par un piéton de Paris
Les frontières ravagées, fondées dans
un immense royaume de Frénésie, les hommes voulant du progrès
et le progrès voulant des hommes, voilà ce que furent ces
noces énormes. L'humanité s'ennuyait, elle brûla quelques
Dieux, changea de costume et paya l'Histoire de quelques gloires nouvelles.
Céline, Semmelweis , p. 1.
L'affaire Garaudy
ou comment la presse est allé porter la bonne nouvelle révisionniste
jusqu'aux dernières chaumières du royaume
3
Avec des commentaires majuscules coordonnés par un piéton
de Paris
Le Monde 2 mai 1996
(commentaires majuscules du petit fils du curé Meslier.)
L'abbé Pierre retire son soutien aux thèses de Roger Garaudy
Après plusieurs jours de polémique, l'abbé Pierre est
revenu, mardi 30 avril, sur le soutien qu'il avait accordé à
Roger Garaudy, mis en examen pour négation de crimes contre l'humanité.
Dans un communiqué, le fondateur d'Emmaüs dit condamner "avec
fermeté" tous ceux qui pour des raisons diverses veulent
"nier, falsifier ou banaliser la Shoah", et "renonce
à demander un nouveau colloque d'historiens".
Cette prise de position est intervenue après de longs
entretiens avec le grand rabbin et le président du Consistoire central
juif de France", est-il précisé.
(DE "LONGS ENTRETIENS", C'EST-A-DIRE UN LONG INTERROGATOIRE DEVANT
LA NOUVELLE INQUISITION DU TRIBUNAL RABBINIQUE.)
Cette volte-face du fondateur d'Emmaüs est intervenue à la veille
de la réunion, le 1er mai, du bureau de la LICRA (Ligue internationale
contre le racisme et l'antisémitisme), qui devait examiner son éventuelle
exclusion du comité d'honneur de la LICRA, dont il est membre depuis
une vingtaine d'années. Le 24 avril, devant le conseil exécutif
de la LICRA, l'abbé Pierre avait paru reculer sur son soutien à
Roger Garaudy, lançant même "un défi"
à l'auteur des Mythes fondateurs de la politique israélienne,
l'ouvrage négationniste à l'origine de cette affaire.
Mais, le 29 avril, le fondateur d'Emmaüs réaffirmait, dans un
entretien à Libération, son engagement aux côtés
du philosophe négationniste. Dès lors, la LICRA indiquait
que l'abbé Pierre devait "tirer les conséquences
de ses choix et quitter de lui-même l'association où sa présence
ne se justifie plus, ni comme membre du comité d'honneur, ni comme
militant". L'épiscopat français, par l'intermédiaire
de son comité pour les relations avec le judaïsme, avait "déploré
", lundi soir, la caution apportée par l'abbé
Pierre à M. Garaudy. Le grand rabbin de France, Joseph Sitruk, et
le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France)
avaient demandé à l'Église de France qui ne souhaitait
pas, dans un premier temps, intervenir, pour ne pas se laisser entraîner
dans cette polémique de "prendre position"
Commentant, mardi 30 avril sur RTL, la réaction de l'épiscopat,
Jean-Marie Le Pen, président du Front national, avait déclaré:
"Ce n'est pas la première fois que l'Église émet
des dogmes en matière extra-religieuse. Elle s'était déjà
opposée, sur la question de la Terre, à un certain Galilée
. M. Le Pen a également réaffirmé que "les
chambres à gaz étaient un détail de l'histoire."
Des compagnons de route de l'abbé Pierre comme Raymond Etienne
(Emmaüs-France) ou Claude Chigot (Fondation abbé Pierre pour
le logement des défavorisés) l'avaient adjuré, tout
comme l'ancien ministre Bernard Kouchner (Le Monde du 30 avril),
de réfléchir de nouveau, après avoir vraiment lu Les
Mythes fondateurs de la politique israélienne, que, de son
propre aveu il n'avait fait que "compulser".
Ce soutien affichée par le fondateur d'Emmaüs a semblé
découler avant que l'abbé Pierre ne tente ensuite d'argumenter
de la pression pratiquement journalière (lettres et conversations
téléphoniques) que Roger Garaudy a, ces derniers temps, exercée
à son endroit. Ses amis d'Emmaüs ne pensent pas que l'abbé
Pierre ait pu être influencé, par exemple, par le milieu catholique
traditionaliste présent à la Halte d'Esteville. Cependant
l'abbé Pierre n'a pas voulu, jusqu'à présent, révéler
le nom des "quelques personnes, dont les exigences et la compétence
sont grandes" dont il parle dans sa lettre de soutien et qui
lui auraient dit "l'importance" de l'ouvrage de M.
Garaudy.
Michel Castaing
(IL EST A NOTER QUE L'ABBE N'A JAMAIS "DONNÉ" LES
NOMS DE CES QUELQUES PERSONNES, QUE L'INQUISITION RECHERCHE FIEVREUSEMENT.)
Même journal, même jour
La Shoah restera une tache de honte indélébile
Dans son communiqué du 30 avril, l'abbé Pierre souligne qu'il
"n'entend en aucune manière laisser mettre en doute, de
quelque façon que ce soit, l'atroce réalité de la Shoah
et des millions de juifs exterminés parce qu'ils étaient juifs(
). Je reconnais pleinement cette terrible tragédie qui concerne toute
l'Europe, et m'incline devant les victimes et leurs familles, leur rappelant
humblement que, en ces temps, j'ai durant deux ans risqué ma vie
pour sauver ceux que je pouvais ".
"Considérant que le climat nécessaire n'existe pas présentement,
je renonce à demander quelque nouveau colloque d'historiens visant
à établir une plus parfaite connaissance de l'histoire (...).
Je condamne avec fermeté tous ceux qui pour des raisons diverses
veulent, de quelque manière que ce soit, nier, falsifier ou banaliser
la Shoah, qui restera à jamais une tache de honte indélébile
dans l'histoire de notre continent."
"Roger Garaudy, ayant oralement et par écrit, pris l'engagement
formel de reconnaître toute erreur qui lui serait prouvée,
ce n'est que s'il ne tenait pas cet engagement que, avec tristesse, je lui
retirerais ma confiance", conclut le communiqué de l'abbé
Pierre.
L'Église doit s'interroger sur ses responsabilités
Mgr Gaston Poulain et le Père Jean Dujardin, président
et secrétaire du comité épiscopal pour les relations
avec le judaïsme, avait rendu public lundi 29 avril, le texte suivant
en six points :
1) Nous laissons à la justice française le soin de se prononcer
sur le contenu du livre de M. Garaudy, que nous ne connaissons d'ailleurs
que par des coupures de presse, puisque l'auteur vient d'être mis
en examen.
(UN MONSIGNOR NE PEUT DONC CONNAITRE LE LIVRE D'UN AUTEUR MIS EN EXAMEN
QUE PAR DES COUPURES DE PRESSE. IL N'OSERAIT PAS LE LIRE LUI-MEME. JE CROIS
QUE C'EST CE GENRE D'ATTITUDE QUI DONNE ENVIE DE BOUFFER DU CURE.)
2) Nous n'avons pas non plus à apprécier les motifs d'amitié
personnelle qui ont poussé l'abbé Pierre à soutenir
l'auteur.
3) Par contre, nous refusons la confusion très grave et le scandale
qui résultent de l'appui ainsi apporté. La caution morale
que l'abbé Pierre représente, l'autorité qu'il a acquise
par sa parole et par ses actes, engagent l'Église de France aux yeux
de l'opinion. Elle ne peut pas accepter d'être ainsi compromise.
(POUR LA PREMIERE FOIS, L'EGLISE S'AVISE QUE L'ABBE PIERRE PROCEDE PAR SCANDALES.
ELLE N'A QU'A L'EXCOMMUNIER. SINON, QU'ELLE S'ECRASE.)
4) L'abbé Pierre appelle de ses v ux un grand débat sur les
points controversées. Nous ne pouvons pas nous associer à
une telle démarche parce que ce débat a déjà
eu lieu à plusieurs reprises, tant en France qu'à l'étranger.
(LEURS SACREES EMINENCES POURRAIENT NOUS PRECISER OU ET QUAND, CAR NOUS
N'EN AVONS JAMAIS EU CONNAISSANCE. PAR AILLEURS, SI LE "DEBAT"
(MAIS QUEL DEBAT AU FAIT ?) A EU LIEU "A PLUSIEURS REPRISES",
LE ROUVRIR UNE FOIS DE PLUS NE DEVRAIT PAS SOULEVER DE SCANDALE. ON NE VOIT
PAS DANS QUEL DOMAINE ON REFUSERAIT D'ENGAGER UN DEBAT SOUS PRETEXTE QU'IL
AURAIT DEJA EU LIEU AILLEURS ET AVANT, AVEC D'AUTRES PROTAGONISTES. PAS
BRILLANTS, CES MITREUX.)
N'est-il pas, en outre, immoral de prêter une tribune à des
auteurs qui refusent les plus fermes conclusions de la communauté
scientifique internationale au nom de principes et de méthodes que
récuse la recherche historique ?
(MAIS NON, TRES SAINTS PEPERES, C'EST L'INVERSE EXACT DE LA VERITE: LES
REVISIONNISTES RECLAMENT L'APPLICATION PURE ET SIMPLE DES METHODES HISTORIQUES
ET ON LEUR OPPOSE LA "SINGULARITÉ" ET L'"UNICITÉ"
DE LA PRÉTENDUE "SHOAH", QUI DISQUALIFIERAIT L'HISTOIRE
AU PROFIT DE LA "MÉMOIRE". MEME LE PSEUDO-VIDAL NOUS CHANTE
CETTE CHANSON RIDICULE.)
Les points controversés ont d'ailleurs été examinés.
(PAR QUI ? PAR DES "EXPERTS" PRES LE VATICAN ? DE GRACE, SAINTS
POULAINS DU JARDIN, DONNEZ-NOUS DES NOMS QUE NOUS PUISSIONS AFFICHER AU
FIRMAMENT DE LA NOUVELLE RELIGION DE L'HOLOCAUSTE -- QUI FAIT DE LA VOTRE
UNE RINGARDE RENGAINE.)
Ils ne remettent pas en cause les acquis indiscutables que nous devons rappeler
à l'attention des chrétiens;
(JE ME VOIS DANS LA PENIBLE OBLIGATION DE RAPPELER QUE LE MOT "CRETIN"
EST UN DOUBLET, SUISSE IL EST VRAI, DE "CHRETIEN". C'EST SANS
DOUTE AINSI QUE L'ENTENDENT ICI LES DEUX SAINTS PEPERES.)
l'extermination a eu lieu, c'est un fait incontestée; il s'agit bien
d'un génocide puisque hommes, femmes, enfants et vieillards étaient
condamnés à mourir.
(EXACTEMENT COMME A LA SAINT-BARTHELEMY.)
Les chambres à gaz ont existé et les nazis ont employé
un langage codé pour cacher leur forfait, langage dont ils se servaient
déjà pour dissimuler aux familles allemandes le crime d'euthanasie.
(LES PAUVRES CURETONS SE FONT HISTORIENS, MAINTENANT. C'EST EUX QUI VONT
NOUS RACONTER CE QUI S'EST PASSE EN ALLEMAGNE ET EN POLOGNE. ON VOIT QU'ILS
NE FONT PAS TROP CONFIANCE AUX HISTORIENS, EN DIGNES SPECIALISTES D'HISTOIRE
SAINTE. RETOURNEZ DONC DANS VOS SACRISTIES, PAUVRES MALHEUREUX, ET CESSEZ
DE PARLER DE CE QUE VOUS IGNOREZ. SONGEZ PLUTOT AU SALUT DE VOS AMES.)
5) Certes la recherche doit se poursuivre et nous ne la refusons pas. L'Église
elle-même sait qu'elle doit s'interroger sur ses propres responsabilités.
Elle a commencé à le faire. Faut-il rappeler la déclaration
toute récente des évêques allemands ?
6) Pour toutes ces raisons, nous regrettons et déplorons l'engagement
de l'abbé Pierre aux côtés de M. Garaudy.
(CETTE SACREE HABITUDE DE SE TROMPER, CA NE SE PERD PAS COMME CA. DANS CENTS
ANS, APRES TOUT LE MONDE, ELLE CANONISERA "PIERRE ET GARAUDY",
ILS FERONT LE PENDANT DE COME ET DAMIEN.)
++++++++++++++++++++++++++
Les étrangers se penchent sur cette affaire :
The Toronto Globe and Mail , Thursday, May 2, 1996
French priest's comments on Holocaust cause furor
by: Alan Riding [New York Times News Service, Paris]
France's national conscience has long been personified by an 83-year-old
Roman catholic priest known as Abbé Pierre.
He would emerge intermittently from the seclusion of his religious community
in Normandy to denounce society for its obsession with money and successive
governments for ignoring the plight of the poor and the homeless.
Such was his prestige that his pronouncements were never challenged. Radio,
television and the newspapers portrayed him as a living saint. And, for
more than a decade, polls identified the white-bearded priest as the most
loved and respected Frenchman alive.
Now, suddenly, Abbé Pierre's icon-like image is crumbling. Eleven
days ago, to the astonishment and dismay of his friends and admirers, the
priest spoke out in defence of an old friend and writer, Roger Garaudy,
whose most recent book, "The Founding Myths of Israeli Politics",
questions the existence of the Holocaust. Abbé Pierre said he had
not read the book, but he argued that the details of the Holocaust merited
further debate.
Tuesday, having set off a storm of protest, the priest appeared to reverse
himself, but many people here remained stunned, all the more so because
his life had until now seemed exemplary.
Born Henry Groues, he renounced his family's wealth and entered the priesthood.
During Germany's wartime occupation of France, he joined the Resistance
his "nom de guerre" was Abbé Pierre and saved many Jews
from expulsion. More recently, with racism on the rise in France, he has
stood up for poor African and Arab immigrants.
Yet, as recently as Monday [April 25], four days after Mr. Garaudy was formally
charged under a French law prohibiting denial of the existence of crimes
against humanity, Abbé Pierre gave an interview to the left-of-centre
daily Libération in which he ignored appeals that he
retract his statement. He also reiterated his call for a debate about the
Holocaust.
"For example, on the question of the gas chambers, it is possible that
not all those planned by the Nazis were built," he said. He denied
that he was associating himself with "revisionists."
"I think the average Frenchman will say with relief, the taboo is over,"
he said. "You will no longer be called anti-Jewish or anti-Semitic
for saying a Jew sings out of tune."
This interview touched off even greater shock. In an open letter published
by Le Monde , Bernard Kouchner, a former health minister and
close friend of Abbé Pierre, said the priest had placed his fame
at the service of an evil cause.
Addressing him as Father Don Quixote, Mr. Kouchner added: "I know you
have not read the controversial book. So what are you talking about? Read
it, Father, and change your advisers, because they will damn you."
Spokesman for France's large Jewish population were also taken aback. France's
chief rabbi, Joseph Sitruk, said the Holocaust was a proved fact.
Henri Hajdenberg, president of France's Council of Jewish Institutions.
said Abbé Pierre had been manipulated by Mr. Garaudy and by the writer's
lawyer, Pierre Vergès, who had defended the Nazi war criminal Klaus
Barbie at his trial in Lyons in 1987.
Monday, after a week of embarrassed silence, France's Catholic bishops said
that they, too, regretted and deplored Abbé Pierre's support for
Mr. Garaudy. Speaking on their behalf, the Episcopal Committee for Relations
with Judaism said the mass killing of the Jews in Nazi gas chambers was
an undisputed fact and it disassociated the church from any attempt to confuse
the issue.
On Tuesday, Abbé Pierre issued a statement backing away from his
earlier remarks. He said that after long conversations with Mr. Sitruk and
Mr. Hajdenberg, he wanted to stress that he in no way questioned "the
atrocious reality" of the Holocaust and that he condemned all those
who "deny, falsify or minimize" what will always remain "an
indelible stain of shame" on European history.
And he noted that since Mr. Garaudy had pledged to recognize any errors
in his analysis: "I will withdraw my confidence in him, with sadness,
if he does not now keep his word."
But in the view of many commentators, Abbé Pierre's reputation has
been irreversibly damaged.
(NOTEZ BIEN L'OUTRECUIDANCE DE CES VAURIENS. ILS CROIENT QU'ILS PEUVENT
DETRUIRE LES GENS EN LEVANT LE PETIT DOIGT DANS LEURS TORCHONS. ET BIEN
IL EST TEMPS QU'ILS APPRENNENT A LEURS DEPENS QUE CA NE MARCHE PAS.)
