d'inventer des chambres à gaz.
8) CHAMBRES À GAZ OU PAS, QU'EST-CE QUE ÇA CHANGE ?
Parmi les objections fréquemment opposées aux révisionnistes,
on entend souvent dire que le nombre des juifs qui ont perdu la vie sous
Hitler est secondaire : une seule mort juive, c'est déjà
trop. L'existence ou la non-existence des chambres à gaz serait,
elle aussi, en fin de compte, contingente : qu'importe que les victimes
aient été gazées ou qu'elles aient succombé
dans les camps au typhus et à la faim !
Eh bien, si ! Le nombre des victimes est important ! La différence
qui sépare six millions de morts de cinq cent mille, c'est, pour
cinq millions et demi de personnes, toute la différence qu'il y a
entre la vie et la mort. De plus, cet argument des censeurs des révisionnistes
se retourne tout naturellement contre eux : peut-on demander poliment
pourquoi on s'accroche avec tant d'acharnement au chiffre de six millions
si le nombre est totalement dépourvu d'intérêt ?
De même, il nous est absolument impossible d'adhérer à
la thèse selon laquelle l'existence des chambres à gaz serait
d'importance secondaire. Ce fut, certes, un acte condamnable de la part
des Allemands que d'envoyer des masses de gens travailler comme esclaves
dans leurs camps, mais il y avait à cela une raison : il leur
fallait à tout prix de la main-d'oeuvre pour accroître leur
production de guerre et préserver ainsi leurs chances de remporter
la victoire. Les déportations massives de juifs, si inhumaines qu'en
aient été les conséquences pour les victimes, s'expliquaient
aussi par des considérations de sécurité militaire.
En fin de compte -- et c'est tout à fait normal --, il y avait beaucoup
de juifs dans les mouvements de résistance des pays occupés.
Le publiciste juif Arno Lustiger, qui, selon le Spiegel (ndeg. 7/1993,
p. 54), a survécu à plusieurs camps de concentration,
rapporte fièrement, dans la même livraison du magazine précité,
que les juifs représentaient en France 15 % de la résistance
militaire opérationnelle (alors qu'ils ne constituaient pas même
1 % de la population). Il en aura été de même dans
d'autres États. Les Américains ont interné leur minorité
japonaise pendant la guerre sur la base d'un simple soupçon !
La mort de centaines de milliers de prisonniers victimes d'épidémies
que les Allemands combattaient dans la mesure de leurs moyens, mais qu'ils
ne parvenaient pas à maîtriser, n'a rien à voir avec
une destruction délibérée. Les massacres perpétrés
sur le front de l'Est par les troupes allemandes, par les groupes d'intervention
notamment, trouvent leur équivalent dans d'autres guerres.
En revanche, l'assassinat cynique et de sang-froid de plusieurs millions
de personnes sans défense dans des chambres à gaz, s'il s'était
produit, n'aurait pu se prévaloir d'aucune nécessité
économique ou militaire ; on se serait alors trouvé,
sans l'ombre d'un doute, devant un crime sans équivalent dans l'histoire.
C'est pourquoi la question de l'existence ou de la non-existence des chambres
à gaz est en réalité d'une importance cardinale.
9) QU'ENTENDAIENT LES NAZIS PAR << SOLUTION FINALE DE
LA QUESTION JUIVE >> ?
Quand Hitler arriva au pouvoir en 1933, chacun savait qu'un farouche
antisémite avait pris la barre. Les tirades haineuses contre les
juifs constituent une part considérable du livre d'Hitler, Mein
Kampf, et, selon le programme du NSDAP, aucun juif ne pouvait prétendre
à la qualité de citoyen.
Les multiples tracasseries auxquelles furent exposés les juifs après
1933 avaient pour but de les pousser à l'exil. Pour favoriser l'émigration
des juifs, les nationaux-socialistes travaillaient en étroite collaboration
avec les milieux sionistes, qui avaient intérêt à ce
que le plus grand nombre possible de juifs s'établissent en Palestine
(on trouve, dans l'important ouvrage de Heinz Höhne sur la SS, L'Ordre
noir, Castermann, 1972, des informations sur cette collaboration aujourd'hui
le plus souvent occultée -- voy. aussi le livre de Maurice Rajsfus,
Des Juifs dans la collaboration (II) / Une Terre promise ?
(1941 1944), L'Harmattan, 1989).