And already there are signs that the French press has begun to dismantle
a myth that it helped to create.
In a cover article, the newsweekly L'Express said many of the priest's closest
advisers were anti-Semites.
+++++++++++++++++++++++
La droite se réveille :
Présent , 2 mai 1996, p. 1
L'épiscopat, en condamnant l'abbé Pierre va encore plus loin
que la loi Gayssot
Lundi, le président du Consistoire israélite de France Jean
Kahn et celui du CRIF Henri Hadjenberg avaient sommé la hiérarchie
catholique de condamner l'abbé Pierre.
Ce lundi-là 29 avril, c'était hier, le soleil ne se coucha
point sans que la hiérarchie ait obtempéré à
cette mise en demeure par un communiqué déclarant engager
"l'Église catholique de France". On en lira en page 2 le
texte intégral.
Il aura donc fallu cette circonstance particulière et cette insistance
ciblée pour que l'Église manifeste tardivement qu'elle n'"accepte"
plus d'être "compromise" par un tel personnage. Quels que
soient les mérites peut-être réels et les démérites
assurément nombreux de l'abbé Pierre, sa "caution morale"
et "l'autorité qu'il a acquise" étaient un phénomène
médiatique, c'est-à-dire artificiel, organisé par une
télévision que colonisent un personnel et une idéologie
principalement marxistes.
(MADIRAN SERAIT-IL LE DERNIER A CROIRE QUE DES INTRIGANTS, PARCE QU'ILS
ONT FAIT LEUR CARRIERE DANS DES CLIENTELES DITES DE GAUCHE, AURAIENT UN
RAPPORT QUELCONQUE AVEC UNE PENSEE POLITIQUE QUELCONQUE ? LE MARXISME NE
SE TROUVE PAS DANS LES ECUELLES DES PORCS.)
La hiérarchie catholique en France a perdu les pédales,
(NON, ELLE EN GARDE)
dans le temporel et dans le spirituel, dans la mesure où elle s'est
laissé influencer, manipuler, dominer par la puissante irréalité
médiatique. Et ce n'est pas fini.
Le communiqué épiscopal condamnant l'abbé Pierre appelle
plusieurs remarques de fond. Pour le moment nous en retiendrons trois principales.
1/ Pour refuser tout "débat sur les points controversés"
concernant les crimes contre l'humanité, le communiqué épiscopal
invoque un principe de portée générale qui n'avait
pas encore été énoncé par la théologie
catholique: un tel débat serait "immoral" (sic), parce
qu'il est "immoral de prêter une tribune à des auteurs
qui refusent les plus fermes conclusions de la communauté scientifique
internationale ". Étrange principe. L'épiscopat
ne devrait pas demander la préparation de ses communiqués
à des rédacteurs aussi incultes, ignorant qu'à chaque
époque les progrès de la connaissance scientifique ont été
initiés à l'encontre des "plus fermes conclusions
de la communauté scientifique". Il y a pourtant un certain nombre
de rues "Pasteur" en France.
D'autre part, il faudrait avoir tout de même quelque idée de
la nature et du degré de certitude dite "scientifique"
quand il s'agit de la "science" historique.
2/ La certitude concernant les crimes contre l'humanité est en France
une certitude imposée par la loi. C'est même, il me semble,
la seule certitude historique qui soit légalement obligatoire et
judiciairement sanctionnable. La loi socialo-communiste Gayssot-Fabius-Rocard
de 1990 interdit de contester les jugements du tribunal de Nuremberg. C'est
le seul tribunal qui soit intouchable, et c'est, ô merveille, un tribunal
militaire, qui était composé de délégués
de Staline et d'Anglo-Américains fascinés à l'époque
par le communisme stalinien. Toutefois la loi Gayssot n'oblige pas à
professer les sentences de Nuremberg. Elle se contente d'interdire
de les discuter. L'"Église catholique en France"
va beaucoup plus loin. Elle fait obligation morale de croire et de dire
que "l'extermination a eu lieu", qu'il "s'agit bien d'un
génocide", que "les chambres à gaz ont existé"
et que "les nazis ont employé un langage codé pour cacher
leur forfait" ; et enfin que "l'Église elle-même"
doit "s'interroger sur ses propres responsabilités" dans
ce forfait-là. C'est-à-dire qu'il s'agit en tout cela de certitudes
non plus seulement "scientifiques", mais morales et religieuses,
faisant désormais partie du dépôt spirituel que
l'Église a charge d'enseigner. Cherchez l'erreur : il doit bien y
en avoir une quelque part dans un discours aussi impérieux.
3/ Michèle Cotta, que l'on ne savait pas si catholique, s'est aussitôt
alignée sur la position maximale de "l'Église catholique
en France". Ce mardi matin 30 avril, sur RTL, elle interrogeait Jean-Marie
Le Pen a propos de l'abbé Pierre et du communiqué épiscopal.--"Je
ne répondrai rien, dit Le Pen, faisant allusion à
la loi Gayssot: c'est un sujet sous censure. Pour avoir simplement
dit que c'était un détail , c'est-à-dire
une partie
des 50 millions de morts de la Seconde Guerre mondiale, cela m'a coûté
140 millions de centimes. " Michèle Cotta aurait
donc dû constater et donner acte à Jean-Marie Le Pen qu'il
ne disait plus "rien "sur la question et déclarait
vouloir s'en tenir là. Or, faites bien attention, elle a décrété
et proclamé au contraire qu'ainsi Le Pen se prononçait
pour les révisionnistes. C'est exactement la morale scientifique
du communiqué épiscopal. Il ne suffit plus de se taire. Le
silence lui-même devient coupable. Il est maintenant obligatoire,
sous peine d'être dénoncé comme "révisionniste",
de professer explicitement la doctrine et les sentences du tribunal de Nuremberg.
Cependant l'obligation n'est encore que morale (et religieuse).
Pour le moment elle n'est pas judiciaire. Il y faudra une nouvelle
loi d'exception. Elle méritera de s'appeler loi Poulain-Cotta . Plutôt
que loi Kahn-Hadjenberg , ce qui serait un peu indiscret.
Jean Madiran
++++++++++++++++++++++++++++
Le Monde , 040596
Du révisionniste Paul Rassinier à Bernard Notin,
ou comment nier le génocide
Les négationnistes français se reconnaissent un père:
Paul Rassinier. Le choix est tactiquement judicieux, car Rassinier (1906-1967),
auquel Florent Brayard vient de consacrer une large étude parue aux
éditions Fayard, fut tout à la fois résistant, déporté
et militant socialiste, tendance Marceau Pivert.
(PAUVRE POMME, CE N'EST PAS UN "CHOIX TACTIQUEMENT JUDICIEUX",
C'EST UN FAIT. CHEZ NOUS, ON NE "CHOISIT" PAS LES FAITS.)
C'est précisément son expérience de la captivité
dans les camps de concentration de Buchenwald et de Dora qui le poussa à
publier, en 1950, Le Mensonge d'Ulysse. Dans cet ouvrage, l'auteur
conteste la qualité des témoignages sur les camps parus à
l'époque et avance que les chambres à gaz furent bien moins
nombreuses qu'on ne le dit.
(IL AVAIT PARFAITEMENT RAISON SUR CE POINT, TOUT LE MONDE EN SERAIT D'ACCORD
AUJOURD'HUI.)
Trois associations de déportés le poursuivirent en justice.
Paul Rassinier eut l'occasion de préciser sa pensée devant
les juges du tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse: "Personne
ne saurait nier les horreurs des camps, mais tout le monde conviendra qu'il
n'était pas nécessaire de les exagérer comme cela a
été fait. Je corrige les exagérations. Ce n'est pas
là minimiser les crimes du nazisme." Bref, l'auteur souhaitait
offrir à la justice l'image d'un révisionniste plutôt
que celle d'un négateur de la barbarie nazie.
Vingt ans plus tard, au début des années 70, un groupe de
militants issus de l'extrême gauche et qui répond au nom de
La Vieille Taupe, s'intéresse au livre de père: Paul Rassinier.
Le choix est tactiquement judicieux, car Rassinier (1906-1967), auquel Florent
Brayard vient de consacrer une large étude parue aux éditions
Fayard, fut tout à la fois résistant, déporté
et militant socialiste, tendance Marceau Pivert.
(PAUVRE POMME, CE N'EST PAS UN "CHOIX TACTIQUEMENT JUDICIEUX",
C'EST UN FAIT. CHEZ NOUS, ON NE "CHOISIT" PAS LES FAITS.)
C'est précisément son expérience de la captivité
dans les camps de concentration de Buchenwald et de Dora qui le poussa à
publier, en 1950, Le Mensonge d'Ulysse. Dans cet ouvrage, l'auteur
conteste la qualité des témoignages sur les camps parus à
l'époque et avance que les chambres à gaz furent bien moins
nombreuses qu'on ne le dit.
(IL AVAIT PARFAITEMENT RAISON SUR CE POINT, TOUT LE MONDE EN SERAIT D'ACCORD
AUJOURD'HUI.)
Trois associations de déportés le poursuivirent en justice.
Paul Rassinier eut l'occasion de préciser sa pensée devant
les juges du tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse: "Personne
ne saurait nier les horreurs des camps, mais tout le monde conviendra qu'il
n'était pas nécessaire de les exagérer comme cela a
été fait. Je corrige les exagérations. Ce n'est pas
là minimiser les crimes du nazisme." Bref, l'auteur souhaitait
offrir à la justice l'image d'un révisionniste plutôt
que celle d'un négateur de la barbarie nazie.
Vingt ans plus tard, au début des années 70, un groupe de
militants issus de l'extrême gauche et qui répond au nom de
La Vieille Taupe, s'intéresse au livre de Paul Rassinier et en épouse
la thèse. Autour de Pierre Guillaume, son animateur, le groupe affirme
refuser les tabous et proclame: "Ce qu'il y a de terrible quand
on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve."
(DUR A AVALER POUR UN TOCARD DE JOURNALISTE.)
Insensiblement, ces militants passent du révisionnisme, consubstantiel
à beaucoup de travaux sur l'histoire, au négationnisme.
(LA, ON N'EST PLUS DANS LES FAITS MAIS DANS LE FANTASME. LE NEGATIONNISME,
C'EST
LEUR
INVENTION. C'EST UN SORT AFFREUX QUE D'ETRE LE FANTASME DE CES IDIOTS-LA.
MALGRE TOUS NOS PECHES, NOUS N'AVONS PAS MERITE CA.)
Leur parcours rejoint bientôt celui d'un professeur de lettres, Robert
Faurisson, qui délaisse ses recherches iconoclastes sur Rimbaud et
Lautréamont pour se livrer à une étude monomaniaque
de la persécution des juifs. En 1977, cet universitaire affirme devant
ses étudiants que les chambres à gaz destinées à
exterminer juifs et Tziganes n'ont jamais existé.
(FAUX, PUREMENT ET SIMPLEMENT. UNE INVENTION, OU UNE SALOPERIE, CHOISISSEZ.)
Un an plus tard, le groupe de La Vieille Taupe commence à publier
Faurisson et à le soutenir tout au long des procès qui lui
sont intentés.
Poursuites administratives
Ces procès, à leur manière, signent l'apparition publique
des négationnistes et de leur théorie. De la négation
des chambres à gaz, Faurisson est passé à celle du
génocide. Il résume ses vues à sa manière: "Jamais
Hitler n'a donné l'ordre de tuer ne serait-ce qu'un seul homme en
raison de sa race ou de sa religion." Ou encore: "Je
conteste qu'il y ait eu politique d'extermination physique des juifs."
Né à l'extrême gauche, le négationnisme a migré
vers l'extrême droite. Il entend combattre l'"antinazisme
de sex-shop" (sic). Les recherches des historiens, les nuances
et les corrections que ceux-ci ne cessent d'apporter au fil des décennies
à l'histoire de la persécution des juifs en Europe, la découverte
de documents filmés inédits, celle des archives du camp d'extermination
d'Auschwitz: rien de tout cela n'arrête Faurisson et ses amis.
(AU CONTRAIRE, ET ON PEUT MEME DIRE QUE BEAUCOUP DE CES DOCUMENTS NE SONT
APPARUS QUE PARCE QUE LES REVISIONNISTES ONT PROVOQUE LEUR SURGISSEMENT.
IL FAUT DIRE QU'ILS ONT TOUS REGULIEREMENT INFIRME LES THESES OFFICIELLES,
PAR EXEMPLE LES PHOTOS AERIENNES DES CAMPS.)
Une secte est née. En France et à l'étranger, notamment
dans les pays anglosaxons.
(DEUXI ME INVENTION, APRES CELLE DU "NEGATIONNISME". CETTE IDEE
DE "SECTE" EST FRANCHEMENT BAROQUE ET NE CORRESPOND A AUCUNE REALITE
PALPABLE. D'AILLEURS, IL EST ASSEZ APPARENT QUE LES REVISIONNISTES NE SONT
PAS GENS A SE COMPLAIRE DANS DES CROYANCES, QUELLES QU'ELLES SOIENT.)
Dans les années 80 et 90, les négationnistes font surtout
parler d'eux à l'Université. L'un d'eux, Henri Roques,
un retraité, soutient une thèse à l'université
de Nantes en 1985. Le jury décerne la mention"très
bien" à ce travail qui analyse le témoignage de
Kurt Gerstein, un officier nazi qui s'est rendu à l'armée
française en avril 1945, et nie indirectement l'existence des chambres
à gaz. En 1990, Bernard Notin, enseignant à l'université
Lyon-III et membre du conseil scientifique du Front national, (C'EST FAUX)
publie dans la revue Économies et sociétés un
article qui lui aussi tend à nier la réalité des chambres
à gaz. A chaque fois, des associations de déportés
se manifesteront, des poursuites administratives auront lieu, et la polémique
rebondira.
L
aurent Greilsamer
(ET CE TYPE-LA FERA LES COMPTE-RENDU D'AUDIENCE PLUS TENDANCIEUX LES UNS
QUE LES AUTRES. IL NE DIT PAS QU'AU DELA DE LA POLEMIQUE, ON A PERSECUTE
NOTIN DANS SA VIE ET SON TRAVAIL. DE BRAVES ANTIRACISTES, PAR EXEMPLE, ONT
TUE SON CHIEN A COUPS DE COUTEAU. CE JOURNAL ET SES PRETENTIONS ONT QUELQUE
CHOSE D'ECOEURANT DANS LA VULGARITE.)
+++++++++++++++++++++++
Et d'ailleurs puisqu'il est question de Rassinier et d'un livre qui en parle,
revenons un instant sur le sujet.
Le Monde , 16 février 1996
Paul Rassinier et le futur d'une négation
A travers la figure de cet homme de gauche, résistant et
déporté, Florent Brayard
analyse la genèse d'un courant qui nie la réalité des
chambres à gaz et qui, par
ce biais, prétend contester celle du génocide. En
démontant ce discours, l'historien
s'interr
oge : comment des thèses aussi friables ont-elles pu se
consolider ?
Comment l'idée vint à M. Rassinier. Naissance du
révisionnisme.
de Florent Brayard. Préface de Pierre Vidal-Naquet. Fayard, 464 p.,
160 F.
Comment un érudit provincial, un instituteur, pensionné de
guerre à plus de 100 %, un politicien local du Territoire de Belfort
aux ambitions déçues, communiste d'abord, SFIO ensuite, en
vint à inventer un phénomène mondial ? Cette histoire
là est celle de Paul Rassinier (1906-1967) et du courant dont il
est le fondateur : celui qui prétend nier la réalité
des chambres à gaz et, par ce biais, celle du génocide. C'est
à cette histoire qu'un tout jeune chercheur d'une trentaine d'années
à peine vient de consacrer, pour la première fois, une tentative
d'approche biographique.
(LES PREMISSES SONT DEJA INUTILEMENT SPECTACULAIRES. PERSONNE N'A "INVENTE"
UN "PHENOMENE MONDIAL". AU LENDEMAIN DE LA GUERRE, BEAUCOUP DE
GENS SE SONT CERTAINEMENT POSE DES QUESTIONS SUR CE QU'IL Y AVAIT DE VRAI
DANS LA PROPAGANDE DE GUERRE. RASSINIER FUT L'UN D'EUX. SA FORMATION D'HISTORIEN,
SON COURAGE ET SA TENACITE ONT FAIT LE RESTE. ESSAYER DE SAISIR ET DE DÉCRIRE
UNE REALITE NE FAIT PAS DE VOUS "L'INVENTEUR D'UN PHENOMENE MONDIAL".
CES TOCARDS DE JOURNALISTES ONT DU FAIRE LEURS ETUDES A L'UNIVERSITE DU
SHOWBIZ.)