Avant même qu'Hitler eût promulgué une seule loi antijuive,
les organisations juives des États-Unis, d'Angleterre et d'ailleurs
déclenchèrent une violente campagne de boycottage qui causa
à l'Allemagne un préjudice économique considérable
(elles publièrent notamment, en première page du Daily
Express du 24 mars 1933, une véritable déclaration
de guerre économique sous le titre << Judea declares War
on Germany >>). Comme les nazis ne pouvaient atteindre les instigateurs
de cette campagne, ils reportèrent leur fureur sur les juifs allemands
considérés par eux comme membres d'une puissance ouvertement
belligérante. L'intention des sionistes était d'inciter Hitler
à des mesures de répression antijuives de plus en plus dures,
afin d'activer l'émigration des juifs allemands vers la Palestine
(voy. Höhne, op. cit., et Edwin Black, The Transfer Agreement,
New York, Londres, 1984).
En 1941, date à laquelle l'émigration fut interdite, les Allemands
craignant que les juifs ne se mettent au service des Alliés (l'interdiction
ne fut d'ailleurs pas appliquée systématiquement), deux tiers
des juifs allemands avaient pris le chemin de l'exil ; ceux qui restaient
étaient en majorité des gens d'un certain âge. De même,
une grande partie des juifs autrichiens émigrèrent après
l'Anschluss, ainsi qu'une proportion considérable des juifs tchèques
après l'effondrement de la République tchécoslovaque
en 1939.
Après le début de la seconde guerre mondiale, le plan Madagascar,
qui prévoyait la formation d'un État juif à Madagascar,
parut entrer dans le domaine du possible. Mais Pétain refusa de céder
l'île et les Britanniques contrôlaient les voies maritimes.
C'est pourquoi Hitler décida de reporter à la fin de la guerre
le règlement de la question juive et, en attendant, d'évacuer
tous les juifs européens vers les territoires de l'Est.
C'est en 1941 que commencèrent les déportations massives ;
des centaines de milliers de juifs furent envoyés dans des camps
de travail ou expédiés en Russie -- la Pologne servait de
station intermédiaire. Cette politique s'appuyait sur les raisons
suivantes :
- Étant donné que presque tous les hommes en état
de porter les armes se trouvaient au front, les Allemands avaient un besoin
urgent de main-d'oeuvre ;
- Les juifs qui, cela va de soi, étaient unanimement du côté
des Alliés représentaient un risque ;
- La guerre offrait aux nazis une occasion favorable de procéder
à la << solution finale de la question juive >>.
Il ressort clairement de leurs documents que les nationaux-socialistes n'entendaient
pas par << solution finale >> l'extermination physique
des juifs mais leur installation à l'Est. C'est ainsi que Göring
écrivait à Heydrich le 31 juillet 1941 :
Complétant les dispositions de l'arrêté du 24 janvier
1939 vous chargeant d'apporter à la question juive la solution la
plus favorable selon les circonstances, par l'émigration ou l'évacuation,
je vous donne mission par la présente de prendre toutes les mesures
préparatoires nécessaires, qu'il s'agisse de l'organisation,
de la mise en oeuvre, des moyens matériels, pour obtenir une solution
totale de la question juive dans la zone d'influence allemande en Europe.
Tous les autres organes gouvernementaux doivent coopérer avec vous
à cet effet.
Je vous charge, en outre, de m'adresser sous peu un plan d'ensemble sur
les mesures préparatoires à prendre concernant l'organisation,
la mise en oeuvre et les moyens matériels nécessaires pour
réaliser la solution finale désirée de la question
juive (cité d'après Raul Hilberg, La Destruction des
juifs d'Europe, Fayard, 1988, p. 345.)
A la Conférence de Wannsee du 20 janvier 1942, lors de laquelle,
selon la thèse officielle, fut décidée l'extermination
des juifs, on parla en réalité de leur évacuation,
ainsi que le montre à l'évidence le procès-verbal (l'authenticité
du document est d'ailleurs contestée par certains révisionnistes
dont Stäglich et Walendy). Et l'un des participants à la conférence,
Martin Luther, du ministère des Affaires étrangères,
écrivait le 21 août 1942 dans un mémorandum :
Le principe de la politique allemande à l'égard des juifs
après la prise du pouvoir consistait à encourager l'émigration
juive par tous les moyens (...) La présente guerre donne à
l'Allemagne la possibilité et même le devoir de résoudre
la question juive en Europe (...) Sur la base de l'ordre du Führer
mentionné (...), on a commencé à évacuer les
juifs hors d'Allemagne. Il était logique d'inclure [dans l'évacuation]
les ressortissants juifs des pays qui avaient également pris des
mesures à l'encontre des juifs (...) Le nombre des juifs repoussés
vers l'Est de cette façon ne suffisait pas à couvrir là-bas
les besoins en main-d'oeuvre (document de Nuremberg NG-2586).
Les historiens officiels recourent à l'explication selon laquelle
les termes d' << évacuation >> et d' << émigration >>
n'auraient été que des mots de code désignant le << gazage >>.
En réalité, il est vraisemblable qu'un nombre de juifs dépassant
largement le million furent envoyés en Russie, conformément
à ce qu'indiquaient les documents allemands. En l'absence de toute
documentation écrite sur l'extermination des juifs et les chambres
à gaz, les exterminationnistes sont contraints d'interpréter
les documents relatifs à la déportation.
10) LES CAMPS DE CONCENTRATION
Le premier camp de concentration fut créé à Dachau
deux mois à peine après la prise du pouvoir par Hitler ;
d'autres suivirent. Avant la guerre, les camps n'avaient pas d'importance
économique. Ils servaient à isoler des gens que le gouvernement
national socialiste jugeait dangereux pour l'État. On distinguait
différentes catégories de détenus : les politiques
(<< rouges >>), les criminels (<< verts >>),
puis les << asociaux >> ou << noirs >>
(mendiants, vagabonds, prostituées), les << lecteurs de
Bible >> (c'est-à-dire les membres de sectes réfractaires
au service militaire) et les homosexuels (<< roses >>).
Jusqu'en 1938, on n'envoya des juifs dans les camps que s'ils appartenaient
à l'un de ces groupes. C'est en novembre 1938, après le meurtre
à Paris d'un diplomate allemand et la sinistre << Nuit
de cristal >>, que, pour la première fois, des juifs furent
internés massivement pour la seule raison qu'ils étaient juifs.
En outre, presque tous ces prisonniers, dont le nombre dépassait
30 000, furent très vite libérés. Le nombre total
des détenus (y compris les criminels !) oscillait avant la guerre
entre quelques milliers et quelques dizaines de milliers.
Après l'entrée en guerre, de nouveaux camps poussèrent
comme des champignons dans l'Europe dominée par l'Allemagne, du Struthof-Natzweiler
en Alsace à Majdanek dans la Pologne occupée ou << Gouvernement
général >>. Finalement, il y eut en tout 14 grands
camps de concentration et quelques camps plus petits. Il faut y ajouter
environ 500 camps dits << camps de travail >> comportant
chacun de quelques centaines à plus d'un millier de prisonniers.
Ces << camps de travail >> étaient rattachés
à des exploitations industrielles ; les travailleurs forcés
étaient fournis à ces dernières par les camps de concentration.
Les détenus morts dans les << camps de travail >>
figurent dans les statistiques des camps de concentration qui les avaient
mis à disposition.
Les camps ont donc joué un rôle essentiel dans l'industrie
de guerre. A Auschwitz, le plus grand des camps de concentration, on poursuivait
des recherches en vue de fabriquer du << Buna >>,
c'est-à-dire du caoutchouc synthétique, produit nécessaire
à la production des pneus et par conséquent d'une grande importance
stratégique. Au camp de Dora-Mittelbau, particulièrement redouté
en raison de conditions de travail d'une dureté inhumaine, on construisait
les fusées sur lesquelles Hitler comptait, encore en 1944, pour modifier
le cours de la guerre.
Les mauvais traitements subis par les prisonniers ne relevaient pas d'une
politique d'État, car le régime avait tout intérêt
à disposer d'une main-d'oeuvre aussi valide que possible. Vexations
et actes de cruauté n'en étaient pas moins monnaie courante.
Tout règlement est à la mesure des individus qui sont chargés
de l'appliquer et ce n'était certes pas l'élite de la société
qui s'annonçait pour servir dans les camps de concentration. Dans
beaucoup de camps, les pires brutalités n'étaient aucunement
le fait de la SS, mais bien des criminels, qui s'appliquaient à terroriser
les politiques. Des records d'inhumanité ont été atteints
au camp autrichien de Mauthausen.
Il est arrivé que des chefs SS pris en faute fassent l'objet de mesures
énergiques. Karl Koch, commandant de Buchenwald, fut collé
au mur pour corruption et meurtre ; Hermann Florstedt, commandant de
Majdanek de sinistre mémoire, fut pendu devant les détenus
rassemblés.
Selon une statistique établie par le général de la
Waffen-SS Oswald Pohl à l'intention d'Himmler, 110 812 prisonniers
des camps de concentration périrent entre le 1er juillet
1942 et le 30 juin 1943. Si les camps ne se vidaient pas, c'est que les
<< départs >> étaient constamment compensés
par des << arrivées >>. En août 1943,
le nombre total des déportés se montait à 224 000,
un an plus tard --sans tenir compte des camps de transit -- à 524 000.