Florent Brayard, au lieu de mettre les thèses de Rassinier à
l'épreuve des acquis les plus récents de l'historiographie
du génocide, cherche à dévoiler, grâce à
l'analyse minutieuse des textes du fondateur, la faiblesse interne d'un
discours qui se donne pour de la vérité persécutée.
Comment ? En s'astreignant à ne citer que les documents que
[Rassinier] aurait pu connaître, les ouvrages qu'il aurait dû
lire, les certitudes historiographiques qui lui étaient contemporaines,
et contre lesquelles il s'élevait néanmoins . Même
si cette critique textuelle ne parvient pas toujours à se tenir aussi
loin que l'auteur le voudrait de l' exercice de réfutation
, elle rend celui-ci plus convaincant que jamais, et là réside
assurément le grand mérite de son
livre. Ainsi, montre Florent Brayard, quand Paul Rassinier prétend
réduire à quelques témoignages les preuves du génocide,
pour en dénoncer le peu de crédibilité, il ne se soucie
guère d'aller lui-même aux archives, comme le font, à
la même époque, Léon Poliakov ou Raul Hilberg.
(LE BRAV'LEON ET LE PAUV'RAOUL NE VONT PAS DU TOUT "AUX ARCHIVES",
QUI NE SONT PAS, A L'EPOQUE, OUVERTES. ILS TRAVAILLENT PRINCIPALEMENT SUR
LES ARCHIVES DU PROCES DE NUREMBERG, C'EST-A-DIRE SUR UNE SELECTION DE DOCUMENTS
REALISEE PAR LE BUREAU DES PROCUREURS ALLIES EN 1945. ON SAIT QUE LA DEFENSE
A ETE EMPECHEE DE CHERCHER ET DE PRODUIRE LES DOCUMENTS QU'ELLE SOUHAITAIT.
GRILLEMACHIN N'EST PAS DU TOUT AU COURANT.)
Toute l'entreprise de Rassinier consiste à récuser les témoins
gênants pour sa thèse : Miklos Nyiszli, qui fut médecin
à Auschwitz, ou Kurt Gerstein, ce SS qui assista à des gazages
au camp d'extermination de Belzec en août 1942. Rassinier leur oppose
une rhétorique qui, au mieux, se ramène au délire logique,
à un doute pathologique à force d'être systématique.
(UN SIMPLE CONSEIL : LISEZ RASSINIER ET VOUS VERREZ QUE LA PHRASE PRECEDENTE
EST DICTEE PAR LA PURE MAUVAISE FOI. CES JOURNALISTES SECTAIRES SONT DES
DENEGATIONNISTES.)
Il ne cesse par exemple de confondre dans son esprit et celui de ses lecteurs
la capacité d'une installation avec son utilisation effective et
semble n'accorder foi qu'à l'arithmétique pure devenue plus
réelle que la réalité historique, surtout quand elle
est utilisée pour contester le bilan du génocide. L'historien
Hans Rothfels écrit ( ) que, 600 000 personnes ayant péri
à Belzec, l'évaluation de Gerstein à 15 000 personnes
par jour n'a rien d'invraisemblable ( ). Ce camp ayant officiellement commencé
à exterminer en mars 1942 et cessé en décembre de la
même année ( ), cela fit neuf mois : 270 jours = 15 000 x 270
= 4 050 000 personnes, et non 600 000. Telle est la qualité des professeurs
qui enseignent dans nos universités ! , s'indigne Rassinier
dans Le Drame des juifs européens. Reproduisant ce calcul pour
les camps de Treblinka et Sobibor, continue Florent Brayard, Rassinier
arrivait pour ces trois camps au total de " 28 350 000 personnes.
Toutes juives. ( ) Voilà ce qu'on ose nous présenter comme
un témoignage "digne de foi".
A la fragilité de la démonstration, appuyée sur des
sophismes mathématiques, s'ajoute la défaillance de l'érudition.
Florent Brayard l'établit : il faut attendre le début des
années 60 pour que Rassinier daigne jeter un coup d' il aux comptes
rendus du procès de Nuremberg, au protocole de la conférence
de la solution finale de Wannsee ou au Bréviaire de la haine
de Poliakov, pourtant tous disponibles depuis plus d'une dizaine
d'années. Ses sources sont, la plupart du temps, de seconde main,
extraites de leur contexte ou puisées dans la littérature
antisémite du temps.
(LES PETITS MENSONGES DE CETTE SORTE PROVIENNENT DE PETITS ESPRITS)
Reste à savoir si Rassinier a été le premier négationniste
au sens propre du terme, ou bien, comme semble le suggérer le titre
de l'ouvrage, un simple révisionniste ? Certes, lorsque paraît,
en 1950, Le Mensonge d'Ulysse, on peut croire qu'il n'est question
que de s'en prendre aux exagérations contenues dans certains récits
de déportés. Cependant, si Rassinier n'écarte pas complètement
la possibilité qu'il y ait bien eu des chambres à gaz, il
tend à faire croire que leur utilisation à des fins meurtrières
fut exceptionnelle, le fait de quelques officiers pris de folie criminelle,
et en tout cas nullement l'instrument d'un génocide programmé.
(RAPPELONS QUE NOUS ATTENDONS TOUJOURS L'OMBRE D'UN DOCUMENT QUELCONQUE
QUI MONTRERAIT, CHEZ UN RESPONSABLE POLITIQUE DU REGIME NAZI, UNE INTENTION
DE SE PREPARER A IMAGINER UN PROGRAMME DE GENOCIDE. GRILLETRUC SERAIT LE
SEUL A LE CONNAITRE ?)
Au nom du pacifisme
Le legs de Rassinier est donc bien une version minimisée du génocide,
la disculpation des dirigeants du IIIe Reich ainsi que de l'Allemagne, au
nom du pacifisme, dont il fut un militant acharné. Dès 1951,
l'objectif est d'ailleurs fixé : Si les Allemands
nient tout, écrit Rassinier, ils ne sont pas très
loin de la vérité.
Qu'une construction aussi friable ait pu résister au temps,
voilà un mystère dont les clés se trouvaient sans doute
dans la vie de Paul Rassinier.
(C'EST LA PARODIE DE PRESENTATION DES IDEES DE RASSINIER QUI EST FRIABLE;
ELLE EST REGULIEREMENT BALAYEE DEPUIS QUARANTE ANS. RASSINIER RESTE, LES
BRAILLARDS PASSENT.)
Or l'aspect purement biographique du travail de Florent Brayard demeure
décevant. Tout commence, pour lui, à la déportation
de Rassinier à Dora, en 1944. Les décennies de militantisme
politique, marquées notamment par un complexe d'amour-haine entretenu
avec le Parti communiste, ne sont évoquées qu'en quelques
pages. Par ses liens et sa correspondance suivie avec Albert Paraz, épigone
de Céline, chroniqueur dans l'hebdomadaire d'extrême droite
Rivarol, par la sympathie que lui manifestent Maurice Bardèche,
le beau-frère de Brasillach, Céline lui-même, par le
soutien des "non-conformistes" du Crapouillot de
Galtier-Boissière ou d'un antisémite déclaré,
Henry Coston, Rassinier, l'ancien déporté résistant,
s'enfonce effectivement dans le marigot d'une extrême-droite en cours
de recomposition à laquelle il apporte une inestimable caution bourgeoise
.
(CAUTION BOURGEOISE, RASSINIER ? CE DOIT ETRE DE L'HUMOUR INVOLONTAIRE.
RASSINIER A PUBLIE A L'EXTREME-DROITE PARCE QUE LA COALITION DES PROFITEURS
DE LA DEPORTATION A PU LUI FERMER LES PORTES DE PRESQUE TOUTE LA PRESSE.
C'EST D'AILLEURS CE QU'ILS FONT ENCORE AUJOURD'HUI; LA SEULE PRESSE QUE
NE CONTROLE PAS CE CARTEL EST CELLE DE L'EXTREME-DROITE, SANS PARLER DES
PETITS CANARDS AUTONOMES DE L'ULTRA-GAUCHE OU RASSINIER ECRIVAIT AUSSI.
SIGNALONS A CEUX QUI DOUTERAIENT DE L'EXISTENCE D'UN TEL CARTEL QU'IL VIENT
DE SE MANIFESTER A CIEL OUVERT A CHATEAUVALLON OU L'ON A VU LES SOCIALISTES
ET LES MEMBRES DE LA "MAJORITE PRESIDENTIELLE" SE FROTTER LA COUENNE
EN SE JURANT MUTUELLEMENT AIDE ET SECOURS POUR EMPECHER LE FRONT NATIONAL
DE TRADUIRE SES GAINS ELECTORAUX EN POSTES D'ELUS. (JUIN 1996) POUR MENER
CE GENRE D'OPERATIONS NOIRES, IL FAUT LE CONTROLE DE LA PRESSE. ILS L'ONT.)
Pourtant, si Paul Rassinier a pu éveiller des sympathies plus inattendues,
comme celle d'un Jean Paulhan en révolte contre les prétendus
excès de l'épuration,
(UN AVEU DE TUEUR FRUSTRE : LES EXCES DE L'EPURATION SONT "PRETENDUS".
GRILLESACHOSE REGRETTE D'AVOIR ETE TROP PETIT POUR POUVOIR LUI AUSSI FUSILLER,
ETRIPER, PENDRE. JOLI COCO.)
si ce véritable graphomane a pu contribuer fort longtemps à
des bulletins pacifistes, anarchistes et syndicalistes, n'est-ce pas que
le terreau dans lequel s'enracine cette figure de Bonhomme Système
dépasse les limites de l'anticommunisme radical ou des nostalgiques
du nazisme ? A la fin d'un ouvrage passionnant, le lecteur reste somme toute
assez peu renseigné sur l'origine de l' idée Florent
Brayard suggère certes que le sentiment de culpabilité propre
à bien des survivants des camps, voire le traitement de faveur dont
Rassinier a joui au Revier (à l'infirmerie du camp),
puis au service d'un maître-chien SS, pourrait expliquer bien des
choses. Mais cette piste-là se perd dans les sables.
(ELLE NE SE PERD NULLEMENT. RASSINIER L'EXPLIQUE EN LONG ET EN LARGE.)
Syndrome de Stockholm
Tous les survivants ne se mirent pas, on le sait, à l'instar de Rassinier,
à nier l'existence des chambres à gaz. Les premières
manifestations, décelées par Florent Brayard chez Rassinier,
du célèbre syndrome de Stockholm où l'on voit la victime
adopter le parti de son bourreau constituent d'autres hypothèses
intéressantes.
(IL FAUT VRAIMENT UN HAUT DEGRE D'INCULTURE POUR ACCORDER UNE VALEUR GENERALE
QUELCONQUE A DES ELUCUBRATIONS DE PSYCHOLOGUES SADO-MASO. LE SYNDROME EN
QUESTION N'EXISTE EVIDEMMENT PAS.)
Mais elles demeurent à étayer. Cela supposerait un travail
de mise en relation de textes, ici fort bien analysés dans leur structure
aberrante, avec la réalité d'une existence, qui reste en revanche
fantomatique. A cet égard, la biographie de Rassinier que Nadine
Fresco s'apprête à publier au Seuil, à l'automne, devrait
éclairer ces zones d'ombre, en montrant, entre autres, comment un
homme de gauche, après la Shoah, peut glisser dans l'antisémitisme,
en en proposant une version modernisée.
Nicolas Weill
(VOILA, IN CAUDA VENENUM, LA RAISON DES RETICENCES DU THURIFERAIRE SUBALTERNE
: IL ECRIT EN BAS DE PAGE; LE HAUT DE LA PAGE EST OCCUPE PAR SON PATRON,
ROGER-BAPTISTE DROIT, LEQUEL EST MAQUE AVEC L'EGERIE DES VIGILANTS, LA MERE
FRESCO, QUI VA PUBLIER UN LIVRE. OUI, ON N'EN CROIT PAS SES YEUX. APRES
25 ANS DE RECHERCHES, ELLE VA ACCOUCHER D'UN BOUQUIN, SUR RASSINIER, QUI
SERA FORCEMENT MEILLEUR PUISQUE C'EST LA FEMME DU PATRON. DE QUOI DEMANDER
UNE PETITE AUGMENTATION, HEIN, NICOLAS ?)
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Il fallait bien qu'il intervienne. Le Pseudo-Vidal est, on le sait, un
individu
qui s'est mystérieusement substitué à un certain
Pierre Vidal-Naquet, que nous avions
connu autrefois comme un homme éclairé, partisan des
libertés et adversaire de l'oppression, qui s'était fait
connaître, non pas par ses travaux d'helléniste restés
justement
obscurs, mais par une exigence morale en politique qui l'avait amené
à batailler
sur divers fronts.
Dans des circonstances que nous n'avons pas pu élucider, ce
Vidal-Naquet a disparu
et a été remplacé par un imposteur, qui n'entretient
d'ailleurs avec le premier qu'une
ressemblance physique assez vague, et qui publie des écrits d'une
faiblesse intellectuelle insigne, d'une mauvaise foi de maquignon
frénétique, animés d'un ahurissant
désir de nuire, de faire jeter ses adversaires dans des culs de
basse-fosse et même
de les tuer, bref, qui sont entièrement à l'opposé de
ce qu'écrivait, autrefois,
feu Vidal-Naquet. C'est pourquoi, conformément aux usages en vigueur
dans l'histoire littéraire
des périodes troublées ou mal connues, nous désignons
ce second individu sous le
nom de Pseudo-Vidal. Le portrait dessiné qu'en donne Le
Monde
montre à l'évidence qu'il y a eu substitution et grimage :
Le Pseudo-Vidal a beaucoup fait pour l'avancement du
révisionnisme. On se demande
dans certains milieux s'il n'est pas un sous-marin lancé par son
ancien condisciple
Robert Faurisson. En effet, à chaque fois que les ventes de la
Vieille Taupe fléchissaient, le Pseudo-Vidal lançait une
nouvelle campagne de dénonciation publicitaire.
Il est donc normal qu'il vienne pousser à la roue dans la
gigantesque campagne de
lancement du livre de Garaudy, une campagne qui, aux dires des
publicitaires, aurait
coûté, s'il avait fallu acheter tous les espaces
consacrés par les merdia au livre et à ses
remous, une somme de cinq à six millions de Francs. Le Pseudo-Vidal,
même si sa cote
est largement en baisse, était à lui-seul un petit
téléthon. Merci à tous.
Le Monde
, 4 mai 1996
(Commentaires majuscules de Clisthère l'Athénien.)
Pierre Vidal-Naquet analyse les relais
dont disposent les négationnistes
L'historien Pierre Vidal-Naquet a été l'un des premiers
à considérer que, face
aux thèses des négationnistes, exposées à la
fin des années 70, il convenait, sans
débattre avec eux, d'allumer des contre-feux. Tel est l'objectif
assigné aux Assassins de la mémoire
(éditions La Découverte, 1987), recueil d'articles sur la
question de la négation
de la Shoah. Né en 1930, Pierre Vidal-Naquet est, depuis 1969,
directeur d'études
à l'École des hautes études en sciences sociales et
dirige le laboratoire Centre
Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés
anciennes. Ce spécialiste de la Grèce ancienne
a été très engagé dans la lutte contre la
torture à l'époque de la guerre d'Algérie.
Il a publié l'année dernière, en coédition au
Seuil et à La Découverte, le tome 1 de ses
Mémoires (La Brisure et l'Attente).
Son dernier livre s'appelle Réflexions sur le génocide,
publiée à La Découverte en 1995.
Comment analysez-vous la situation du négationnisme
aujourd'hui, après les déclarations
de l'abbé Pierre soutenant Roger Garaudy
Un mot d'abord, sur Roger Garaudy. Voilà un homme,
agrégé de philosophie, qui
s'est converti de façon multiple, d'abord au protestantisme, puis au
communisme puis
au catholicisme, puis à l'islam. Ce n'est donc pas exactement un
exemple de stabilité
intellectuelle. Deuxièmement, il a toujours travaillé d'une
façon extraordinairement
légère. Pour oser soutenir une thèse sur "La
liberté à l'université de Moscou, sous
Staline", il faut quand même avoir une sacrée dose ! En
fait, Roger Garaudy ne travaille
pas, n'a jamais travaillé. Son livre Les Sources
françaises du socialisme scientifique
est un pillage d'autres travaux. Il a toujours été ce qu'on
appellera en termes modérés
un emprunteur de textes.
(ON APPRECIERA CET HOMMAGE RENDU A UN "EMPRUNTEUR DE TEXTES" PAR
UN "AUTEUR DE PREFACES".