La plupart des décès étaient imputables aux épidémies.
Le typhus exanthématique, variété de typhus transmise
par les poux, était particulièrement redouté. On utilisait
entre autres, pour combattre la vermine, un insecticide du nom de Zyklon B,
que les exterminationnistes ont plus tard transformé en moyen d'extermination
d'êtres humains.
Abstraction faite des derniers mois chaotiques de la guerre, la pire période
des camps fut l'été et l'automne 1942. Pendant ces mois-là,
à Auschwitz, le typhus tua parfois plus de 300 personnes par jour.
L'épidémie fit aussi des victimes parmi les hommes de la SS.
A l'intérieur du complexe d'Auschwitz, la plupart des décès
furent enregistrés à Birkenau, qui se trouvait à trois
kilomètres à l'ouest du camp initial et assurait la fonction
de camp des malades. A certaines époques, il mourut à Birkenau
plus de personnes que dans tous les autres camps réunis. La légende
a fait ensuite de ce << camp de la mort >> de Birkenau,
où périrent vraisemblablement 80 000 à 100 000
détenus, pour la plupart de maladie -- il y avait aussi les exécutions
et les meurtres ! --, un << camp d'extermination >>
où furent assassinés, selon les historiens officiels, entre
un et quatre millions de personnes. Pour incinérer les victimes des
épidémies, il fallut construire des crématoires et,
pour entreposer les cadavres, des morgues dont les exterminationnistes ont
fait plus tard des << chambres à gaz >>. De
même, les douches sont devenues, du moins partiellement, des << chambres
à gaz >>. Et les sélections des détenus
aptes et inaptes au travail se sont transformées en << sélections
pour la chambre à gaz >>. C'est ainsi qu'est née
la légende du siècle, le mythe d'Auschwitz.
La catastrophe absolue survint dans les affreux derniers mois de la guerre
où la nourriture, les médicaments, l'eau même, dans
certains cas, manquaient. Lorsque les Britanniques et les Américains
libérèrent les camps les uns après les autres, ils
trouvèrent des milliers de cadavres non enterrés et des dizaines
de milliers de détenus à demi morts de faim. Les photos, preuves
de massacres sans précédent, firent le tour du monde. En réalité,
ces morts n'avaient rien à voir avec une politique d'extermination
délibérée.
On peut s'en convaincre facilement en examinant le nombre des décès
dans les différents camps. Nous présentons ici les chiffres
relatifs à Dachau (Source : Paul Berben, Dachau 1933-1945.
L'Histoire officielle, Bruxelles, 1968) :
1940:1 515 morts
1941:2 576 morts
1942:2 470 morts
1943:1 100 morts
1944:4 794 morts
1945:15 384 morts
Il mourut donc plus de prisonniers durant les quatre derniers mois d'existence
du camp que pendant l'ensemble des années de guerre antérieures !
Après la libération du camp par les Américains, 2 000
détenus environ périrent encore d'épuisement ;
1 588 personnes succombèrent dans les 17 premiers jours de mai.
Les raisons de ces hécatombes sont les suivantes :
1.Au lieu d'abandonner simplement les prisonniers des camps de l'Est aux
troupes russes qui avançaient, les nazis les évacuèrent
vers l'Ouest. Comme les lignes de chemin de fer avaient été
pour la plupart détruites par les bombes, des dizaines de milliers
de personnes furent conduites vers l'intérieur de l'Allemagne, marchant
pendant des semaines à travers la neige et la glace ; une grande
partie d'entre elles ne vit pas la fin de la guerre. Et dans les camps qui
reçurent les évacués survivants, on manquait de baraques,
de latrines, de nourriture, de médicaments, bref de tout. La raison
de cette politique d'évacuation extravagante était qu'on ne
voulait laisser tomber aux mains des Soviétiques ni main-d'oeuvre,
ni soldats. Les malades, à Auschwitz par exemple, purent rester en
arrière et furent libérés par l'Armée rouge.
2.A partir de l'automne 1944, des millions de réfugiés affluèrent
à l'Ouest, fuyant les territoires allemands de l'Est conquis par
les Soviétiques. Simultanément, les bombardiers anglo américains
réduisaient l'une après l'autre les villes à l'état
de ruines et anéantissaient l'infrastructure. Dans ces conditions,
d'innombrables personnes restées libres moururent aussi d'épuisement
et d'épidémies.