ON SAIT QUE L'ESSENTIEL DE L'OEUVRE DU PSEUDO-VIDAL CONSISTE EN PREFACES,
AVANT-PROPOS,
POSTFACES , CE QUI EST UNE MANIERE ECONOMIQUE DE METTRE SON NOM SUR LES
LIVRES DES AUTRES.)
Dans cet ouvrage négationniste, on lit des choses incroyables. Il
confond, par exemple,
Roosevelt et Eisenhower. Il cite les Diaries
de Herzl et, dans la même page, le Tagebuch,
c'est-à-dire le même livre, mais une édition anglaise
dans un cas, une édition allemande
dans l'autre !
(EXTRAORDINAIRE, EN EFFET.)
Il confond le procès Eichmann, en 1961, et le procès Kastner,
qui date de 1953 Il
confond le nombre de morts d'Auschwitz et le nombre de morts de la Shoah.
C'est un livre accablant, fait de contresens historiques effrayants.
Pas un mot
dans le livre sur ce fait capital : la sélection des
déportés sur la rampe d'Auschwitz.
Malgré tout, voyez-vous une cohérence dans son
itinéraire intellectuel ?
Une cohérence dans l'incohérence, oui. Il a toujours
été un spécialiste du n'importe
quoi !
(QUAND C'EST LE "N'IMPORTE QUOI" DU PRESQUE RIEN DE JANKELEVITCH,
ALORS LA MEUTE SE
RECRIE D'ADMIRATION )
Au-delà du livre de M. Garaudy, que pensez-vous de cette
nouvelle éruption de négationnisme
qui, après Robert Faurisson à la fin des années 70,
continue malgré tout
?
C'est le problème de la secte, que Weber opposait avec raison
à l'Église. Nous
avons là une secte pratiquement religieuse.
(ALORS, C'EST PEUT-ETRE LE PSEUDO-VIDAL QUI A INVENTE CETTE ANERIE DE SECTE
? OU
VONT-ILS CHERCHER CA ? DANS L'AIR DU TEMPS ? L'INVOCATION AUX MANES DE MAX
WEBER
VENANT DE LA PART D'UN DES PRINCIPAUX RELIGIONNAIRES DE L'HOLOCAUSTE EST
TRES RIGOLOTE.
ON COMPREND MIEUX POURQUOI IL VOIT SES ADVERSAIRES COMME UNE SECTE. iL
DEFEND SON EGLISE
ETABLIE, RECONNUE PAR LES POUVOIRS CIVILS, QU'IL APPELLE A LA RESCOUSSE.)
Et, justement, Roger Garaudy est un esprit religieux. C'est sa seule
constante: il
est profondément religieux dans son adhésion au marxisme
comme à l'islam. Les sectes
religieuses ne disparaissent pas comme ça. Les révisionnistes
et négationnistes français existent depuis les années
50. Ils ont une spécificité, qui les distingue des Italiens
ou des Américains : leur filiation n'est pas l'extrême droite.
Leur public, ceux
qui les entendent et les suivent est celui de Le Pen, pour appeler les
choses par
leur nom. Mais les intellectuels qui fournissent à ce public des
denrées viennent en fait
de l'ultra-gauche. Rassinier, cet ancien député socialiste
devenu père du révisionnisme,
a fait, dans les années 50, le pont entre l'extrême droite et
l'ultra-gauche.
L'écho que donne l'abbé Pierre à ces
thèses n'en fait-il pas autre chose qu'un phénomène
de secte
?
Bien sûr, l'effet de masse est certain. Mais cela est vrai
depuis le "détail"
de Le Pen. Dans la mesure où un parti comme le Front national
réunit 15 % des électeurs
et reprend sotto voce
ces thèses, il est évident que ce n'est plus de l'ordre de la
secte.
(FAUDRAIT SAVOIR, MON PETIT GARS. C'EST PAS BEN CLAIR, CT'HISTOUERE.
C'EST-Y UNE SECTE,
C'EST-Y POINT UNE SECTE ?)
Le groupe des révisionnistes proprement dit reste exactement le
même. Mais l'écho
est différent. Que l'abbé Pierre s'acoquine avec ces
gens-là est absolument lamentable.
(AH! J'AIME LE LAMENTO DE L'ABBE QUI S'ACOQUINE.)
Certains ont vu dans cette prise de position la résurgence
d'un vieux fond antijuif
de la culture catholique
?
Il faut distinguer les choses. Que l'Église soit contre le
judaïsme religieux,
c'est tout à fait normal. Ce qui est grave dans le texte de
l'abbé Pierre, c'est
quand il parle de la Shoah de Josué. C'est abominable. Bien entendu,
les textes sur
Josué sont effrayants, mais ce sont des textes qui sont absolument
courants dans la littérature
de l'époque. Si vous prenez inversement la stèle de Mesha,
roi de Moab, qui est au
Louvre, vous avez les mêmes appels à l'extermination du voisin
On est dans cet univers là. Alors parler de Shoah à ce sujet
est extrêmement grave.
(MAIS POURQUOI DONC ? CES APPELS A L'EXTERMINATION SEMBLENT AVOIR ETE
SUIVIS D'EFFETS.
SI, COMME LE DIT LE PSEUDO-VIDAL, LES TEXTES SUR LA PRISE DE POSSESSION DE
LA PALESTINE
PAR LES ANCIENS HEBREUX "SONT EFFRAYANTS", DOIT-ON LES PASSER
SOUS SILENCE QUAND
ILS SONT INVOQUES PAR LES JUIFS MODERNES QUI EN FONT LA BASE DE LA
LEGITIMITE DE LEUR
PRISE DER POSSESSION DE CETTE MEME PALESTINE PAR LES MOYENS DE LA GUERRE ET
DU MASSACRE
? TOUT CE QU'IL PEUT DIRE C'EST "C'EST EXTREMEMENT GRAVE". OUI,
L'OCCUPATION DE LA PALESTINE EST EXTREMEMENT GRAVE, QU'ON PARLE OU NON DE
LA "SHOAH" A CE PROPOS. ET
CETTE GRAVITE DURE ET FAIT SCANDALE BEAUCOUP PLUS ET PLUS LONGTEMPS QUE LE
BREF REGIME
NAZI. JE LE SIGNALE EN PASSANT.)
La société française est-elle plus
prête aujourd'hui qu'il y vingt ans à entendre
ce genre de thèses ?
Des verrous ont sauté au moment où l'extrême
droite a eu 15 % des voix. S'il
n'y avait pas eu ce fait-là, je crois que livre de Garaudy et la
prise de position
de l'abbé Pierre auraient été à peine
remarqués. Mais je pense qu'un autre facteur
pèse, celui d'une certaine lassitude de la société
française envers une historiographie qui
s'est par trop concentrée sur la Shoah. Il y a, en somme, trois
périodes. Une première,
où l'on ne s'est pas intéressé du tout à la
déportation juive: à la Libération, les
déportés étaient une seule et même
catégorie. Cela a durée une quinzaine d'années.
Ensuite, on s'est intéressé au caractère absolument
spécifique de la déportation
juive. Aujourd'hui, à mon avis fort heureusement, on revient
à un certain équilibre:
on reconsidère aussi l'autre déportation. Il y a eu une
sacralisation de la Shoah, et cela
me semble extraordinairement dangereux. La Shoah n'est pas une affaire de
culte.
Elle n'a pas à s'adapter aux variations de la politique
israélienne. Il faut que
les historiens travaillent et continuent à travailler.
(PREMIERE SERIE D'AVEUX:
-- SACRALISATION DE LA "SHOAH"
LE PSEUDO-VIDAL N'EST PAS SANS Y AVOIR SA RESPONSABILITE
-- LA "SHOAH" EST UNE AFFAIRE DE CULTE.
C'EST A DIRE QU'IL DEPLORE QU'ELLE LE SOIT (TOUT EN PARLANT INCONSIDEREMENT
DE "SECTE"
A PROPOS DES REVISIONNISTES.)
-- ELLE EST UN ENJEU DE LA POLITIQUE ISRAELIENNE
IL N'ARRIVE PAS A DIRE QU'ELLE EST AUSSI UN ENJEU DANS LA POLITIQUE DES
"COMMUNAUTES"
JUIVES, EN FRANCE ET AUX ETATS-UNIS, ET AILLEURS.
-- LES HISTORIENS NE TRAVAILLENT PAS.
DIFFICILE, POUR NE PAS DIRE IMPOSSIBLE, DE TRAVAILLER SEREINEMENT DANS LE
SACRE ET
DANS LES ENJEUX POLITIQUES.
CA FAIT DEJA UN BON PAQUET, SACRE PSEUDO !)
Pensez-vous que l'historiographie française a fait son
travail sur le sujet
?
L'historiographie française est restée longtemps
médiocre, pour deux raisons.
La première, c'est le syndrome de Vichy, qui commence à
être levé depuis les déclarations
du président de la République.
(LE PSEUDO-VIDAL S'ALIGNE SUR LE SPECIALISTRE DU CHANTAGE POLITIQUE, MAITRE
KLARSFELD.
FEU VIDAL-NAQUET ETAIT REPUBLICAIN ET N'AURAIT JAMAIS PARTICIPE A CETTE
DEGRADATION
DES PRINCIPES.MAIS PEUT-ETRE CHIRAC DONNERA-T-IL AUSSI UNE MEDAILLE. LE
PSEUDO-VIDAL
SAIT COMMENT LES DEMANDER.)
Ensuite, en France, nous avons toujours une sorte de panique devant
l'histoire contemporaine.
Même les travaux, pour la plupart excellents, de l'Institut
d'histoire du temps présent
n'ont pas complètement pu la dissiper.
(LES RAISONS QU'IL DONNE SONT ASSEZ FANTAISISTES MAIS L'AVEU EST LA:
LES HISTORIENS FRANCAIS DE CETTE PERIODE SONT MEDIOCRES; ON POURRAIT MEME
DIRE FRANCHEMENT
QU'ILS SONT NULS.)
Cette faiblesse a-t-elle laissé le champ libre aux
négationnistes
?
Sans le moindre doute. Encore qu'en Allemagne ou aux
États-Unis, où il n'y a
pas cette faiblesse de l'historiographie, le négationnisme a
prospéré. Mais en France,
il a pu plus aisément se développer.
A-t-il une plus grande audience aujourd'hui
?
Intellectuellement, non, c'est mort. Mais, politiquement et
socialement, grâce
au relais que donnent à ce genre de théories aussi bien Le
Pen que l'abbé Pierre,
c'est effectivement en poussée. Cela traduit peut-être une
sorte d'inconscient de
la société française. N'y a-t-il pas dans notre
société une vieille tradition qui empêche
de mesurer la profondeur de cette histoire ? Je crains que la prise de
position de
l'abbé Pierre ouvre les vannes d'une poussée antisémite.
(COMME TOUJOURS. IL Y A TOUJOURS UNE VANNE QUI S'OUVRE ET UNE VENTRE QUI
EST FECOND.
CETTE LITANIE EST VRAIMENT BARBANTE.)
La demande de l'abbé Pierre d'un colloque d'historiens ne
risque-t-elle pas d'introduire
le négationnisme dans le débat public
?
Bien sûr, et cela, je le refuse de la façon la plus absolue.
Le jour où l'on accepte
un de ces messieurs dans un débat public à la
télévision ou dans un colloque d'historiens,
ils ont gagné la partie, ils sont considérés comme une
école. Il faut le leur refuser impitoyablement.
(DANS LA SERIE DES AVEUX, VOICI LE PLUS BEAU ET LE PLUS GROS:
"LE JOUR OU L'ON ACCEPTE UN DE CES MESSIEURS DANS UN DEBAT PUBLIC A LA
TELEVISION
OU DANS UN COLLOQUE D'HISTORIENS, ILS ONT GAGNE LA PARTIE."
DIRE CECI D'UNE MOUVEMENT INTELLECTUELLEMENT "MORT" C'EST PARLER
DE L'OUTRE-TOMBE.
ON NE PEUT PAS ETRE PLUS FRANC ET PLUS CLAIR POUR DIRE QU'EN FACE DES
REVISIONNISTES,
IL N'Y A QUE DES ZEROS. NOUS L'AVIONS REMARQUE, CHER PSEUDO-VIDAL. MERCI DE
LE DIRE
AUX AUTRES.)
tes-vous favorable à la loi Gayssot, qui permet de
condamner des personnes pour
négation de crimes contre l'humani
té"?
J'ai toujours été absolument contre cette loi, avec
d'ailleurs la grande majorité
des historiens. Elle risque de nous ramener aux vérités
d'État et de transformer
des zéros intellectuels en martyrs. L'expérience
soviétique a montré où menaient
les vérités d'État. La loi de 1972 contre le racisme
suffit amplement.
(ELLE EST POURTANT, CETTE LOI DE 1972, DE MEME NATURE. ELLE PRETEND IMPOSER
UN MODE
DE PENSER ET D'EXPRESSION. ELLE NE PASSERAIT PAS UN EXAMEN DE
CONSTITUTIONNALITE.)
Propos recueillis par François Bonnet et Nicolas Weill
(CE SACRE PSEUDO-VIDAL, IL ME FAIT TOUJOURS PENSER A SERAPHIN LAMPION, DANS
"TINTIN",
CELUI QUI CROIT QU'IL FAIT RIRE TOUT LE MONDE ET QUI FAIT EFFECTIVEMENT
RIRE TOUT
LE MONDE PARCE QU'IL N'ARRIVE A FAIRE RIRE PERSONNE.)
++++++++++++++++++++++++++++++
Le Monde , 5-6 mai 1996
(Commentaire majuscules de Mme Bonacieux)
La Shoah, la mémoire et les historiens
Avec la disparition de ceux qui en ont été les contemporains,
le génocide des juifs par les nazis quitte inexorablement le monde
des tribunaux, de la littérature, de la réflexion métaphysique
ou religieuse pour celui de la recherche.
(ON DIRAIT QUE LE JOURNALISTE REGRETTE QUE CE SOIT DU PASSE)
Au milieu des années 80, l'historien canadien Michael Marrus constatait
que le champ de la recherche sur la Shoah était d'ores et déjà
devenu trop vaste pour qu'un seul individu puisse prétendre le maîtriser.
(C'EST TRES PRATIQUE, CETTE EXCUSE DE LA SURABONDANCE DES TRAVAUX: POUR
ELIMINER UNE PARTIE DE LA RECHERCHE, ON PRETEND SIMPLEMENT A L'IGNORANCE
LEGITIME).
A cette époque, une bibliographie sélective recensait déjà
près de deux mille ouvrages, en toutes les langues, et plus de dix
mille publications, rien que sur Auschwitz.
(COMME CA, LE JOURNALISTE PEUT PARLER SEULEMENT DE CE QUI LUI PLAIT : LE
RESTE, IL N'A PAS EU LE TEMPS DE LE LIRE. ET IL CROIT POUVOIR AINSI SE FAIRE
PASSER POUR HISTORIEN: GENIAL, NON? LE VERITABLE HISTORIEN, DE MEME QUE
LE SUJET PENSANT DOUE DE RAISON RAISONNANTE, A DEJA TOURNE LA PAGE: ASINUS
ASINUM FRICAT).
Pendant les quinze années qui suivent la deuxième guerre mondiale,
les historiens du génocide des juifs ont pourtant travaillé
dans une certaine solitude. L'attention et l'intérêt du public
ne datent guère que du procès Eichmann, en 1961. En France,
le négationnisme, dès les années 50, fleurit sur cette
ignorance. Certains historiens, pourtant, n'avaient pas attendu la fin du
conflit pour passer au stade de l'analyse. Ainsi Franz Neumann, aux États-Unis
décrit, dès 1942, le système chaotique du IIIe Reich,
et c'est lui qui sera l'inspirateur de Hilberg. Même au seuil de l'anéantissement,
des historiens juifs ont tenu à décrire ce qu'ils subissaient
en recourant à des méthodes de professionnels : Simon Doubnov
par exemple, dont les notes sur le ghetto de Riga n'ont pas été
retrouvées à ce jour, ou Emmanuel Ringelblum, historien du
judaïsme polonais avec son Journal du ghetto de Varsovie.
Longtemps, le Bréviaire de la haine, de Léon
Poliakov, publié au début des années 50, a
fait figure de somme jusqu'à ce que paraisse aux États-Unis,
en 1961, le livre de Raul Hilberg, lequel exploitait pour la première
fois les sources archivistiques allemandes. Depuis sa Destruction
des juifs d'Europe (Fayard) qui n'a guère été
dépassée, et l'histoire érudite de la Shoah a pris
son essor, essentiellement dans les universités ou les centres de
recherche américains, allemands et israéliens.