Chuck Yeager, premier pilote ayant franchi le mur du son, écrit dans
son autobiographie (Yeager, An Autobiography, New York, Bantam Books,
1985, p. 79-80) que son escadre avait reçu mission de bombarder
tout ce qui bougeait dans une zone de 50 km2 : << Il
n'était pas si simple de subdiviser l'Allemagne en civils innocents
et en militaires. Le paysan dans son champ de pommes de terre nourrissait
bien des troupes allemandes. >> Les Alliés provoquèrent
donc délibérément la famine par leurs bombardements
et reprochèrent ensuite aux vaincus de ne plus avoir été
en mesure de nourrir suffisamment les détenus des camps de concentration !
En dépit de tout cela, les libérateurs trouvèrent encore,
dans des camps comme Bergen-Belsen, Buchenwald et Dachau, outre des monceaux
de cadavres et des squelettes ambulants, des dizaines de milliers de prisonniers
relativement sains.
En ce qui concerne la mort due aux épidémies dans les camps
de concentration nazis, on peut établir un parallèle historique
avec, notamment, l'époque de la guerre civile américaine.
Dans les camps de prisonniers des États du Nord, à Camp Douglas
et à Rock Island, le taux de mortalité mensuel était
de 2 à 4 % et, plus au sud, à Andersonville, 13 000
des 52 000 soldats des États du Nord moururent. Pendant la guerre
des Boers, les Britanniques internèrent quelque 120 000 civils
boers et des dizaines de milliers d'Africains noirs dont un sur six à
peu près mourut. Ni les prisonniers de la guerre civile américaine,
ni ceux de la guerre des Boers ne furent exterminés délibérément ;
presque tous succombèrent à des épidémies qu'on
ne parvenait pas à maîtriser. Le nombre des morts est tout
à fait comparable à ceux de Dachau (84 % de survivants,
16 % de morts) et de Buchenwald (86 % de survivants, 14 %
de morts).
Le Service international de recherches d'Arolsen (RFA) enregistre les cas
attestés de décès dans les camps de concentration.
En voici le bilan à fin 1990 :
Mauthausen 78 851 morts
Auschwitz 57 353 morts
Buchenwald 20 686 morts
Dachau1 8 455 morts
Flossenbürg 18 334 morts
Stutthof 12 628 morts
Gross-Rosen1 0 950 morts
Majdanek 8 826 morts
Dora-Mittelbau 7 467 morts
Bergen-Belsen 6 853 morts
Neuengamme 5 780 morts
Sachsenhausen-Oranienburg 5 013 morts
Struthof-Natzweiler 4 431 morts
Ravensbrück 3 640 morts
Les statistiques du SIR d'Arolsen mentionnent également, avec 29 339
morts, le camp de Theresienstadt, qui n'était pas cependant un véritable
camp de concentration, mais un ghetto réservé principalement
à des juifs âgés et privilégiés.
Le SIR d'Arolsen indique que les statistiques sont incomplètes. Les
décès déjà enregistrés par d'autres bureaux
d'état civil ne sont pas repris en compte et une partie des dossiers
de certains camps fait défaut.
Si on voulait calculer à quelques milliers près le nombre
de personnes qui ont perdu la vie dans les camps de concentration, nul ne
serait davantage qualifié pour le faire que le SIR d'Arolsen qui
dispose de plus de documents que n'importe quel service officiel du monde.
Mais force est de constater qu'il n'ouvre ses archives à aucun chercheur
indépendant et propage dans ses brochures des affirmations inexactes,
telle celle qui consiste à prétendre qu'il ne subsiste aucun
document << provenant des camps d'extermination >>.
A notre connaissance, le nombre des morts de Dachau et de Buchenwald (respectivement
32 000 et 33 000) n'est pas contesté. En 1990, les Russes
ont remis au CICR [Comité international de la Croix-Rouge] les registres
mortuaires d'Auschwitz qu'ils avaient gardés sous clé jusqu'alors.
Ces registres couvrent, sous réserve de quelques lacunes, la période
qui s'étend d'août 1941 à décembre 1943 et contiennent
66 000 noms. Personne ne sait, semble-t-il, où se trouvent les
registres mortuaires restants. Le nombre des victimes d'Auschwitz devrait
donc avoisiner 100 000 à 150 000.
Nous tirons de ce qui précède les conclusions suivantes :
1.Il est vraisemblable que 600 000 à 800 000 personnes
sont mortes dans les camps de concentration nationaux-socialistes de 1933
à 1945 ;
2.Moins de la moitié des victimes étaient des juifs, vu que
ces derniers ne constituaient, dans beaucoup de camps, qu'une petite minorité
(à Auschwitz, sur la fin, la proportion de prisonniers juifs se montait
toutefois à presque 80 %) ;
3.Selon toute vraisemblance, les juifs ont trouvé la mort en plus
grand nombre hors des camps que dans les camps.
(Voir suite dans GRAF 2)
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