A la différence du témoin, du romancier ou du scénariste,
l'historien travaille à partir d'archives, en citant ses sources.
(MAGNIFIQUE AMALGAME: EN REALITE, SI LE TEMOIN ET L'HISTORIEN PARTICIPENT
EN EFFET A UN MEME ENSEMBLE, CELUI DE LA CONNAISSANCE DE LA REALITE, RIEN
NE PERMET DE COMPARER LEUR DEMARCHE: LE TEMOIN SE CONTENTE DE RACONTER UNE
EXPERIENCE PERSONNELLE QU'IL A VECUE PAR HASARD, TANDIS QUE L'HISTORIEN
SE CONSACRE VOLONTAIREMENT A L'ETUDE SYSTEMATIQUE D'UNE REALITE POUR LA
CONNAISSANCE DE LAQUELLE UN ENSEMBLE DE TEMOIGNAGES N'EST QUE L'UNE DES
SOURCES. QUANT AU ROMANCIER ET AU SCENARISTE, ILS ARRIVENT ICI POUR FAIRE
CROIRE QUE L'HISTOIRE C'EST DU ROMAN ENSEIGNE A L'UNIVERSITE ET QU'A CE
TITRE, ON PEUT RACONTER N'IMPORTE QUOI).
Il tente aussi d'établir une certaine distance critique avec son
sujet.
(?? DE QUI L'IMBECILE SE MOQUE-T-IL, DEPUIS QUAND LA DISTANCE CRITIQUE EST-ELLE
UN OUTIL ENTRE AUTRES DE L'HISTORIEN? SI QUELQU'UN A ENVIE DE S'ENTENDRE
RACONTER SOUS LE NOM D'HISTOIRE LES ELUCUBRATIONS PERSONNELLES DU JOURNALISTE
WEILL, QU'IL SACHE QUE LE PIETON DE PARIS A SUIVI POUR LUI LE TRIBUNAL POPULAIRE
DUDIT JOURNALISTE ET QUE MALGRE LE MALAISE QUI LE SAISIT DEVANT CET ABIME
DE LA BETISE HUMAINE, IL SERA LA JUSQU'AU BOUT).
Pendant longtemps, il est vrai, cette attitude ne lui a pas assuré
bonne presse, notamment auprès des survivants
(SERIEUSEMENT, QUEL HISTORIEN SE SOUCIE-T-IL DE FAIRE BONNE PRESSE AUPRES
DE SES TEMOINS ?).
La froideur requise par la discipline était jugée inadéquate
à la monstruosité de l'événement. L'historien
israélien Yehuda Bauer, pourtant spécialiste reconnu, a vu
ainsi dans l'approche universitaire du génocide des juifs une façon
de noyer "larmes et souffrances dans un océan de notes".
Aujourd'hui, on peut néanmoins penser que le massacre le plus
systématique de l'histoire humaine est appelé à perdre
inéluctablement son statut d'objet de mémoire, avec la disparition
de ceux qui en ont été les contemporains. Il quitte inexorablement
le monde des tribunaux, de la littérature, de la réflexion
métaphysique ou religieuse pour celui de la recherche.
(ENCORE UNE FOIS, L'ASSOCIATION DE TOUTES CES APPROCHES NOUS INTERLOQUE)
Ce monde-là n'en bruit pas moins de nombreux débats. L'ouverture
et l'exploitation des archives de l'ex-Union soviétique éclaireront
sans doute plus d'une zone encore laissée dans l'ombre. Ainsi, dans
les archives soviétiques, Jean-Claude Pressac a pu exhumer des documents
décisifs sur la technique de l'extermination employée à
Auschwitz.
(CET ENORME MENSONGE EST VOLONTAIRE. LES DOCUMENTS PORTENT SUR L'INCINERATION.
AUCUN DOCUMENT SUR LES 160 000 PIECES EXAMINEES PAR PRESSAC NE PARLE D'EXTERMINATION
NI MEME DE MEURTRE.)
C'est là aussi qu'on a retrouvé un train entier de lettres
de soldats allemands accompagnées de photos qui confirment l'implication
de la Wehrmacht dans les massacres de juifs; responsabilité de l'armée
allemande qu'avaient pressentie, dès le début des années
80, Helmut Krausnick et Hans-Heinrich Wilhelm. En attendant que ces nouveautés
soient intégrées à l'historiographie, un certain nombre
de débats continuent à préoccuper les historiens.
(COMME LE THURIFERAIRE SUBALTERNE WEILL NE PEUT PAS TOUT CONNAITRE SUR LE
SUJET, IL SE CONTENTE DE PARLER DES HISTORIENS ET LAISSE DE COTE POUR LE
MOMENT LES ROMANCIERS ET LES SCENARISTES. IL Y REVIENDRA SUREMENT DANS UN
PROCHAIN ARTICLE)
L'un d'eux porte sur la question du caractère unique de la Shoah
par rapport aux autres atrocités du XXe siècle, les massacres
des Arméniens ou bien les "famines de terreur" dans le
cadre de la guerre déclarée par Staline à la paysannerie
dont le bilan avait été estimé par l'historien britannique
Robert Conquest à treize millions de victimes, de 1930 à 1937.
Avec leur cinq à six millions de victimes, depuis l'enfermement dans
les ghettos, en 1940, les fusillades des "commandos mobiles de tuerie",
l'interdiction aux juifs d'émigrer, le 23 octobre 1941, les premiers
gazages au camp d'extermination de Chelmno en décembre 1941, jusqu'aux
meurtrières évacuations des camps en 1945, les juifs d'Europe
ont été ceux qui ont le plus souffert en proportion.
(C'EST CA QU'IL FAUDRAIT ETABLIR PAR QUELQUES COUPS DE FORCE SEMANTIQUES.
CE QUI COMPTE C'EST ETABLIR LA BASE ETHIQUE DE L'IMPUNITE D'ISRAEL QUI POURRA
USER DE TOUTES LES TECHNIQUES NAZIES SANS SE FAIRE CRITIQUER. L'UNICITE
DE LA "SHOAH" EST UN INSTRUMENT DE TERREUR CONCRETE.)
Des juifs seuls les nazis avaient planifié l'annihilation totale.
Le "génocide" terme forgé en 1943 par le
juriste américain (POLONAIS) Raphael Lemkin n'est pas le plus grand
massacre que le monde ait connu. Mais il n'est pas non plus un massacre
"ordinaire". Le mécanisme bureaucratique d'un État
moderne qui y a été appliqué lui confère incontestablement
sa spécificité.
(NOUS POUVONS AFFIRMER QUE JAMAIS, DANS AUCUN AUTRE DOMAINE, ON N'A PRETENDU
QUE LES HISTORIENS DEVAIENT COMPARER DES HORREURS ENTRE ELLES ET DIRE LAQUELLE
ETAIT LA PIRE: RELISEZ DONC LE RECIT DE L'EXECUTION DE RAVAILLAC ET DE CELLE
DE DAMIEN)
Un des autres débats de la communauté scientifique oppose
ceux qui voient dans l'extermination l'application d'un programme et ceux
qui en font le résultat d'un engrenage. Pour les premiers l'école
"intentionnaliste" , il y aurait continuité entre l'antisémitisme
hitlérien et le génocide. A l'appui de cette thèse,
qui dérive du procès de Nuremberg, lequel visait à
établir la culpabilité des chefs nazis sur la base d'une "conspiration",
on cite des textes d'avant- guerre dans lequel Hitler en appelle déjà
à la disparition des juifs et notamment le fameux discours du 30
janvier 1939, où le Führer "prophétise" "l'anéantissement
de la race juive en Europe ".
(DE MEME, LES PROPHETES DE MALHEUR QUI ANNONCENT L'ANEANTISSEMENT
DE L'AFRIQUE ET DE L'ASIE PAR LE SIDA SERONT, S'IL ADVIENT UN JOUR, RESPONSABLES
DES FAITS PAR LEUR SEULE PROPHETIE)
On ne peut nier que l'antisémitisme de Hitler en particulier, et
de l'Allemagne de cette époque en général, ait joué
son rôle dans ce qui allait devenir la "solution finale",
notamment dans la contribution très directe qu'un certain nombre
de citoyens ordinaires allaient apporter à ce massacre. Au début
de 1996, le livre controversé d'un jeune politologue américain
de l'université Harvard Daniel Goldhagen, Hitler's Willing
Executioners ("Les bourreaux consentants de Hitler"), a
remis l'accent sur ce point. Il entend montrer que, si tant d'Allemands
ont directement trempé dans le génocide, et en tout cas l'ont
soutenu, c'est parce que la haine antijuive était profondément
ancrée dans leur culture. D'autres études, comme celle du
Britannique Ian Kershaw, qui a analysé de près l'opinion publique
en Bavière à l'époque nazie, estiment plutôt
que "la route d'Auschwitz fut tracée par la haine mais
pavée d'indifférence".
(OUI, ON PEUT QUALIFIER CES DIFFERENCES D'APPRECIATION ENTRE GOLDHAGEN
ET KERSHAW DE VERITABLE DEBAT JUSTIFIANT A LUI SEUL L'EXISTENCE DE LA RECHERCHE
BRITANNIQUE AUSSI BIEN QUE CELLE DE L'UNIVERSITE DE HARVARD).
Plutôt que par un antisémitisme séculaire, le meurtre
de masse s'expliquerait donc par le fonctionnement du système
du IIIe Reich, imposant la "solution finale" pièce à
pièce. Il s'agit de la tendance dite "fonctionnaliste".
Les tenants de cette théorie soulignent l'atmosphère de radicalisation
et d'emballement meurtrier qui, à partir de mars 1941, période
de préparation de l'invasion de l'Union soviétique, s'empare
de la machine nazie. L'Allemand Martin Broszat estime même et cela
n'entraîne aucune disculpation de Hitler que les premiers massacres
sont le fruit d'une série d'initiatives locales, au départ
improvisées puis mises en ordre. La fameuse conférence de
Wannsee, le 20 janvier 1942 sous la direction de Heydrich ne viendrait,
du coup qu'étendre à l'ensemble de l'Europe, où onze
millions de juifs sont recensés, une tuerie qui a déjà
commencé depuis des mois dans le sillage de l'invasion de l'URSS.
Pour le Suisse Philippe Burrin, c'est à l'automne 1941 que le processus
de décision menant à la "solution finale" se cristallise,
comme une sorte de revanche prise contre les juifs du piétinement
de la Wehrmacht devant Moscou.
Hormis quelques allusions, on n'a jamais trouvé de décret
écrit de Hitler ordonnant la "solution finale" et, comme
le dit Michael Marrus, "aussi incroyable que cela puisse paraître
dans cette atmosphère enfiévrée l'"ordre"
d'envoyer des millions de gens à la mort n'a peut-être été
qu'un simple "signe de tête" de Hitler à ses lieutenants".
(ON VOIT AINSI L'INTERET DU RAPPROCHEMENT ENTRE LE ROMANCIER ET L'HISTORIEN
: PUISQUE LES DEUX SE CONFONDENT, AU FOND, RIEN N'EMPECHE L'HISTORIEN D'INVENTER
UN FORMIDABLE LANGAGE DE SOURDS-MUETS, OU UN SIMPLE SIGNE DE TETE SIGNIFIE
"ENVOYER DES MILLIONS DE GENS A LA MORT" CETTE SUPERBE IMAGINATION
MERITERAIT BIEN UN PETIT NOBEL.)
Autre difficulté que rencontrent les historiens de la période
: la pratique systématique de l'euphémisme et du codage dans
le langage officiel nazi. "Traitement spécial", "évacuation",
"éloignement" constituent autant de camouflages du meurtre
de masse. Himmler, lors du discours de Posen, le 4 octobre 1943, destiné
à "mouiller" les dignitaires du Reich dans la "solution
finale", ne sort de sa réserve que pour recommander le secret:
"Ce sujet, dit-il, doit être abordé
entre nous en toute franchise, mais nous n'en ferons jamais mention en public.
Je veux parler de la liquidation des juifs, de l'extermination de la race
juive. C'est une question dont il faudrait parler librement: les juifs doivent
être exterminés. C'est notre programme et nous devons l'appliquer."
(PRESSAC A MONTRE, APRES D'AUTRES, QUE S'IL Y AVAIT UN JARGON, COMME
DANS TOUTE ACTIVITE, IL N'Y AVAIT PAS DE CODAGE. LES CODES DE TRANSMISSION,
EUX, ETAIENT DECHIFFRES PAR LES ALLIES. PAS DE SECRET.)
Plus récemment, l'historiographie s'est penchée sur le rôle
moteur de l'idéologie raciale et eugéniste dans l'origine
du génocide. Les ouvrages de Gitta Sereny et du Britannique Michael
Burleigh ont mis en évidence les lignes de continuité entre
la volonté de suppression des malades mentaux et des handicapés
le fameux programme T4 qui fera près de cent mille victimes et la
Shoah. Certains des "techniciens" de l'euthanasie se retrouveront
dans les camps de la mort, comme Christian Wirth ou Franz Stangl à
Treblinka. (RIEN DE RECENT LA-DEDANS.)
D'autres chantiers, dépassant la querelle entre intentionnalistes
et fonctionnalistes, se sont désormais ouverts à une historiographie
qui, après avoir consacré beaucoup d'attention et d'efforts
aux bourreaux, se penche sur les victimes, notamment autour de la sensible
question des Judenräte, soulevée par Hannah Arendt
à l'époque du procès Eichmann (les "conseils juifs"
formés par les Allemands pour gérer les ghettos et les communautés
en attente de destruction). Le thème de la résistance juive
oppose depuis longtemps Raul Hilberg, qui en fait peu de cas, à l'historiographie
israélienne, qui, elle, a tendance à la mettre en valeur.
Depuis le début des années 80, on sait, grâce au Terrifiant
secret de Walter Laqueur que le monde a été informé
bien plus tôt qu'on ne le pensait généralement du plan
d'extermination en cours.
(C'EST UN LIVRE, ECRIT PAR UN ANCIEN ESPION, QUI DEMONTRE QUE LES BOBARDS
CIRCULAIENT EFFECTIVEMENT ET QUE LES RESPONSABLES POLITIQUES N'ETAIENT PAS
ASSEZ NAIFS POUR Y CROIRE. IL SAPE LES BASES DE LA CROYANCE DANS LA SHOAH
SANS MEME S'EN RENDRE COMPTE. LAQUEUR ENFONCE DES PORTES QUI ONT ETE LARGEMENT
OUVERTES LONGTEMPS AVANT LUI PAR LE REVISIONNISTE ARTHUR BUTZ)
Au moins officiellement: dès le mois d'août 1942, quand l'information
parvient aux États-Unis, par le biais d'un télégramme
du représentant en Suisse du Congrès juif mondial, Gehrardt
Riegner. La conséquence est l'inévitable réexamen de
l'attitude des alliés et des neutres: pouvaient-ils "faire quelque
chose" ? L'étude des négociations entre nazis et juifs,
de la mauvaise volonté des Britanniques à bombarder Auschwitz
à l'été 1944 commence à fournir quelques éléments
de réponses. Enfin, de nombreux historiens s'intéressent depuis
quelques années à l'histoire de la mémoire du génocide,
comme Annette Wieviorka (DITE LA LUGUWRE) en France, voire à celle
de son exploitation politique post factum, comme Tom Segev
en Israël. Sans doute, les grandes sommes explicatives et globalisantes
laissent place à des études plus pointues.
(C'EST MARRANT. D'HABITUDE, ON COMMENCE PAR LES ETUDES SPECIALISEES AVANT
D'EN FAIRE LA SOMME. OU ALORS, L'HISTOIRE, C'EST COMME LE CHRISTIANISME
: D'ABORD LA REVELATION PUIS LES BONS AUTEURS QUI VONT EN CHERCHER DES PREUVES
A POSTERIORI UN PEU PARTOUT)
Mais n'est-ce pas la preuve qu'on en sait de plus en plus sur la Shoah et
que ce savoir demeure sans doute le meilleur antidote contre ceux que Pierre
Vidal-Naquet appelait "les assassins de la mémoire"?
Nicolas Weill
* Parmi les ouvrages généraux disponibles en poche, signalons,
de Michael Marrus, L'Holocauste dans l'histoire, Champs-Flammarion
(336 p., 53 F (15 CENTIMES LA PAGE: PAS CHERE, LA PAGE DE REVELATION); de
Raul Hilberg, La Destruction des juifs d'Europe, Folio (en
deux volumes); d'Anne Grynberg, La Shoah, l'impossible oubli, Découvertes-Gallimard
(176 p., 87F); de Georges Bensoussan, Histoire de la Shoah, "Que
sais-je"PUF
++++++++++++++++++++++++++++++
Pendant ce temps-là les malheureuses victimes du nazisme se livraient
pour des raisons évidemment électorales à une joyeuse
boucherie de civils libanais. On n'avait pas seulement mis 400 000 personnes
sur les routes en menaçant de bombarder leurs maisons, pour la deuxième
fois en quelques mois, mais on avait choisi de rassurer la électeurs
de droite, qui semblaient écouter d'une oreille trop attentive les
discours de leurs candidats qui parlaient de "sécurité".
Pérès a donc pensé qu'une peu de sang arabe sur les
murs montrerait qu'on pouvait compter sur lui. J'aime que ce soient ces
gens-là, assassins de masse et récidivistes, qui viennent,
le regard embrumé, la voix grave, la main sur le coeur, vous casser
les pieds avec les histoires de "shoah".
Le Monde , samedi 4 mai 1996
Le bombardement par Israël du quartier général
des casques bleus à Cana aurait été délibéré
Washington s'opposerait à la publication d'un rapport écrit
de l'ONU
NEW YORK (Nations unies) de notre correspondante
En raison d'importantes pressions politiques, les conclusions d'une
enquête de l'ONU sur le massacre de Cana, au Liban sud, pourraient
ne pas être rendues publiques dans leur totalité. Pourtant,
selon toutes les indications , rapportent des sources bien
informées, le bombardement israélien, le 18 avril, du quartier
général du contingent fidjien des casques bleus de la Force
intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) au cours duquel cent deux personnes
ont été tuées aurait été délibéré.
Décidée par le secrétaire général de
l'ONU, Boutros BoutrosGhali, l'enquête a été menée
par le général hollandais, Frank Van Kappen, qui a passé
une semaine dans la région. Les conclusions en ont été
soumises aux diplomates israéliens à New York.
Les États-Unis ayant exercé des pressions, une version édulcorée
des conclusions de l'enquête pourrait être présenté
au Conseil de sécurité dès la semaine prochaine. "Les
États-Unis préfèrent que l'on ne présente aucun
rapport écrit au Conseil, explique un diplomate occidental
mais le groupe arabe insistera, et il sera extrêmement difficile
au secrétaire général de refuser. "
Pas d'erreur possible
Selon des sources informées les responsables onusiens auraient demandée
des "clarifications" sur deux questions précises
concernant le bombardement israélien. Une réponse serait attendue
à l'ONU lundi.
Un "dialogue " sur les mesures à
prendre pour éviter que ce genre d'"incident "
ne se reproduise a aussi été entamé entre les
Nations unies et le gouvernement israélien. L'État juif a
toujours maintenu que l'attaque était une erreur, et sans sa pleine
coopération avec l'ONU, il sera "quasiment impossible"
de prouver, "sans aucun doute" possible, une
décision délibérée de bombarder des civils ayant
cherché refuge dans le quartier général des "casques
bleus" fidjiens.
Pourtant, selon des sources bien informées à New York "toutes
les indications" montrent qu'aucune erreur n'a pu être
possible et l'enquête établit ce fait. Il reste à savoir,
disent les diplomates, "à quel niveau du
gouvernement israélien la décision d'attaquer le camp a été
prise ".
L'enquête indiquerait aussi que les militants du mouvement
chiite Hezbollah ont "pris l'habitude" de se réfugier
dans le camp de la Finul, et que le 18 avril, après avoir tiré
des roquettes à partir d'un lieu proche d'un poste de la Finul à
Cana, ils ont trouvé refuge auprès des "casques bleus".
Quant à une éventuelle "coopération" de ces
derniers avec le Hezbollah, des sources militaires ont déclaré
au Monde qu' "ayant vécu trop longtemps"
avec le Hezbollah, les soldats fidjiens ont plutôt la réputation
d'être "pro-israéliens, non l'inverse".
Déployés au Liban sud, depuis mars 1978, les casques
bleus n'ont jamais pu empêcher les hostilités entre les parties
adverses. L'avenir de la Finul, forte de 4856 hommes, pourrait fair l'objet
d'un débat au Conseil de sécurité, lors du renouvellement
de son mandat, à la fin de juillet.
Afsané Bassir Pour
+++++++++++++++++++++++++++++
Il faut que les ténors s'expriment. Jacques Julliard, homme à
tout faire et à toutes mains, syndicaliste-éditeur-journaliste-professeur-penseur,
invité à la télé et à faire croire aux
petits employés que le Nouvel Observateur est un journal d'intellectuels,
Jacques Julliard, donc, se devait de "prendre position" dans la
douloureuse affaire Garaudy-Abbé Pierre.
Le Nouvel Observateur , 25 avril-1er mai 1996
(commentaire majuscule de Bécassine, qui a trempé son nez
dans la bassine.)
La chronique de Jacques Julliard
La faute de l'Abbé
Le fondateur d'Emmaüs a maladroitement cautionné les "assassins
de la mémoire". Mais il appartient aux historiens de tenter
d'établir la vérité historique.
(TACHE QUI CONSISTE A ASSASSINER LA MEMOIRE, QUI COMME CHACUN SAIT, TRAVAILLE
SELECTIVEMENT ET IMPARFAITEMENT)
Non aux législateurs.
Consternantes en effet, comme l'a dit en ch ur l'ensemble de la presse,
(NOTEZ BIEN QU'IL N'Y A QUE LA PRESSE A L'AVOIR DIT: PAS UNE MANIF, PAS
UNE PETITION, PAS UNE DECLARATION DE LA CLASSE POLITIQUE, PAS UN MOT DE
NOS GRANDS ET COURAGEUX LEADERS, PEU SOUCIEUX DE PERDRE DES VOIX S'ILS OSAIENT
S'ATTAQUER A L'ABBE.)
les déclarations de l'abbé Pierre à propos de son ami
Roger Garaudy, poursuivi par le MRAP pour "négationnisme".
(NON, LE MRAP A LA TROUILLE) Consternantes, mais surtout stupéfiantes,
au point que chacun de nous éprouve le besoin de défendre
l'abbé contre lui-même : une vie entière consacrée
à la lutte contre la misère, l'exclusion et le racisme ne
saurait être abolie par des déclarations où la légèreté
le dispute à un sens exagéré de l'amitié. L'abbé
Pierre ne connaît pas bien l'histoire des camps de concentration.
(D'AILLEURS IL N'EN PARLE PAS, CE QUI PROUVE QU'IL EST INTELLIGENT)
Mais sa caution, qui n'était déjà guère convaincante,
(RAPPELONS DE QUELLE NATURE ELLE ETAIT: NULLEMENT HISTORIQUE, PUISQUE L'ABBE
SE CONTENTAIT D'AFFIRMER AVOIR CONFIANCE EN SON AMI ET DECLARAIT LE CROIRE
INCAPABLE D'UNE MAUVAISE ACTION. CELA S'APPELLE UNE CAUTION MORALE, ET QUI
MIEUX QUE LUI POUVAIT LA DONNER ? LA PRESSE FRANCAISE ?)
s'évanouit tout à fait quand il vante "l'éclatante
érudition" d'un autre non-historien, dont il avoue avoir
lu le livre en diagonale. Il y a des limites à l'aveuglement que
procure l'amitié.
Nul aujourd'hui ne peut l'ignorer : il existe aujourd'hui en France, mais
aussi aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne , une bande de pseudohistoriens,
mais vrais antisémites, acharnés à nier la réalité
d'une entreprise de génocide menée par les nazis contre les
juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ils nient que le pouvoir hitlérien
ait jamais formé ce projet; ils nient que les camps d'extermination
et l'action des Einsatzgruppen dans l'Europe de l'Est en aient été
l'application; ils contestent les ordres de grandeur, forcément approximatifs,
quant au nombre des victimes, juives et aussi tsiganes, de cet abominable
dessein.
Les procédés de ces "assassins de la mémoire"
(Pierre Vidal-Naquet) sont bien connus.
(RAPPELONS QUE CETTE EXPRESSION EST EMPRUNTEE AU VOCABULAIRE DE L'IDEOLOGIE
IMPERIALE ROMAINE PUIS BYZANTINE: LORSQU'UN EMPEREUR HAI DU SENAT MOURAIT,
LES PERES CONSCRITS VOTAIENT L'ABOLITION DE SA MEMOIRE QUI SE TRADUISAIT
PRATIQUEMENT PAR LA SUPPRESSION DE TOUS SES PORTRAITS ET DE TOUTES LES REFERENCES
A SON NOM; PUIS A EXISTE LA FONCTION DE MAGISTER MEMORIAE, OU MAITRE DE
MEMOIRE, TITRE DE L'HISTORIOGRAPHE OFFICIEL DE L'EMPEREUR. ON NE S'ETONNE
PAS QUE VIDAL-NAQUET AIT EMPRUNTE AUX EMPEREURS ROMAINS, MODELES DES DEFENSEURS
DE LA LIBERTE DE PENSEE ET DE LA RECHERCHE HISTORIQUE, LEUR VOCABULAIRE
IDEOLOGIQUE. LE POULIDOR DE LA PREFACE N'ECRIT JAMAIS RIEN D'ORIGINAL, IL
VOLE SANS CITER)
Il s'agit, selon une méthode absurde, de jeter le doute sur une histoire
vraie en montant en épingle les inexactitudes ou les incertitudes
qu'elle charrie nécessairement. Les tristes astuces de cet hypercriticisme
sont vieilles comme le monde, ou plutôt comme l'histoire elle-même.
Un historien facétieux, s'appuyant sur quelques points obscurs, et
surtout récusant comme suspect tout témoignage direct, n'avait-il
pas entrepris de nier l'existence historique de Napoléon ? Un contradicteur
se présenta, qui, usant par dérision des mêmes procédés,
ne manqua pas de démontrer à l'auteur de ce canular que lui-même
n'existait pas
(AH! AH! ON NOUS L'A DEJA FAITE MAINTES FOIS. CE JULLIARD EST UN VIEIL ECULE.)
Avec les camps de la mort on passe de la farce à la tragédie
et au crime. Il s'agit moins pour ces étranges scrupuleux de faire
avancer notre connaissance des forfaits nazis (qui s'en plaindrait ?) que
de dénoncer dans toute cette affaire une imposture forgée
par les juifs pour bénéficier à jamais d'un statut
de victimes et pour obtenir en faveur de tous les agissements passés,
présents et à venir de l'État d'Israël une immunité
morale et politique définitive.
(CETTE IMMUNITE EST PALPABLE ET S'OBERVE TOUS LES JOURS. ON ATTEND QUE JULLIARD
EN FOURNISSE UNE EXPLICATION ESTAMPILLEE PAR LE BEIT DIN.)
Comme dans l'affaire des pseudo-protocoles des Sages de Sion, un des ressorts
fondamentaux de l'antisémitisme, c'est l'établissement d'une
légende; c'est la croyance en un complot juif pour la domination
du monde. Quiconque adhère à cette croyance ne tardera pas,
guidé par des mains expertes, à se "poser des questions"
sur un fait aussi avéré que les camps de concentration. Et
toute tentative autoritaire pour réfuter cette croyance aboutira
à la renforcer.
(Y-A-T IL BESOIN D'UNE "CROYANCE" POUR SE POSER DES QUESTIONS
OU EST-CE JUSTEMENT L'EXISTENCE D'UNE CROYANCE QUI POUSSE A SE POSER DES
QUESTIONS ?)
Surtout si elle s'appuie sur les moyens de l'État. Comme l'immense
majorité des historiens, je crois que la loi Gayssot (13 juillet
1990), qui punit le "négationnisme", c'est-à-dire
la contestation des crimes contre l'humanité perpétrés
par les nazis, fut une grave erreur. Elle renforce la schizophrénie
des dupes du négationnisme. Ses intentions ne sont pas en cause.
(PRENONS ACTE DU FAIT QUE L'EDITORIALISTE "DE GAUCHE" NE MET PAS
EN CAUSE LES "INTENTIONS" D'UNE LOI QUI SUPPRIME LA LIBERTE D'EXPRESSION.
STALINE PAS MORT, SURTOUT CHEZ CES CHRETIENS HONTEUX QUI, IL FAUT BIEN LE
DIRE, NOUS DEBECTENT DEPUIS LONGTEMPS)
Mais elle est ressentie comme une atteinte à la laïcité
et à la neutralité de l'État. En 1825, le régime
réactionnaire de Charles X fit passer une loi sur le sacrilège
qui punissait de mort les profanateurs des hosties consacrées. La
présence réelle du Christ dans l'eucharistie redevenait vérité
d'État. Des catholiques comme Chateaubriand ou le duc de Broglie
ne manquèrent pas de protester contre une loi qui attentait à
l'humanité sans protéger la divinité. Fort heureusement,
elle ne fut jamais appliquée. (MAIS LA LOI GAYSSOT EST APPLIQUEE,
ELLE)
Il appartient aux historiens, non aux législateurs, de tenter d'établir
la vérité historique, de combattre la sottise, fût-elle
inspirée par les plus abominables desseins. Tout retour à
une vérité d'État est une régression qui donne
trop facilement aux gredins et à leurs naïves victimes la palme
du non-conformisme. Dans une démocratie, une loi inutile est une
prime à sa transgression. Pas plus que le Parlement britannique la
loi ne peut transformer un homme en femme, Roger Garaudy en homme sérieux
et l'abbé Pierre en historien. (NI JULLIARD EN DEFENSEUR DES LIBERTES)
J.J.
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Si JJ a causé, DDT ne peut pas être en reste.
Le Nouvel Observateur , 2-8 mai 1996
Les lundis de Delfeil de Ton
Qu'ils sombrent !
L'abbé Pierre, donc, soutient Garaudy. Qui c'est ça, Garaudy
? Roger Garaudy, agrégé de philosophie, docteur ès
lettres, croix de guerre, médaille de la déportation, fut
longtemps député, puis sénateur communiste, membre
du bureau politique du PCF, dont il fut exclu en 1970 pour avoir pris parti
plus franchement que ses collègues contre l'invasion des chars soviétiques
en Tchécoslovaquie. Il est né protestant. Après sa
rupture avec le communisme il se fit catholique, puis se découvrit
une passion pour la danse. Aux dernières nouvelles, il était
devenu musulman.
(SI GARAUDY ETAIT JUIF, ON ACCUSERAIT L'AUTEUR DE CE PORTRAIT D'ETRE ANTISEMITE.
COMMENT PEUT-ON ETRE ASSEZ TORDU POUR ETRE AGREGE, DOCTEUR D'ETAT, HEROS
DE LA GUERRE, ELU DE LA NATION ET HOMME DE DOUTE ? TANDIS QUE L'AUTEUR,
DDT, QUI NOUS AMUSAIT AUTREFOIS DANS "HARA-KIRI" NOUS ENDORMIRAIT
CHAQUE SEMAINE SI ON LISAIT LE TORCHON DANS LEQUEL IL N'A PAS HONTE DE RATIOCINER).
Auteur innombrable, c'est un homme de 83 ans, maintenant, et s'il continue
à publier des livres, il leur trouve difficilement des éditeurs,
et plus personne n'en parle.
(C'EST LA PREUVE DE SA NULLITE, CQFD. LA PREUVE DE LA VALEUR D'UN INDIVIDU
RESIDE DANS LA FREQUENCE DES MENTIONS DE SON NOM A LA TELEVISION. CETTE
BASSESSE DE DDT A POUR FONCTION DE CACHER L'EXPLICATION QUE DONNE GARAUDY
LUI-MEME, PAGE 218 DE SON LIVRE (ED. SAMISZDAT) : A LA SUITE D'UN ARTICLE
JUGEANT SEVEREMENT L'INVASION ISRAELIENNE AU LIBAN (1982), IL A ETE POURSUIVI
POUR "ANTISEMITISME" PAR LA LICRA, QUI A PERDU SON PROCES EN PREMIERE
INSTANCE, EN APPEL ET EN CASSATION (1984). DES LORS S'EST ORGANISE UN BOYCOTT
TOTAL DES LIVRES DE GARAUDY PAR LA PRESSE. CE QUI EST IMPARDONNABLE, C'EST
D'AVOIR GAIN DE CAUSE FACE AU LOBBY DE LA LICRA. ON VOIT POURQUOI DDT, QUI
A BESOIN DE SA MANGEOIRE, OCCULTE SOIGNEUSEMENT LA CHOSE.)
Sauf le tout dernier, diffusé par une maison confidentielle et introuvable
jusque dans les plus grandes librairies, qui fait du bruit, du vacarme,
même, depuis que l'abbé Pierre a volé à son secours.
Il faut dire que c'est pas souvent que l'abbé Pierre vole au secours
d'un bouquin. D'habitude, c'est les pauvres et les mal-logés.
Il y a une cause à tout ça. Le livre, qui s'appelle "les
Mythes fondateurs de la politique israélienne" tombe sous le
coup la loi. Une loi particulière, dite loi Gayssot, qui punit la
contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité
tels que définis par l'accord de Londres d'août 1945 à
l'usage du tribunal de Nuremberg, c'est-à-dire les crimes commis
par Hitler contre les juifs.
(ON SE DEMANDE D'AILLEURS POURQUOI LORSQU'ON PARLE D'"HUMANITE",
IL NE S'AGIT QUE DES JUIFS. CELA TEND A DONNER LA FACHEUSE IMPRESSION QUE
LES NON-JUIFS NE FONT PAS TOUT A FAIT PARTIE DE L'HUMANITE.)
Chez les parlementaires qui l'ont votée, cette loi partait certes
d'un bon sentiment.
(VOULOIR EMPECHER LES GENS DE PENSER, TRES BON SENTIMENT: HITLER SERAIT
SUREMENT D'ACCORD, LUI QUI ENFERMAIT SES CONTRADICTEURS DANS DES CAMPS DE
CONCENTRATION).
N'empêche qu'il n'était pas besoin d'être grand clerc
(PAR EXEMPLE, AGREGE DE PHILOSOPHIE ET DOCTEUR ES LETTRES) pour prévoir
que ses avantages seraient vite dépassés par ses inconvénients.
Passons sur le problème philosophique que pose l'existence d'une
loi qui interdit de discuter la réalité d'un fait historique,
fût-il le moins discutable en l'occurrence, d'autres inconvénients
sautent aux yeux de beaucoup, même s'ils sont peu nombreux à
vouloir les relever (Jacques Julliard, la semaine dernière, dans
ce journal, a relevé ceux qui sautent aux siens).
Le principal des inconvénients de cette loi Gayssot, à mon
sens, c'est son effet pratique. Il est pervers. Le moindre plumitif publie-t-il
un livre où il prétend que Hitler ne voulait surtout pas tuer
les juifs, les associations antiracistes ne manquent pas de porter plainte
contre lui au nom de la loi, la justice de le poursuivre et de le condamner,
la presse de rapporter son méfait, et ainsi, à chaque publication
de ce genre, le public apprend que M. Untel, qui nie la déportation
des juifs aux fins d'extermination, qui nie les chambres à gaz, a
été condamné et son livre interdit. Ce qui revient,
périodiquement, à suggérer qu'il peut y avoir un doute
sur l'existence des chambres à gaz puisque d'aucuns le prétendent
dans des livres successifs bien que ça leur coûte cher, et,
pis, il est également suggéré par là au public
que la seule façon de faire taire ce doute, c'est d'interdire ces
livres et de condamner leurs auteurs. Il n'y a pas besoin d'être très
imaginatif pour être certain que des propagandistes mal intentionnés
font conclure de cet état de choses à des esprits simples
que si on interdit ces livres, c'est parce qu'ils apportent des preuves
si gênantes qu'il faut en empêcher l'exposé. C'est regrettable
qu'il y ait des gens si bêtes et des gens si méchants, mais
c'est comme ça. (LESQUELS ? CEUX QUI ONT FAIT LA LOI EN QUESTION
?)
Avec Garaudy, on atteint un comble. Garaudy assure que son livre n'est pas
négationniste. L'abbé Pierre l'assure aussi, mais il ne l'a
pas lu. Les commentateurs que vous avez pu lire ou entendre assurent qu'il
l'est, mais la quasi-totalité d'entre eux ne l'ont pas lu non plus.
(ENREGISTRONS CE TOUCHANT AVEU)
L'est-il ? Je ne l'ai pas lu. La réponse, en vérité,
n'a pas plus d'importance que ce livre n'aurait dû normalement en
avoir. Aux dizaines de millions de spectateurs du samedi soir, abbé
Pierre oblige, les journaux télévisés ont balancé
inopinément le contenu des bobards négationnistes. Grâce
aux poursuites, sans lesquelles l'abbé Pierre ne serait pas intervenu
pour défendre son ami Garaudy, le soupçon, même clairement
combattu, a été diffusé à grande échelle,
et ce soupçon a semblé à la foule être partagé
par l'homme le plus respecté des Français. Grâce à
la loi Gayssot, dont on s'était passé pendant quarante-cinq
ans, au lieu de sombrer dans la mer aux livres, ce livre fait la une de
tous les journaux.
(JALOUX?)
La loi Gayssot est une loi de censure. La censure, c'est imbécile,
toujours. La loi Gayssot est imbécile. Il faut l'abolir. Si j'étais
historien, j'aurais honte qu'on ait songé que des juges pouvaient
faire mon travail. Surtout un travail aussi facile que la réfutation
du négationnisme.
(ON VOUDRAIT L'Y VOIR, LE NAIF GOGO. ILS CROIENT TOUS QUE C'EST FACILE.
ILS ECRIVENT QUELQUES PAGES ET PUIS ILS DISPARAISSENT, ROUGES DE CONFUSION.
ON EST HABITUE A CE GENRE DE ZOZOS.)
C'est lassant de répéter ? Ben, c'est votre lot. Faudra vous
y mettre. Sinon, vous aurez de nouveaux abbés Pierre aux 20 Heures
et les fumiers qui ricanent dans l'ombre.
D.D.T.
(QUAND JETAIS GOSSE, ON SE BATTAIT JUSQU'AU SANG POUR LE MOT DE "FUMIER".
MAIS QUEL JUS DE NAVET POURRAIT-ON EXPRIMER D'UN EDITORIALISTE DU NOUVEL
OBS ?
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La voix de la communauté devait aussi se faire entendre :
L'Arche , n 460.
Pourquoi Garaudy est dangereux
par Richard Liscia
L'ex-philosophe communiste s'est converti à l'islam pour ce qu'il
y a trouvé d'intolérance
Les plus grands corrompus de la politique. y compris les nazis. ne sont
pas des imbéciles Leur froide intelligence. parfois, fait peur.
Agé de 82 ans. Roger Garaudy, né en 1913 dans une famille
athée et qui s'est converti successivement au protestantisme, au
catholicisme puis à l'islam, a été l'un des chefs de
file du parti communiste français jusqu'en 1970, année où
il a été exclu du parti pour s'être élevé
contre l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes russes. Parcours
intéressant qui, déjà, aurait suffi à nourrir
une réflexion sur les doutes d'un homme qui se recherche, mais tombe,
hélas, dans l'ignominie pure et simple : Roger Garaudy vient de publier
un très long texte négationniste. totalement anti-israélien
et antisémite, même si Garaudy prend le soin de nous jurer
qu'il n'a rien contre les faits mais qu'il s'oppose à l'existence
de l'État d'Israël.
(REMARQUONS QUE CETTE PHRASE EST TOTALEMENT IMBECILE.)
Cet État a d'autant moins de raisons d'exister, nous dit-il, qu'il
est fondé sur des "mythes théologiques" (la
terre promise, le peuple élu) qui ont fait des ravages au Proche-Orient.
Bien entendu, il conteste le procès de Nuremberg; dont les jugements
étaient non pas ceux de la justice mais ceux de la victoire militaire,
et sans la moindre réserve, il rejoint le camp de la poignée
d'illuminés qui feignent de croire encore que les nazis n'ont pas
exterminé des millions de Juifs.
(LA PREMIERE PARTIE DE CETTE PHRASE EST IMBECILE, LA DEUXIEME MENSONGERE.)
Le premier réflexe est de rejeter dans les ténèbres
de l'obscurantisme ce vieillard venimeux. Pourtant, on ne peut pas laisser
se répandre de telles idées. On veut toujours croire qu'un
communiste qui s'est dressé contre le système communiste est
un homme sincère : on ne peut pas disqualifier Garaudy qui, de penseur
politique serait passé au stade du gâtisme haineux. C'est trop
simple d'oublier de tels adversaires en disant que ce sont des fous ou des
imbéciles. Garaudy n'est ni fou ni stupide. Il est dangereux.
(LISCIA, EN REVANCHE, LUI, N'EST PAS DANGEREUX)
Mais quel est le fil conducteur d'une vie qui a épousé trois
religions et au moins deux idéologies puisqu'après le communisme
M. Garaudy en est venu, en 1990, à rejoindre la cause de l'Irak,
victime d'une "guerre coloniale" ? On
est tenté de penser qu'il a trouvé dans le communisme
ce qui lui convenait le plus, c'est-à-dire le totalitarisme qui a
sans doute à ses yeux l'avantage de laminer toutes les divergences
et fait une bouchée de la singularité juive : si le monde
était communiste, les Juifs seraient heureux partout et n'auraient
pas besoin d'Israël, n'est-ce pas ? Après son incartade contre
le PCF, c'est le totalitarisme nazi qui le séduit assez pour qu'il
trouve des excuses à ses crimes ou qu'il les nie. Et l'islam ?
(ENCORE UNE REFLEXION TOTALEMENT IMBECILE)
Je rêve d'un homme qui se convertit à l'islam pour en cultiver
les plus sages préceptes et qui n'y voit pas un moyen de dominer
le monde. Sans doute le protestantisme et le catholicisme ne contenaient-ils
pas, pour Garaudy, assez d`intolérance pour qu'il demeurât
protestant ou catholique : sans doute a-t-il en définitive choisi
l'islam non pour ce qu'il peut apporter de supérieurement moral mais
pour les contraintes qu'il impose aux musulmans et aux non-musulmans, par
le biais de l'intégrisme.
On voudrait en finir enfin avec tous ceux qui, comme Garaudy, reprochent
aux Juifs d'interdire la contestation, de poursuivre systématiquement
les antisémites, de faire régner la "pensée
unique" du philosémitisme.
(POUR EN FINIR AVEC CES GENS-LA, ON POURRAIT, PAR EXMPLE, LES TUER, OU LES
METTRE EN PRISON A ASHKELON OU AILLEURS.)
On n'en est vraiment pas là. L'antisémitisme est vivant en
France sous la forme des 15% de la population qui votent pour le Front national
: et il est caché dans des millions d'autres esprits. Il est partout.
Il n'a pas vraiment diminué d'intensité, il est toujours aussi
irrationnel et haineux.
(TOTALEMENT PARANOIAQUE, ET BOUFFI DE HAINE
Nous sommes loin de faire régner un "terrorisme psychologique"
qui interdirait aux antisémites de s'affirmer comme tels.
(CE N'EST PAS EUX QUI AURAIENT FAIT PASSER LA LOI PLEVEN EN 1972 ET LA LOI
GAYSSOT EN 1990, QUI POURSUIVRAIENT SANS ARRET. IMBECILE, PARANOIAQUE ET
EN OUTRE, DENEGATEUR. BEL OISEAU.)
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Libération , 9 mai 1996
(commentaires majuscules de la Venus de Milo)
Rebonds
Qui utilise l'Holocauste?
(REPONSE: CEUX QUI EMPLOIENT CE TERME, GENERALEMENT DOTE D'UNE MAJUSCULE,
POUR DESIGNER DES ACTIONS COMMISES AU VINGTIEME SIECLE)
Par Jean-Luc Allouche
Le trouble produit auprès de certains de nos lecteurs par les prises
de position en faveur de Roger Garaudy s'est traduit par des questions (hors
les habituelles ordures antisémites) pas toutes malveillantes, même
si parfois maladroites
(?? EVIDEMMENT, QUAND ON OUVRE LIBERATION , ON S'ATTEND A LIRE
UNE AUTRE LANGUE QUE LE FRANCAIS CORRECT, MAIS ON EST TOUJOURS SURPRIS PAR
LA PROFONDEUR DE L'ABIME QUI NOUS SEPARE)
Nous cache-t-on quelque chose? Pourquoi pas un débat entre historiens?
Pourquoi le génocide serait-il "sacré" ? En quoi
les Juifs (SIC) ou Israël seraient-ils exonérés du jugement
commun qui affecte les autres communautés, les autres pays, au motif
qu'ils ont subi ce malheur, aussi épouvantable fût-il ?
(GRACE AU JOURNALISTE, NOUS ALLONS ENFIN CONNAITRE LA REPONSE A CES QUESTIONS
QUE TOUS LES HOMMES DE BON SENS CROYAIENT RHETORIQUES)
Seulement voilà: le souci des négationnistes d'hier comme
d'aujourd'hui est tout sauf scientifique (1)
(A QUESTIONS IDIOTES, REPONSES IDIOTES.)
Parce que leur entreprise n'a qu'une visée: frapper encore et toujours
d'illégitimité l'État d'Israël
(QUEL CRIME ABJECT, TRADERI DERA).
"A l'avenir, les tenants de l'"Holocauste " conserveront
leur argent, leur puissance, leur capacité de produire des films,
de célébrer des cérémonies, [de construire
des musées, des films, des cérémonies,] des musées
de plus en plus vides de sens. Ils multiplieront les moyens de répression
contre les révisionnistes par les coups et blessures, les campagnes
de presse, les procès, le vote de lois spéciales. Ils multiplieront
aussi, cinquante ans après la guerre, les poursuites contre ceux
qu'ils appellent [les] "criminels de guerre". Les
révisionnistes, eux leur répliqueront par des études
historiques ou des ouvrages scientifiques et techniques. Ces ouvrages, ces
études seront nos pierres, notre Intifada." Ces mots
sont signés de Robert Faurisson dans la première livraison
de la Revue d'histoire révisionniste (mai-juin-juillet
1990)
(ENTRE CROCHETS, NOUS AVONS RETABLI LE TEXTE DU PROFESSEUR FAURISSON TEL
QU'IL L'A ECRIT ET PUBLIE).
C'est la charte même du négationnisme.
(ALORS, LA, VOUS AVEZ VU QUELQUE CHOSE QUI RESSEMBLE A DU NEGATIONNISME
DANS CE TEXTE ?)
Nul ne contestera à celui-ci comme à quiconque
(ENCORE LE CHARABIA DES ILLETTRES: QUICONQUE ENSEIGNERA AUX JOURNALISTES
LA NATURE ET L'EMPLOI DU PRONOM RELATIF "QUICONQUE" RENDRA UN
SERVICE A L'HUMANISME FATIGUE DES LECTEURS INSTRUITS)
le droit d'avoir été pour l'Intifada, pour la cause palestinienne,
contre Israël, le sionisme : ce qu'on voudra. Mais cette généalogie
se donne pour ce qu'elle est, et rien d'autre.
(JE NE ME PRIVERAI PAS DU PLAISIR D'ATTIRER VOTRE ATTENTION SUR LA SUFFISANCE
DE L'AUTEUR DE CETTE PHRASE: APPELER GENEALOGIE UNE CHAINE CAUSALE, QUI
PLUS EST EN PRETENDANT QU'ELLE SE DONNE, COMME UNE FEMME, MEME DANS LIBERATION
CA ETONNE)
Elle est de l'ordre de la passion
(POUR UNE FOIS, LE JOURNALISTE SAIT DE QUOI IL PARLE PUISQUE C'EST LUI QUI
EST L'AUTEUR DE CETTE ENUMERATION)
(il suffit de relire Sartre là-dessus).
(CA ALORS: IL EST TROP CON POUR PROUVER CE QU'IL AFFIRME, ET IL CROIT QU'ON
A BESOIN DE MAITRES A PENSER!)
Quand la passion se travestit de raison et de science, cela s'appelle de
l'idéologie
(PAR EXEMPLE, QUAND VOUS DITES: J'AIME MON MARI PARCE QU'IL EST GENTIL AVEC
LES ANIMAUX, C'EST DE L'IDEOLOGIE).
Idéologie politique, passion théologique, qu'importe
(?? LE JOURNALISTE FAIT VRAIMENT DE LA CONFUSION MENTALE)
mais en aucun cas cette prétention à la scientificité,
(IL N'A PAS COMPRIS QUE CE QU'IL ECRIVAIT VOULAIT DIRE QUE C'ETAIT DE LA
PASSION OU DE L'IDEOLOGIE, MAIS SUREMENT PAS UNE PRETENTION: LE CONTRAIRE
DE CE QU'IL ENTENDAIT ASSENER A GARAUDY -- IL A OUBLIE DE DIRE QUE C'ETAIT
UN MINABLE, AGREGE ET DOCTEUR)
dont Roger Garaudy se veut le greffier procédurier
(?? Y A-T-IL DANS LA SALLE UN SCIENTIFIQUE QUI SE DEFINIRAIT COMME SE VOULANT
LE GREFFIER PROCEDURIER"? ET UN GREFFIER PROCEDURIER, NE SERAIT-CE
PAS, SI CELA EXISTAIT, QUELQU'UN QUI CONSIGNE LES AUDIENCES D'UNE JURIDICTION
TOUT EN INCITANT LES PARTIES EN PRESENCE A UTILISER TOUTES LES POSSIBILITES
OFFERTES PAR LA LOI ? EST-CE UN CRIME ? ENFIN, GARAUDY A-T-IL JAMAIS DECLARE
VOULOIR ETRE UN GREFFIER PROCEDURIER?)
dans ses Mythes fondateurs de la politique israélienne.
Pourquoi accorder à lui,
(ENCORE UN RAFFINEMENT CHARABIESQUE ETONNANT) converti à l'islam
de la vingt-cinquième heure
(ICI, CROISEMENT DE REFERENCES: LE ROMAN DE VIRGIL GHEORGHIU ET LA PARABOLE
DES OUVRIERS DE LA VIGNE S'ENTRELACENT POUR FORMER UNE METAPHORE FORCEMENT
PEJORATIVE)
le brevet qu'il refuse aux historiens juifs et non juifs trop engagés
à ses yeux ?
Les cauchemars qui hantent les rescapés des camps leur appartiennent
; nulle comptabilité des épiciers de l'horreur
(QUE VA DIRE LE LOBBY DES EPICIERS ?)
ne fera qu'ils n'aient pas enduré ce martyre-là. Ou que leurs
enfants ne souffrent des généalogies interrompues par la mort
brune
(C'EST LA DEUXIEME FOIS QUE LE JOURNALISTE EMPLOIE LE MOT DE GENEALOGIE
QUI EST VISIBLEMENT TROP SAVANT POUR QU'IL LE COMPRENNE. QU'EST-CE QU'UNE
GENEALOGIE INTERROMPUE? SI CELA VOULAIT DIRE LA FIN D'UNE FAMILLE PAR EXTERMINATION
COMPLETE, IL N'Y AURAIT PAS D'ENFANTS POUR SOUFFRIR DE LEUR PROPRE DISPARITION.)
quelle que fût la manière dont elle a été administrée.
Au reste, comment concéder quelque crédit historique à
cette "anthologie du crime sioniste" (c'est son mot) qui voit
en le "mythe de Josué" le prototype biblique de la "purification
ethnique" par l'extermination des Amalécites? A ce compte, aucun
peuple ne résisterait à un examen an -historique
(ENCORE UN JOLI MOT DONT LE JOURNALISTE IGNORE LE SENS: C'EST LE CONTRAIRE
D'UNE LECTURE AN-HISTORIQUE QU'OPERE GARAUDY)
de ses récits fondateurs.
(C'EST TOTALEMENT FAUX; JE NE CONNAIS AUCUN RECIT DES ORIGINES, EN EUROPE,
QUI SE FONDE SUR L'EXTERMINATION: QU'ON LISE LES PREMIERES CHRONIQUES MEROVINGIENNES,
RUSSES, POLONAISES, ROMAINES, BYZANTINES, POUR NE CITER QUE CELLES-LA, ON
Y TROUVERA COMME INSTANCE DE LEGITIMATION PREMIERE BIEN AUTRE CHOSE QUE
L'EXTERMINATION: L'INVASION A VOCATION PACIFIANTE SUIVIE D'UNE FUSION ENTRE
DEUX GROUPES POUR FORMER UN NOUVEAU CORPS POLITIQUE).
Les mythes irriguent les nations par mille vaisseaux capillaires, jamais
comme des mots d'ordre. En l'occurrence, c'est méconnaître
la manière dont les Juifs font usage de la Bible
(ON S'EN FICHE TOTALEMENT. CE QUI IMPORTE, C'EST UNE PRATIQUE POLITICO-MILITAIRE
CRIMINELLE, FONDEE SUR UN DROIT HISTORIQUE DE MEME NATURE, QUI EST CELLE
DE L'ETAT D'ISRAEL, ET QUI TUE DES HOMMES, DES FEMMES ET DES ENFANTS TOUS
LES JOURS)
Ils ne la lisent pas comme une saga mais l'étudient --
y compris ses passages les plus vitupérateurs contre Israël.
Ce qui les a nourris pendant des siècles, c'est surtout le soupçon
gouailleur, parfois cruel, des rabbins du Talmud à l'endroit des
guerriers, des puissants et des prêtres. De ce point de vue-là,
il n'y a pas de textes sacrés, mais une Parole sans cesse scrutée,
épiée, amendée, défiée.
Donc, un propos obsessionnel; Israël ne doit pas exister dès
lors que sa justification, le génocide nazi, n'est qu'un tripatouillage
(LE PAUVRE N'A RIEN COMPRIS AU LIVRE DE GARAUDY: NORMAL, IL EST TROP OCCUPER
A SCRUTER, EPIER, AMENDER, DEFIER SANS CESSE LA BIBLE ET LES RABBINS DU
TALMUD. LE MESSAGE, POUR LES AUTRES, EST CLAIR: ISRAEL A SI PEU DE RAISON
D'ETRE AU VINGTIEME SIECLE QU'IL FONDE SANS CESSE SA LEGITIMITE DANS LE
GENOCIDE).
Vain combat d'arrière-garde. Israël est né comme naissent
les Etats, dans la violence
(MEME SI L'ON ADMET CE PRESUPPOSE COMME VRAI, ET C'EST LOIN D'ETRE TOUJOURS
LE CAS, POURQUOI DONC LA VIOLENCE QUI S'EXERCE CONTRE ISRAEL, NE DANS LA
VIOLENCE, EST-ELLE PRESENTEE COMME DU TERRORISME ET UNE ATTEINTE AUX DROITS
SACRES DU PEUPLE ELU ?)
Il reste que sa naissance représentait une brûlante nécessité
(POUR QUI?), non pas à cause du génocide nazi, mais bien avant
et au-delà de cela, parce qu'il était le produit d'une volonté
désespérée d'être enfin un peuple comme les autres.
(C'EST L'IGNORANCE DE CE PLUMITIF QUI EST DESEPERANTE : IL S'AGISSAIT BIEN
DE CREER UNE PEUPLE QUI NE SOIT PAS COMME LES AUTRES. C'EST DU MOINS LE
BARATIN HABITUEL.)
De même, il ne fait aucun doute que l'État de Palestine naîtra,
quel que soit le processus, hier violent, aujourd'hui pacifié (PAR
LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ?), qui le mène à maturation.
L'avènement même de ce nouvel État de Palestine extrait
Israël de tout statut d'exception ;
(CHOUETTE, ON VA ENFIN POUVOIR JUGER LES CHEFS ISRAELIENS POUR CRIMES DE
GUERRE ET LEUR APPLIQUER LES CONVENTIONS DE GENEVE !)
la guerre est finie. Israël est un état comme les autres. Pas
plus, mais pas moins. De fait, il l'est devenu dès son avènement
en 1948.
(CE PAUVRE TYPE ENTRE DANS UNE ABSURDE DENEGATION. ISRAEL RECLAME TOUJOURS
UN STATUT SPECIAL ET LA GUERRE N'EST PAS FINIE. ELLE FINIRA QUAND LES ISRAELIENS
RENTRERONT CHEZ EUX, A NEW YORK.)
(Si, pendant près de deux mille ans de diaspora les Juifs n'avaient
d'autre mission que de perdurer (ce qui n'est déjà pas si
mal), avec l'acquisition de la souveraineté politique et de la puissance
armée, l'État d'Israël ne jouit d'aucune innocence ontologique,
dont la majorité des Israéliens n'ont d'ailleurs que faire
(même si une Golda Meïr ou un Ménahem Begin ont joué
sur ce clavier-là). Aux lendemains de la libération des camps
de la mort, ce fut même la répulsion violente (eh oui!) à
l'égard du génocide et de ses rescapés qui avait cours
chez nombre de Juifs de Palestine. Aujourd'hui, éditorialistes des
journaux populaires, historiens, intellectuels dénoncent toute instrumentalisation
du génocide, tout pathos doloriste
(ADMIREZ LA SUPERBE ASSOCIATION DE CES DEUX MOTS. NUL DOUTE QUE L'AUTEUR
EN SOIT FIER ET SE LA REPETE COMPLAISAMMENT)
y compris, il y a peu, pendant le Jour du Souvenir de la Shoa, qui coïncidait
avec les massacres de Nabatyeh et de Cana.
(LA CONTESTATION PERIPHERIQUE DE QUELQUES INTELLECTUELS ISOLES N'EMPECHE
PAS LA REALITE DU JOUR DU SOUVENIR ET LE BOURRAGE DE CRANE DONT SONT VICTIMES
LES ENFANTS DES ECOLES QUI DOIVENT APPRENDRE PAR COEUR DES LISTES DE VICTIMES
POUR SE "SOUVENIR". QUANT A LA COINCIDENCE ENTRE LES MASSACRES
ET LA FETE, QUE PROUVE-T-ELLE, SINON L'INSTRUMENTALISATION DU GENOCIDE ET
LE STATUT D'EXCEPTION QUE S'OCTROIE ISRAEL, AVEC LE SOUTIEN IMPAVIDE DES
ETATS-UNIS?)
Les tenants négationnistes du déni d'Israël, censés
servir la cause palestinienne, se retrouvent Gros-jean comme devant: l'OLP
vient d'en signifier avec éclat l'inanité en abrogeant de
sa Charte la clause de liquidation de l'État d'Israël.
(IMPOSSIBLE POUR LE JOURNALISTE D'IMAGINER QU'ON PUISSE SOUTENIR UNE THESE,
CELLE DE L'ILLEGALITE DE L'ETAT D'ISRAEL, EN TOUTE LIBERTE INTELLECTUELLE,
ET QU'ARAFAT N'EST PAS LE MAITRE A PENSER UNIVERSEL DES PRO-PALESTINIENS.
ON PEUT AUSSI PENSER QUE L'OLP N'EST PLUS QU'UNE OFFICINE AU SERVICE DES
ISRAELIENS.)
A l'autre versant, du Hamas ou du Hezbollah comme hier du Fatah, les ennemis
d'Israël ne sont ni des descendants de Cosaques pogromistes ni des
rejetons de nazis mais les protagonistes d'une lutte, effroyable pour chacun
d'entre eux, qui a dressé deux exigences de vivre inconciliables.
Et qui pourtant tentent désormais de se réconcilier.
(C'EST UN CON NAIF, C'EST A DIRE PROBABLEMENT UN JOURNALISTE)
(1) Lire P. Vidal-Naquet dans Le Monde du 4 mai 1996 et l'interview
de Florent Brayard, Libération , 8 mai 1996.
++++++++++++++++++++++
Le groupe Bayard Presse, centre de la presse catholique, la citadelle thala,
la fourmilière à curetons, se devait de mettre son grain de
sel, en évitant de se faire pincer entre l'arbre et l'écorce.
Mais puisque les dirigeants de la communauté juive exigeNT toujours
plus de soumission, il faut se prosterner toujours d'avantage. Oyez cette
épopée chantée devant le choeur des limandes :
Télérama , n 2417, 8 mai 1996
Deux mille ans d'antijudaïsme chrétien
Non sans gourmandise ni cruauté, quelques gloires médiatiques
observent la statue du vieil abbé Pierre se desceller de son piédestal.
II a suffi d'une lettre de soutien à son ami Roger Garaudy, grand
nomade de la pensée surpris en plein flirt avec le négationnisme,
(SURPRIS? NOUS CROYIONS JUSQU'A PRESENT QUE LE CORPUS DELICTUM ETAIT NON
PAS UNE CONVERSATION PRIVEE QUE DES ESPIONS AURAIENT PU SURPRENDRE, MAIS
UN LIVRE PUBLIE PAR SON AUTEUR)
pour que le chouchou des Français ceux qui croient au Ciel et ceux
qui n'y croient pas essuie des tirs nourris. Le plus meurtrier aura sans
doute été celui déclenché, le 29 avril, par
le Comité épiscopal pour les relations avec le judaïsme.
Car, apôtre des exclus, l'abbé Pierre n'a rien d'un marginal
dans l'Église. S'il lui arrive de la critiquer, c'est avec prudence
et mesure. Il a, comme on dit, le sens de la hiérarchie.
(DEVINERIONS-NOUS, A LA LECTURE DE CES QUELQUES PHRASES, QUE L'AUTEUR DE
CES LIGNES PUBLIE DANS UNE REVUE CATHOLIQUE ?)
Beaucoup se demandent pourquoi le vieux prêtre, d'ordinaire si assuré
de son pas, a trébuché.
(COMPRENEZ QUE D'HABITUDE, IL EST DU MEME AVIS QUE LES MAITRES A PENSER
DE L'AUTEUR DE CE TEXTE).
Passe qu'il critique la politique d'Israël : les citoyens de ce pays
ne s'en privent pas, en particulier après la sanglante "bavure"
de Cana, au Liban.
(UNE BAVURE, C'EST UN ABUS DE POUVOIR ACCIDENTEL ET INDIVIDUEL DONT LES
RESPONSABLES NE S'AUTORISENT PAS D'EUX-MEMES MAIS D'UN COMMANDEMENT LEGITIME
: LES MASSACRES DE CIVILS PERPETRES PAR UNE ARMEE OFFICIELLE EN DEHORS DE
SES FRONTIERES N'ENTRENT PAS DANS CETTE CATEGORIE. IL S'AGIT DE CRIMES ET
DEPUIS QUAND N'A-T-ON LE DROIT DE "CRITIQUER" UN CRIME QUE LORSQUE
SON AUTEUR LE FAIT LUI-MEME?)
Mais fallait-il qu'il se lance dans un procès théologique
vis-à-vis des juifs, accusés d'avoir failli à leur
mission de commis voyageurs du monothéisme à travers le monde
;
(COMMIS-VOYAGEURS D'UNE CROYANCE : DEPUIS QUAND LES STRUCTURES MENTALES
SONT-ELLES OBJET DE D'ECHANGE DANS UNE ECONOMIE MARCHANDE ?)
et, surtout, qu'il paraisse apporter sa caution à ceux qui n'ont
de cesse de nier la réalité de la Shoah ? Pour expliquer une
bien étrange initiative, on a évoqué tour à
tour le naufrage de la vieillesse, l'aveuglement de l'amitié, le
soutien au peuple opprimé de Palestine.
(ON A OUBLIE L'EXERCICE DE LA RAISON, DONT LA LIBERTE EST GARANTIE PAR LA
DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME)
Et, si le bon père avait aussi succombé à cet antijudaïsme
chrétien qui a fait le lit de l'antisémitisme ? L'abbé
Pierre, antéconciliaire ayant mal digéré la déclaration
de Vatican II Nostra ætate , le 28 octobre 1965,
(IL N'Y A GUERE QUE DES JOURNALISTES POUR VOIR DANS L'ESTOMAC LE SIEGE DE
LA PENSEE)
qui traite, entre autres, des relations du monde catholique avec le monde
juif, voilà qui ne manque pas de surprendre.
(S'IL N'ETAIT PAS D'ACCORD IL Y A TRENTE ANS, POURQUOI LE SERAIT-IL AUJOURD'HUI?
PAR GATISME ?)
En dépit de démentis véhéments, certains de
ses propos semblent accréditer cette thèse. Et, plus encore,
l'écho qu'ils recueillent dans certaines franges de l'opinion catholique.
La longue marche de l'antisémitisme commence bien avant l'ère
chrétienne, même si le mot n'a été forgé
qu'en 1873, sous la plume de Wilhelm Marr, un journaliste de Hambourg.
(NE DEMANDEZ PAS SUR QUELLE PREUVE S'APPUIE CETTE AFFIRMATION PEREMPTOIRE.
VOUS NE DEMONTRERIEZ AINSI QUE VOTRE ESPRIT POLICIER. DES ESPRITS MAL TOURNES
CROYAIENT QU'ON N'AVAIT PAS PU IMAGINER D'ANTISEMITISME AVANT QU'ON AIT
FABRIQUE LA NOTION DE "SEMITE", AU DEBUT DU XIXe SIECLE )
Pourquoi cette hostilité millénaire
(ERE CHRETIENNE+BIEN AVANT= MILLE ANS ?)
vis-à-vis du peuple juif ? C'est qu'il a montré, au cours
des siècles, à la fois une grande intransigeance religieuse
et une farouche volonté de préserver son identité.
André Chouraqui, ancien maire adjoint de Jérusalem, traducteur
de la Bible et du Coran et ami de l'abbé Pierre
(CES FONCTIONS EDILAIRES, LINGUISTIQUES ET SOCIALES EN FONT-ELLES UN SPECIALISTE
DU MONDE HELLENISTIQUE OU GREC ? OSONS LE DIRE: NON)
note dans un de ses